lundi, 16 février 2009
LA "GALAXIE TRADIE"
Après l'interlude humoristique de la Saint Valentin, je reviens avec un sujet un peu plus sérieux.

(messe "tridentine" à ND de Paris)
Il y a quelques semaines, le pape Benoît XVI a levé les excommunications, qui frappaient les quatre évêques, sacrés par Mgr Lefebvre en 1988.
Cette décision, a semé le trouble, c'est le moins qu'on puisse dire, dans le "landerneau" catholique et même au-delà.
Je ne reviendrai pas sur cette décision et les conséquences dans l'Église catholique, particulièrement en France.
J'ai intitulé cet article : "La galaxie tradie", car rien n'est plus polymorphe que le courant traditionaliste ou "intégriste".
(Mgr Lefebvre)
A la suite des sacres de 1988, des traditionalistes, ont souhaité demeurer unis au Siège de Pierre et ont bénéficié de la permission de conserver la liturgie de 1962, à condition de reconnaître le magistère actuel de l'Église et le concile Vatican II. Ce fut l'origine de la Fraternité St Pierre et des communauté dites "Ecclesia Dei", du nom du "motu proprio", qui constate le schisme et la possibilité à des prêtres et des fidèles de conserver les usages anciens, en union avec Rome.
Parmi ces communauté, il y a le monsastère bénédictin du Barroux et ses "filiales" et la communauté dominicaine de Chéméré-le-roi en Mayenne.
Ceux qui ont accépté les sacres, sont donc devenus schismatiques au regard du droit canon de l'Église Catholique, ils sont regroupés pour la plupart dans la Fraternité St Pie X, fondée par Mgr Lefebvre en 1969.
En 2006, quelques prêtres et non des moindres, puisqu'ils s'agissait des pionniers du mouvement traditionaliste (l'abbé Aulagnier, qui a été supérieur du district de la FSSPX de France,l'abbé Laguérie, ancien "curé" de St Nicolas du Chardonnet, l'abbé de Tanouarn...), ont décidé de revenir dans le giron romain. C'est pour eux que le Saint-Père a crée l'Institut du Bon-Pasteur, reconnu par Rome et les évêques diocésains.
Enfin à la marge de cette "galaxie", on trouve des traditionalistes qui non seulement ne reconnaissent pas le concile Vatican II et ses réformes,mais ne reconnaissent pas les pontifes qui l'ont initié et continué : le Bx Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul Ier, Jean-Paul II et Benoît XVI.
Les sédévacantistes citent la Bulle Papale Cum ex Apostolatus Officio du Pape Paul IV qui dit que si quelqu'un était hérétique avant l'élection Papale, il ne pouvait pas devenir un pape valide, même s'il était élu à l'unanimité par les cardinaux. Ils basent aussi leur argumentation sur le Droit Canon ( édition de 1917), Canon 188 §4: «Tout office devient vacant ipso facto et sans aucune déclaration par tacite résignation reconnue par la loi elle-même et, dans le cas d’un clerc… §4: s’il renonce publiquement à la foi Catholique.»
Ils sont considérés par ces "tradis", comme des anti-papes, car hérétiques. Ils nient la validité des sacrements réformés à la suite du concile et considèrent l'Église Conciliaire (comme ils appèlent l'Église Catholique), comme une secte dénuée de tout sacrement et du plus important d'entre-eux la succession apostolique.
Les quelques prêtres qui suivent ce mouvement appelé "sédévacantisme", qui veut dire : "siège vacant", ne nomment pas le pape au canon de la messe.

(R.P Guerard des Lauriers -1898-1988,
consacré évêque par Mgr Ngo Dinh Thuc en 1982)
Le sédévacantisme, n'est pas lui non plus homogène, il se divise en "sédévacantisme pur", c'est-à-dire que le pape actuel est un intrus, qui occupent illégalement le siège de Pierre et le "sédéprivationnisme", qui à la suite du R.P Guerard des Lauriers (1898-1988), illustre dominicain, titulaire de plusieurs doctorats (mathématiques, philosophie, théologie), professeur à l'université du Latran, du Saulchoir, confesseur du pape Pie XII et adviseur concernant le dogme de l'Assomption de la Vierge en 1950, propose l'hypothèse que le pape est bien pape "materialiter", c'est-à-dire de fait,mais qu'il ne l'est pas "formaliter", c'est-à-dire, qu'il n'exerce pas l'autorité papale.
