mercredi, 25 février 2009

MERCREDI DES CENDRES

arton521-e06b3.jpgAujourd'hui, par ce mercredi des cendres, nous entrons dans la période du carême. Ce temps, propice à la conversion, à la "metanoïa".
Pendant quarante jours, comme les hébreux dans le désert et comme le Christ, nous allons nous préparer au combat, contre nos passions, notre égo. Nous allons, aussi, le faire ce combat, avec nos frères et soeurs, et surtout avec celui qui a vaincu la mort et le péché...Le christ lui-même.
Dans le rituel de ce jour, nous allons recevoir les cendres, et le prêtre dira : " Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle" ou bien " Souviens-toi, que tu es poussièrre et que tu retourneras à la poussière".
Les lectures de ce jour, insistent, sur la vraie pénitence, le vrai jeûne, qui n'est pas tant extérieur, qu'intérieur.

Le Seigneur insiste sur le coeur  et le regard que nous devons changer. On peut bien jeûner de nourriture, donner l'aumône et prier, sans pour autant changer de vie. Le jeûne qui plaît au Seigneur, c'est un esprit contrit et humilié, nous dit un psaume. Bien sûr, le jeûne extérieur, l'aumône et la prière, sont des moyens, pour arriver à cette fin, qui est la purification du coeur, mais on les considère un peu trop comme la fin, elle-même.

 

 

Lectures de ce jour :

Joël, 2, 12-18

Psaume 50 (51)

II Corinthiens,5, 20-21, 6,1-2

Mat, 6, 1-6. 16-18.

Je termine en vous invitant à méditer la collecte de ce jour (missel de 1969):

"Accorde-nous, Seigneur, de savoir commencer saintement, par une journée de jeûne, notre entraînement  au combat spirituel:

que nos privations nous rendent plus forts pour lutter contre l'esprit du mal. Par Jésus-Christ..."

Le missel de 1962, a les mêmes lectures, excépté la deuxième qui n'existe pas.

Je vous laisse également avec le message de carême du St-Père:

MESSAGE DE SA SAINTETÉ
BENOÎT XVI
POUR LE CARÊME 2009

 

"Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim" (Mt 4, 1-2)

 

Chers frères et sœurs !

Au commencement du Carême, qui constitue un chemin d’entraînement spirituel intense, la Liturgie nous propose à nouveau trois pratiques pénitentielles très chères à la tradition biblique et chrétienne – la prière, l’aumône et le jeûne – pour nous préparer à mieux célébrer la Pâque et faire ainsi l’expérience de la puissance de Dieu qui, comme nous l’entendrons au cours de la Veillée Pascale, « triomphe du mal, lave nos fautes, redonne l’innocence aux pécheurs, la joie aux affligés, dissipe la haine, nous apporte la paix et humilie l’orgueil du monde » (Annonce de la Pâque). En ce traditionnel Message du Carême, je souhaite cette année me pencher plus particulièrement sur la valeur et le sens du c. Le Carême en effet nous rappelle les quarante jours de jeûne vécus par le Seigneur dans le désert, avant le commencement de sa mission publique. Nous lisons dans l’Evangile : « Jésus fut conduit au désert par l’Esprit pour être tenté par le démon. Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim » (Mt 4,1-2). Comme Moïse avant de recevoir les Tables de la Loi, (cf. Ex 34,28), comme Élie avant de rencontrer le Seigneur sur le mont Horeb (cf. 1 R 19,8), de même Jésus, en priant et en jeûnant, se prépare à sa mission, dont le début fut marqué par une dure confrontation avec le tentateur.

