©Fr. Elie-Marie

Qui suis-je ? Si ‘étais un animal, je serais un caméléon ( non pas parce que je change d’idées comme on changerait de chemise, c’est plutôt le contraire) et si j’étais un objet, je serais un kaléidoscope.

C’est vous dire, que je ne suis jamais là, où l’on m’attend.
Conservateur, voir ” réac”, pour certains, progressiste et libéral, pour les autres. Je suis sans aucun doute, tout cela à la fois…et rien de cela…

J’ai horreur des étiquettes, bien que par moment, ce serait plus confortable, de se trouver dans une “case”. Si il fallait m’en mettre une (une étiquette), je dirais que je suis un “anarcho-réactionnaire”.

J’ai l’impression d’être un ermite ( c’est en partie vrai), et de regarder avec effroi, notre civilisation s’enfoncer de plus en plus dans la fange de la médiocrité et de la lâcheté, érigée  en art de vivre.
Je suis comme le “dernier des mohicans”, qui regarde s’éteindre avec regret la culture qui a fait l’orgueil de ces concitoyens pendant presque deux millénaires et qui a été enviée par tous les autres.

Je ne suis pas optimiste, ça c’est bon pour nos politiciens ” à la petite semaine”,ou pour nos “marchands de rêve”, qui hantent “la petite lucarne” ou nos centres commerciaux (c’est de plus en plus la même chose : la télé et nos centres commerciaux) qui ne voient en général, pas plus loin que le bout de leur nez…ou des cinq ans de leur mandat; non pas optimiste, mais rempli d’espérance, qui puise sa source dans l’éternité.

Le fait de tenir ce “bleaugue”, est pour moi une façon de résister à ce cancer qui ronge peu à peu notre société.

Je n’ai que l’écriture, pour cela” et encore”.
Je voudrais avoir la colère d’un Léon Bloy, le style sans compromission d’un Céline . Je voudrais aimer la France  comme  Péguy, prier comme un Claudel ou une Marie Noël, affronter mes ombres, comme un Bernanos, Green et tant d’ autres…

Voilà, pour cette brève présentation…Vous n’en saurez pas plus, il faut bien garder une part du mystère, inhérent à l’humaine nature.