En bon dominicain, et disciple d'Aristote et de St Thomas d'Aquin, il a appliqué les concepts de matière et de forme dans les sacrements, au Souverain Pontificat. Il va sans dire que les "sédévacantistes", s'excluent entre-eux,selon qu'ils accèpent ou non la papauté de Jean XXIII, il s'accordent tous par contre pour affirmer que Paul VI, ne pouvait plus être pape au plus tard le 7 décembre 1965, lorsqu'il a promulgué "Dignitatis Humanae", sur la liberté religieuse.
Parmi les "sédévacantistes", il y a ceux qui disent que n'ayant plus de pape, il ne faut plus conférer l'épiscopat et la prêtrise, puisque le sacrement de l'ordre ne peut être en lien qu'avec le souverain pontife (on ne peut être prêtre ou évêque pour soi), à ce titre, ils condamnent les sacres "lefebvristes", comme illicites, d'autres qui disent que le salut des âmes le commande et font appel à des dizaines d'évêques de par le monde, la plupart d'anciens prêtres de la FSSPX, qui en ont été exclus pour leur position. Ils ont presque tous comme ancêtre commun, un prélat viétnamien, Mgr Ngo Dinh Thuc, ancien archevêque de Hué(+1984).

(Mgr Ngo Dinh Thuc +1984)
Et puis, il y a ceux qui encore moins nombreux, pensent que l'Église ne peut demeurer sans pape, et ont franchi le pas d'en élire un, voir plusieurs (qui s'excommunient mutuellement), on les appellent les "conclavistes". A l'heure actuelle on compte une dizaine de ces papes quelques peu baroques.
Alors, ces quelques lignes sont intéressantes sur le plan de la sociologie religieuse, mais pour moi, je fais le constat, que lorsque des catholiques s'écartent de la "colonne" de Pierre, ils ne sont plus que des branches qui ne sont plus irriguées par la tête, et meurent spirituellement, comme on le voit par leur éclatement doctrinal, sous formes de sectes et de sous-sectes, qui finiront comme la "Petite Église", née à la suite du Concordat de 1801 et qui n'ont plus de prêtres depuis 1846, date de la mort du dernier prêtre, l'abbé Ozouf.
C'est pourquoi, j'ai compris et comprend le geste de pardon et de misériorde du pape Benoît XVI, qui pense que plus un schisme dure, plus c'est difficile de "recoller" les morceaux.
Je dois dire aussi, si j'ai écris cet article, c'est en quelque sorte pour exorciser une part de mon histoire.
En effet, je n'en ai jamais parlé sur ce blog, mais j'ai cotoyé toutes les personnes et les mouvements cités.
En 1978, face au délabrement liturgique et doctrinal, opéré suite à "l'esprit du concile", mes parents, n'ont plus fréquenté notre paroisse et on fait connaissance avec un vieux jésuite qui était resté fidèle à la messe de son ordination (disait-il). Il disait la messe dans son petit appartement. Je dois dire que l'on peut accuser de tout ce que l'on veut, les "intégristes", mais ce vieux prêtre était comme une "réincarnation" du St Curé d'Ars, tout ce qu'il enseignait, il le pratiquait lui-même. Il a eu une énorme influence sur moi, en plus, c'était un grand mystique et miséricordieux dans le sacrement de la confession.
En 1979, j'ai même été "maître d'internat", dans une école privée (l'étoile du Matin) dépendant de la FSSPX à Bitche, en Lorraine.
Au début des années 80, je me suis radicalisé, au grand dam de ce bon vieux jésuite, et j'ai fais la connaissance du R.P Guerard des Lauriers (le dominicain cité plus haut). Lui aussi m'a beaucoup marqué par son énorme intelligence, et en même temps sa profonde piété envers Marie.
Je suis devenu son disciple presque jusqu'à sa mort en 1988.
Mes parents, eux ont quitté la FSSPX, en 1988, suite aux sacres de Mgr Lefevbre et nous avons fréquenté un temps la FSSP (La Fraternité St-Pierre), qui est reconnue par Rome.