Nous pouvons nous demander quelle valeur et quel sens peuvent avoir pour nous, chrétiens, le fait de se priver de quelque chose qui serait bon en soi et utile pour notre subsistance. Les Saintes Écritures et toute la tradition chrétienne enseignent que le jeûne est d’un grand secours pour éviter le péché et tout ce qui conduit à lui. C’est pourquoi, dans l’histoire du salut, l’invitation à jeûner revient régulièrement. Déjà dans les premières pages de la Sainte Écriture, le Seigneur commande à l’homme de s’abstenir de manger du fruit défendu : « Tu pourras manger de tous les arbres du jardin, mais de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu ne mangera pas, car le jour où tu en mangeras, certainement tu mourras. » (Gn 2,16-17). En commentant l’injonction divine, saint Basile observe que « le jeûne a été prescrit dans le paradis terrestre », et « ce premier précepte été donné à Adam ». Il conclut ainsi : « Cette défense – 'tu ne mangeras pas' – est une loi de jeûne et d’abstinence » (cf. Homélie sur le jeûne : PG 31, 163, 98). Parce que tous nous sommes appesantis par le péché et ses conséquences, le jeûne nous est offert comme un moyen pour renouer notre amitié avec le Seigneur. C’est ce que fit Esdras avant le voyage du retour de l’exil en Terre promise, quand il invita le peuple réuni à jeûner « pour s’humilier – dit-il – devant notre Dieu » (8,21). Le Tout Puissant écouta leur prière et les assura de sa faveur et de sa protection. Les habitants de Ninive en firent autant quand, sensibles à l’appel de Jonas à la repentance, ils proclamèrent, comme témoignage de leur sincérité, un jeûne en disant: « Qui sait si Dieu ne se ravisera pas et ne se repentira pas, s’il ne reviendra pas de l’ardeur de sa colère, en sorte que nous ne périssions point ? » (3,9). Là encore, Dieu vit leurs œuvres et les épargna.

Dans le Nouveau Testament, Jésus met en lumière la raison profonde du jeûne en stigmatisant l’attitude des pharisiens qui observaient avec scrupule les prescriptions imposées par la loi, alors que leurs cœurs étaient loin de Dieu. Le vrai jeûne, redit encore en d’autre lieux le divin Maître, consiste plutôt à faire la volonté du Père céleste, lequel « voit dans le secret et te récompensera » (Mt 6,18). Lui-même en donne l’exemple en répondant à Satan, au terme des quarante jours passés dans le désert : « Ce n’est pas de pain seul que vivra l’homme, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Mt 4,4). Le vrai jeûne a donc pour but de manger « la vraie nourriture », qui consiste à faire la volonté du Père (cf. Jn 4,34). Si donc Adam désobéit à l’ordre du Seigneur « de ne pas manger du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal », le croyant entend par le jeûne se soumettre à Dieu avec humilité, en se confiant à sa bonté et à sa miséricorde. La pratique du jeûne est très présente dans la première communauté chrétienne (cf. Act 13,3; 14,22; 27,21; 2 Cor 6,5). Les Pères de l’Église aussi parlent de la force du jeûne, capable de mettre un frein au péché, de réprimer les désirs du « vieil homme », et d’ouvrir dans le cœur du croyant le chemin vers Dieu. Le jeûne est en outre une pratique récurrente des saints, qui le recommandent. Saint Pierre Chrysologue écrit : « Le jeûne est l’âme de la prière, la miséricorde est la vie du jeûne. Donc, celui qui prie doit jeûner ; celui qui jeûne doit avoir pitié ; qu’il écoute l’homme qui demande, et qui en demandant souhaite être écouté ; il se fait entendre de Dieu, celui qui ne refuse pas d’entendre lorsqu’on le supplie » (Sermo 43: PL 52, 320. 332).

De nos jours, la pratique du jeûne semble avoir perdu un peu de sa valeur spirituelle et, dans une culture marquée par la recherche du bien-être matériel, elle a plutôt pris la valeur d’une pratique thérapeutique pour le soin du corps. Le jeûne est sans nul doute utile au bien-être physique, mais pour les croyants, il est en premier lieu une « thérapie » pour soigner tout ce qui les empêche de se conformer à la volonté de Dieu. Dans la Constitution apostolique Pænitemini de 1966, le Serviteur de Dieu Paul VI reconnaissait la nécessité de remettre le jeûne dans le contexte de l’appel de tout chrétien à « ne plus vivre pour soi-même, mais pour Celui qui l’a aimé et s’est donné pour lui, et… aussi à vivre pour ses frères » (cf. Ch. I). Ce Carême pourrait être l’occasion de reprendre les normes contenues dans cette Constitution apostolique, et de remettre en valeur la signification authentique et permanente de l’antique pratique pénitentielle, capable de nous aider à mortifier notre égoïsme et à ouvrir nos cœurs à l’amour de Dieu et du prochain, premier et suprême commandement de la Loi nouvelle et résumé de tout l’Évangile (cf. Mt 22,34-40).

La pratique fidèle du jeûne contribue en outre à l’unification de la personne humaine, corps et âme, en l’aidant à éviter le péché et à croître dans l’intimité du Seigneur. Saint Augustin qui connaissait bien ses inclinations négatives et les définissait comme « des nœuds tortueux et emmêlés » (Confessions, II, 10.18), écrivait dans son traité sur L’utilité du jeûne : « Je m’afflige certes un supplice, mais pour qu’Il me pardonne ; je me châtie de moi-même pour qu’Il m’aide, pour plaire à ses yeux, pour arriver à la délectation de sa douceur » (Sermon 400, 3, 3: PL 40, 708). Se priver de nourriture matérielle qui alimente le corps facilite la disposition intérieur à l’écoute du Christ et à se nourrir de sa parole de salut. Avec le jeûne et la prière, nous Lui permettons de venir rassasier une faim plus profonde que nous expérimentons au plus intime de nous : la faim et la soif de Dieu.

En même temps, le jeûne nous aide à prendre conscience de la situation dans laquelle vivent tant de nos frères. Dans sa Première Lettre, saint Jean met en garde : « Si quelqu’un possède des richesses de ce monde et, voyant son frère dans la nécessité, lui ferme ses entrailles, comment l’amour de Dieu demeurerait-il en lui ? » (3,17). Jeûner volontairement nous aide à suivre l’exemple du Bon Samaritain, qui se penche et va au secours du frère qui souffre (cf. Deus caritas est, 15). En choisissant librement de se priver de quelque chose pour aider les autres, nous montrons de manière concrète que le prochain en difficulté ne nous est pas étranger. C’est précisément pour maintenir vivante cette attitude d’accueil et d’attention à l’égard de nos frères que j’encourage les paroisses et toutes les communautés à intensifier pendant le Carême la pratique du jeûne personnel et communautaire, en cultivant aussi l’écoute de la Parole de Dieu, la prière et l’aumône. Ceci a été, dès le début, une caractéristique de la vie des communautés chrétiennes où se faisaient des collectes spéciales (cf. 2 Cor 8-9; Rm 15, 25-27), tandis que les fidèles étaient invités à donner aux pauvres ce qui, grâce au jeûne, avait été mis à part (cf. Didascalie Ap., V, 20,18). Même aujourd’hui, une telle pratique doit être redécouverte et encouragée, surtout pendant le temps liturgique du Carême.

Il ressort clairement de tout ce que je viens de dire, que le jeûne représente une pratique ascétique importante, une arme spirituelle pour lutter contre tous les attachements désordonnés. Se priver volontairement du plaisir de la nourriture et d’autres biens matériels, aide le disciple du Christ à contrôler les appétits de sa nature affaiblie par la faute originelle, et dont les effets négatifs investissent entièrement la personne humaine. Une hymne antique de la liturgie du Carême exhorte avec pertinence : « Utamur ergo parcius, / verbis, cibis et potibus, / somno, iocis et arctius / perstemus in custodia – Nous utilisons plus sobrement les paroles, les nourritures, les boissons, le sommeil et les jeux, et avec plus d’attention, nous demeurons vigilants ».