Aujourd'hui, nous sommes, je suis, un bon "conciliaire", qui assiste régulièrement à la "forme ordinaire" de l'unique rite romain, et depuis le "motu proprio" "Summorum Pontificum" (dont je me réjouis), j'assiste tous les quinze jours à la forme extraordinaire de ce même rite romain.
Il va sans dire que j'accèpte le concile VII et le magistère des derniers papes, mais ces années passées dans la "galaxie tradie", a laissé des traces: mon attachement à la dignité de la célébration dans les deux formes, un certain attachement doctrinal aussi et un certain "conservatisme" sur beaucoup de points, mais ça, vous vous en êtes sans doute rendu-compte.
Pour finir je vous laisse avec quelques liens, pour mieux faire connaissance avec cette "galaxie":
1)- Le site de la Fraternité Saint Pie X.
2)- Le site des domicains du Prieuré St Vincent Ferrier.(unis à Rome)
3)- Le site de la Fraternité Saint Pierre, district de France. (unie à Rome).
Ces "communautés", reconnaissent le pape et prient pour lui.
Voici des liens, concernant le "sédévacantisme":
2)- Le blog d'un sédévacantiste.
3)- Virgo-Maria (le site de l'abbé Marchiset).
4)- Rore Sanctifica (site de documentation internationale sur les sacrements publiés après 1968)
Quelques fora pour connaitre cette "nébuleuse":
1)-Le Forum Catholique (regroupe les fidèles de la FSSPX, FSSP et quelques "conciliaires". (j'y suis inscris).
2)- Le Libre-Forum Catholique (dissidence du précédent, regroupe aussi des sédévacantistes)
3)- Gesta Dei Per Francos ( sédévacantiste).
4)- Mi ca El ( Forum de l'abbé Zins, exclu de la FSSPX en 1980, pour ses positions sédévacantistes, il est diacre,Je l'ai connu lorsque j'étais "pion" à Bitche, c'est le plus radical de tous, ils pensent qu'on est à l'aube de la fin du monde)
Enfin si vous voulez aller plus loin, il y a des articles intéressants sur wikkipedia:
1)- Traditionalisme.
2)- Sédévacantisme.
3)- Conclavisme.
Voilà je vous souhaite un bon voyage au sein de la "galaxie tradie".
Elie-Marie, frère de la Communion Bethanie.
19:03 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Blog | Commentaires (9)



Commentaires
Merci pour cet éclairement sur tout ce monde! J'étais convaincu qu'il était peu ou prou monolithique, et je vois que pas du tout (un peu comme les mouvements dites progressistes).
Moi aussi, je prends mon tour pour les confidences: un moment donné je me suis posé la question de quitter l'Eglise Catholique, et, franchement, je ne peu pas. Il y a l'attachement à Pierre, d'abord; l'attachement à tous les fidèles -tradis ou progres- avec lesquels je forme le Corps du Christ; l'attachement aux sacrements, surtout l'Eucharistie. Cette Eglise que parfois semble plus marâtre que mère, ce Pape que parfois semble sorti directement du IXe siècle, ces évêques parfois un peu trop grands-gueules, ces communautés si peu sincères... A côté de tout ça, combien de caritas! Je ne peux pas partir et fermer la porte; je reste, même si parfois je me sens "en exile"; et oui, je prie pour ce Pape, ces évêques, ces communautés... car j'aime cette Eglise.
Fraternellement
Manuel
P/S: bien entendu, l'ensemble des chrétiens et l'ensemble des hommes et femmes sont dans ma prière...
Ecrit par : Manuel | mardi, 17 février 2009
Merci Elie-Marie pour toutes ces lumières portées sur la "galaxie tradie" comme tu dis, qui pour moi semblait une vraie nébuleuse. C'est vrai que la connaissance permet de ne pas donner prise à la tentation du jugement et d' entrer dans la prière d'intercession.
Ecrit par : Mathieu | mardi, 17 février 2009
@ Manuel et Mathieu.
Disons que je n'ai aucun mérite, je n'ai pas fais de longues recherches, ayant vécu dans cette "galaxie" de l'intérieur.
Bien sûr, il y a des excités, exaltés, extrémistes, mais il y a aussi des saints, je peux en témoigner...Des prêtres, honnêtes, qui ont résisté avec bonne foi aux "dérives" de toutes sortes.
Ecrit par : Elie-Marie | mardi, 17 février 2009
Bonjour !
personnellement, j'ai fréquenté St Nicolas du Chardonnet en 87/88: j'étais fasciné par la vision de ces prêtres et séminaristes en prière. En revanche, Laguérie .... quelle horreur !
Mais j'ai vite cessé: les consécrations épiscopales de Mgr Lefevre n'étaient pas admissibles pour moi. Et je suis extrement sévère sur les réintégrations actuelles. Ce sera sans doute plus de difficultés pour l'Eglise avec certains de SPX
Ecrit par : Manolis | jeudi, 19 février 2009
Merci Manolis, pour votre commentaire.
J'ai bien connu la famille Laguérie, et c'est vrai que j'ai beaucoup de mal avec elle. Les deux frères, étaient très cassants.
En revanche, ce que vous dites de la vision des prêtres qui célébraient à St Nicolas du Chardonnet, c'est vrai. La beauté, le sens du sacré et du mystère, sont des "portes" ouvertes vers l'ineffable.
Ce sera sans doute, difficile avec une partie des prêtres de la FSSPX. Il y a parmi ces prêtres et aussi un ou deux évêques, des gens qui ne veulent pas de la main tendu du pape. Ils sont pris le réflexe du "on est mieux entre nous"...Sans compter que parmi eux, il y en a qui ont des tendances "sédévacantistes".
Ecrit par : Elie-Marie | jeudi, 19 février 2009
Merci beaucoup pour cette présentation claire et synthétique. J'aimerais vous apporter aussi un témoignage. J'ai connu la FSSPX quand j'étais étudiant en lettres classiques (l'amour du latin...). Incontestablement la liturgie "tridentine" est plus recueillie et plus riche que ce que l'on peut voir et entendre dans certaines paroisses (Dieu est une fête, je crois en Dieu qui fait chanter la vie etc). Sans être ritualiste et formaliste, je trouve qu'il y a eu là des innovations préjudiciables aux fidèles et à l'Eglise qui se ridiculise et délivre du non-sens. Je ne digère pas non plus certains "autels" en forme de cubes multicolores et amovibles (le Seigneur est mon rocher ??), les tabernacles indignes et planqués dans un coin... Bref, aux yeux de bien des catholiques je peux être taxé de "tradi". J'ai fréquenté à plusieurs reprises les offices de la FSSPX, de l'ICRSP (pour la branche Ecclesia Dei). Qu'ils aiment l'ancien rite, très bien ! Moi aussi (sans toutefois tomber dans un excès baroque désuet). Mais je ne peux pas, et définitivement plus, admettre les liens trop évidents entre ces groupes et l'extrême droite. Ils ne sont que trop évidents sur le Forum catholique que tu mentionnes (voir les liens, les encarts publicitaires pour certaines revues...). Combien de propos racistes, antisémites, haineux ! Où est l'amour du prochain (cela devient chez eux une préoccupation de "bisounours"...) ? Où est l'Evangile ? Tu sais aussi ce qu'ils écrivent des personnes homosexuelles (voir par exemple ce qu'ils ont écrit au moment des funérailles d'Yves Saint-Laurent). Bref ces gens-là me répugnent, et l'amour de la liturgie ne suffit pas pour me rendre solidaire de toute cette haine. Je serais heureux que nous approfondissions la réflexion (je crois toutefois être clairement plus "remonté" que toi contre ce "tradiland", mais il faut bien des différences d'opinion pour que la réflexion puisse avancer).
En Jésus, qui est plus Frère que Roi (petit clin d'oeil parodique à Thérèse et boutade amicale anti-tradi)
Michel
Ecrit par : Michel | samedi, 21 février 2009
Merci Michel, pour ton commentaire.
Je vois que tu connais un peu le monde "tradi" de l'intérieur, puisque tu as participé à des messes à St Nicolas ou ailleurs.