Chers frères et sœurs, à bien regarder, le jeûne a comme ultime finalité d’aider chacun d’entre nous, comme l’écrivait le Serviteur de Dieu Jean-Paul II, à faire un don total de soi à Dieu (cf. Veritatis splendor, 21). Que le Carême soit donc mis en valeur dans toutes les familles et dans toutes les communautés chrétiennes, pour éloigner de tout ce qui distrait l’esprit et intensifier ce qui nourrit l’âme en l’ouvrant à l’amour de Dieu et du prochain. Je pense en particulier à un plus grand engagement dans la prière, la lectio divina, le recours au Sacrement de la Réconciliation et dans la participation active à l’Eucharistie, par dessus tout à la Messe dominicale. Avec cette disposition intérieure, nous entrons dans le climat de pénitence propre au Carême. Que la Bienheureuse Vierge Marie, Causa nostrae laetitiae, nous accompagne et nous soutienne dans nos efforts pour libérer notre cœur de l’esclavage du péché et pour en faire toujours plus un « tabernacle vivant de Dieu ». En formulant ce souhait et en assurant de ma prière tous les croyants et chaque communauté ecclésiale afin que tous suivent avec profit l’itinéraire du Carême, j’accorde à tous et de tout cœur la Bénédiction Apostolique.

Du Vatican, le 11 décembre 2008

 

BENEDICTUS PP. XVI

 

 

© Copyright 2008 - Libreria Editrice Vaticana

(Source  le site du vatican)

Bon début de carême à toutes et à tous !

Elie-Marie, frère de la Communion Bethanie.

11:12 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Liturgie | Commentaires (2)

dimanche, 22 février 2009

SEQUENCE EMOTION.

Dans un tout autre registre, je vous joins une vidéo où l'on entend la voix du pape Léon XIII (1878-1903), celui qui permis à la "petite thérése" d'entrer au carmel, avant l'âge canonique. Il récite un "ave maria" :

Elie-Marie, frère de la Communion Bethanie.

21:29 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Blog | Commentaires (0)

LES ORTHODOXES SE REJOUISSENT DE LA LEVEE DES EXCOMUNICATIONS

6a00d83451619c69e201127901570028a4-800wi.jpgL'Église Orthodoxe, particulièrement, celle de Russie, se réjouit de la levée des excommunications et ne comprends pas bien le "tollé" que cela a engendré dans nos pays .

"Nous ne pouvons que nous réjouir qu’il y ait eu des pas en avant dans la communion eucharistique entre les évêques de la Fraternité Saint-Pie X et le pape Benoît XVI. [...] J’ai été étonné de constater l’absence de solidarité de certains catholiques par rapport à la décision du pape. Il n’a rien fait d’autre qu’exercer son ministère de l’unité ; il est un peu triste de voir que cela divise l’Eglise catholique. Je crois pouvoir dire que, de leur côté, les médias orthodoxes russes ont perçu plutôt positivement la levée des excommunications. Il nous semble que le pape ne veut pas trancher avec la tradition d’avant Vatican II et il souhaite laisser les fidèles vivre cela sereinement, sans les contraindre. Selon nous, on ne peut pas imposer aux fidèles des réformes, fussent-elles conciliaires, sans le plein consensus et la totale réception du peuple de Dieu. Ce serait faire violence au Corps du Christ ! L’Eglise russe a connu un schisme pour des raisons liturgiques, après le concile de 1666-1667. C’est le schisme des vieux croyants. Les réformes étaient pourtant beaucoup moins importantes que celles qui ont marqué le concile Vatican II. Mais des excommunications ont été lancées à l’époque et le schisme dure toujours. En 1970, le patriarcat de Moscou, à l’initiative du métropolite Nicodème (Rotov), a levé ces excommunications et anathèmes. Mais, d’une certaine façon, c’était trop tard. Je crois modestement que le pape a eu raison: lever les excommunications rapidement est une chose nécessaire pour ne pas laisser un schisme perdurer"!(monde-vie ) et ici

Il est vrai que les orthodoxes ont une liturgie qui date pour l'essentiel, du VIe siècle, dans sa forme actuelle et qu'ils n'ont pas eu chez eux, d'"aggiornamento". Leur Église, comme presque toutes les Églises Orthodoxes, ne sont pas touchées par le sécularisme et le matérialisme ambiant , qui ravagent nos sociétés occidentales.

Cette levée, pourrait avoir des conséquences inattendues, dans le dialogue oecuménique, particulièrement avec les Eglises, qui nous sont le plus proches, par les dogmes, la discipline ecclésiastique, les sacrements ...Et de plus en plus par la liturgie.

Elie-Marie, frère de la Communion Bethanie.

21:17 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Blog | Commentaires (3)

vendredi, 20 février 2009

RETRAITE DANS LA VILLE.

Comme chaque année, les dominicains de Lille, organise "la retraite dans la ville ", retraite à suivre chez soi, à son rythme.
Je vous invite fortement à la faire. 1543353846.jpg

Cette année le thème est : " Tu sais bien que je t'aime !". Réponse de Pierre, au Christ qui lui demande par trois fois s'il l'aime, après sa résurrection, comme une réparation à son triple reniement.

Elle débutera le 25 février, mercredi des Cendres et se terminera le 12 avril 2009.

 

Elie-Marie, frère de la Communion Bethanie.

21:05 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Blog | Commentaires (0)

mercredi, 18 février 2009

HUMOUR CATHO.

Pour faire plaisir à Mathieu, mais pas seulement, un peu d'humour catho:

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Une autre...

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Encore une autre...

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Voilà ! C'est tout pour aujourd'hui, il faut bien en garder pour la suite...

Elie-Marie,frère de la Communion Bethanie.

13:13 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Blog | Commentaires (3)

mardi, 17 février 2009

ENCORE UN "PETIT BOUYER"

Encore un texte du Père Louis Bouyer, dont j'ai parlé précédemment, et qui éclaire la situation écclesiale actuelle.

Je vous le partage :

"Quand on regarde quels sont les prêtres qui, dans les diocèses, ont été nommés vicaires épiscopaux, ou responsables de la pastorale, ou encore responsables de la liturgie, on constate qu'ils sont tous - à quelques rares exceptions près - de la génération de ceux qui furent, du temps où ils étaient en formation dans les grands séminaires, les pires contestataires. Avant qu'ils ne soient ordonnés prêtres, parler du pape ou du Vatican provoquait chez eux des rires et des sarcasmes. Ils ont en quelque sorte été formés au dénigrement systématique de toute forme d'autorité dans l'Eglise.
De plus, ces prêtres qui occupent aujourd'hui des postes importants dans les diocèses, sont d'anciens séminaristes qui ont été privés de toute formation solide. On ne leur aura enseigné qu'à bricoler la liturgie et à multiplier les réunions... N'ayant rien reçu au cours des 6 ou 7 années qu'ils ont passé dans les séminaires diocésains, ils ne peuvent rien donner, rien transmettre: leurs liturgies sont ternes, leurs homélies sont vides, leurs propos sont généralement sans intérêt. Ils ne parviennent qu'attirer autour d'eux des catholiques libéraux pour lesquels l'Eglise se limite à n'être qu'une sorte de club de rencontres. S'y retrouvent des laïcs non représentatifs qui sont toujours restés dans les jupes de la prêtraille et n'ont jamais pu voir les choses par d'autres yeux que les siens: jadis hier les Enfants de Marie, aujourd'hui les "équipes liturgiques" interparoissiales (1)
Mais le plus inconvenant est que ces anciens pourfendeurs de toute forme d'autorité issue du Magistère font preuve, dès qu'ils occupent un postes d'importance dans la bureaucratie diocésaine, d'un autoritarisme qui s'exprime en propos d'une rare violence lancés à la figure du simple fidèle qui ose les contredire."

(1) Cf. P. Louis Bouyer, Religieux et clercs contre Dieu, Paris, 1975. (source: Pro Liturgia)

Elie-Marie, frère de la Communion Bethanie.

17:57 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Blog | Commentaires (0)

TEXTE DU JOUR...

Ce texte est à destination de tous nos évêques, particulièrement de ceux qui s'indignent que le pape actuel "brade" le concile Vatican II:

"Les évêques quand ils enseignent en communion avec le Pontife romain, doivent être respectés par tous comme les témoins de la vérité divine catholique; et les fidèles doivent accepter l'avis donné par leur évêque au nom de Jésus-Christ en matière de foi et de morale, et y adhérer avec un respect religieux. Mais cette soumission religieuse de la volonté et de l'intelligence, on doit tout particulièrement l'offrir au magistère authentique du Pontife romain, même quand il ne parle pas ex cathedra, de telle sorte que son suprême magistère soit respectueusement accepté et qu'avec sincérité l'on adhère aux décisions qui émanent de lui, selon sa propre pensée et sa volonté manifeste; celles-ci se manifestent spécialement soit par la nature des documents, soit par de fréquents retours sur la même doctrine, soit dans la manière même de parler."