Les "tradis" sont très divers, mais il est vrai qu'ils appartiennent à la pensée contre-révolutionnaire, avec des maîtres à penser comme Bonald, de Maîste, Mgr Pie, de Ségur, l'abbé Barruel...
Pour la plupart, ils sont royalistes (tout comme moi). Les plus pragmatiques, vôtent pour des candidats, proches de leurs idées, d'autres, disent que le systèmes étant "pourri", il ne faut absolument pas voter.
Ceux qui sont royalistes, sont plus la pluapart "légitimistes", partisans du duc d'Anjou. Les plus "mystiques", attendent le "Grand monarque" annoncé par des centaines de prophéties privées.
Les derniers, rejoignent certains "conciliaires", qui sont férus d'apparitions et de prophéties, annonçant que nous sommes à la "Fin des Temps", qui n'est pas la Fin du monde.
Ce que j'aime chez eux c'est une certaine conception de la fidélité à un idéal, qui n'est pas de ce monde. Pour eux la politique, doit servir aux salut des âmes, c'est un peu les "deux cités" de St Augustin, bien qu'ils soient plus thomistes.
Pour ce qui est de St laurent, ce n'est pas le fait qu'il soit homosexuel qui m'a choqué, c'est le mot d'adieu de son compagnon, Pierre Berger, qui a exprimé sa non croyance en la vie éternelle et qui a dit qu'il ne reverrai plus son compagnon...Pourquoi a t-il voulu un enterrement religieux ?
Je suis bénévole au sein de ma paroisse en faisant de l'accueil, eh bien je suis étonné du nombre de gens, qui demande les sacrements, sans qu'il y ait de Foi ou de pratique derrière. Normalement d'après la directive du diocese, si une famille demande le baptême pour un enfant, mais qu'elle ne veut pas qu'il soit catéchisé, on peut refuser le baptême. Il faut leur demander à quoi correspond ce sacrement et que l'Eglise n'est pas un distributeur automatique de sacrements, ils ne sont pas dans un société de consommation dans l'Eglise.
Si tu veux qu'on en parle, je te donne mon courriel :
epha-ta (arobase) orange at fr ( c'est pour éviter les robots).
Ecrit par : Elie-Marie | dimanche, 22 février 2009
Bonjour,
Je suis arrivé sur votre blog fortuitement, j'ai lu avec intérêt votre radioscopie des familles traditionnelles, m'autorisant mon témoignage. J'ai reçu le baptême à l'âge de 28 ans lors de la Vigie Pascale en 1998 après avoir suivi le cours de catéchisme pour adultes donné par l'abbé Bouchacourt pendant l'année.
Depuis je pratique essentiellement au sein de l'Institut du Christ-Roi à Port-Marly où je me suis marié et où j'ai baptisé mes deux enfants. Lors des vacances, j'assiste à la liturgie ordinaire par curiosité et pour prendre la température de ce qui se fait, en tout état de cause, même en disposition de communier je ne parviens pas jusqu'à ce jour à participer à ce type de communion. Jusqu'à maintenant, c'est une interrogation sans fin pour saisir comment on a pu consentir à un tel abaissement de notre liturgie.
Bonne continuation pour votre blog.
Ecrit par : Sébastien | lundi, 23 février 2009
Cher Sébastien, merci pour votre commentaire, et votre soutien. Je connais un peu l'ICRSP.
Il est vrai que la forme ordinaire célébrée chaque dimanche et chaque jour dans presque toutes les paroisses de France, ne correspond en rien avec ce qu'a demandé le concile. Il n'y a qu'à voir les ouvrage du cardinal Ratzinguer, sur la question et les déclaration de Mgr Randjith, secrétaire de la Congrégation pour le culte divin et les sacrements, pour voir qu'une "réforme de la réforme" est plus que nécessaire.
Le comble c'est lorsque un prêtre s'appuyant sur la constitution dogmatique sur la liturgie "Sacrosanctum Concilium" et les textes du magistère, sur la question, est critiqué, voir interdit de célébrer, suspect d'intégrisme, lorsqu'il célèbre comme le concile l'a demandé.
Bonne continuation à vous et votre petite famille.
Ecrit par : Elie-Marie | mardi, 24 février 2009
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