Source : Vatican II, Lumen Gentium, paragraphe 25

 

Si d'aventure des épiscopes s'égaraient à lire ce blog, je les invite respectueusement à méditer ce texte et à ENFIN, mettre en oeuvre le concile, rien que lui et non des interprétations, qu'ils nous ont donné depuis quarante longues années (tiens ! Ça correspond à l'exil du peuple juif dans le désert).

Elie-Marie, frère de la Communion Bethanie.

 

 

12:32 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Blog | Commentaires (2)

lundi, 16 février 2009

LA "GALAXIE TRADIE"

Après l'interlude humoristique de la Saint Valentin, je reviens avec un sujet un peu plus sérieux.

 

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(messe "tridentine" à ND de Paris)

Il y a quelques semaines, le pape Benoît XVI a levé les excommunications, qui frappaient les quatre évêques, sacrés par Mgr Lefebvre en 1988.
Cette décision, a semé le trouble, c'est le moins qu'on puisse dire, dans le "landerneau" catholique et même au-delà.
Je ne reviendrai pas sur cette décision et les conséquences dans l'Église catholique, particulièrement en France.
J'ai intitulé cet article : "La galaxie tradie", car rien n'est plus polymorphe que le courant traditionaliste ou "intégriste".

 

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(Mgr Lefebvre)

A la suite des sacres de 1988, des traditionalistes, ont souhaité demeurer unis au Siège de Pierre et ont bénéficié de la permission de conserver la liturgie de 1962, à condition de reconnaître le magistère actuel de l'Église et le concile Vatican II. Ce fut l'origine de la Fraternité St Pierre et des communauté dites "Ecclesia Dei", du nom du "motu proprio", qui constate le schisme et la possibilité à des prêtres et des fidèles de conserver les usages anciens, en union avec Rome.
Parmi ces communauté, il y a le monsastère bénédictin du Barroux et ses "filiales" et la communauté dominicaine de Chéméré-le-roi en Mayenne.
Ceux qui ont accépté les sacres, sont donc devenus schismatiques au regard du droit canon de l'Église Catholique, ils sont regroupés pour la plupart dans la Fraternité St Pie X, fondée par Mgr Lefebvre en 1969.

En 2006, quelques prêtres et non des moindres, puisqu'ils s'agissait des pionniers du mouvement traditionaliste (l'abbé Aulagnier, qui a été supérieur du district de la FSSPX de France,l'abbé Laguérie, ancien "curé" de St Nicolas du Chardonnet, l'abbé de Tanouarn...), ont décidé de revenir dans le giron romain. C'est pour eux que le Saint-Père a crée l'Institut du Bon-Pasteur, reconnu par Rome et les évêques diocésains.

Enfin à la marge de cette "galaxie", on trouve des traditionalistes qui non seulement ne reconnaissent pas le concile Vatican II et ses réformes,mais ne reconnaissent pas les pontifes qui l'ont initié et continué : le Bx Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul Ier, Jean-Paul II et Benoît XVI.

Les sédévacantistes citent la Bulle Papale Cum ex Apostolatus Officio du Pape Paul IV qui dit que si quelqu'un était hérétique avant l'élection Papale, il ne pouvait pas devenir un pape valide, même s'il était élu à l'unanimité par les cardinaux.  Ils basent aussi leur argumentation sur le Droit Canon ( édition de 1917), Canon 188 §4: «Tout office devient vacant ipso facto et sans aucune déclaration par tacite résignation reconnue par la loi elle-même et, dans le cas d’un clerc… §4: s’il renonce publiquement à la foi Catholique.»

Ils sont considérés par ces "tradis", comme des anti-papes, car hérétiques. Ils nient la validité des sacrements réformés à la suite du concile et considèrent l'Église Conciliaire (comme ils appèlent l'Église Catholique), comme une secte dénuée de tout sacrement et du plus important d'entre-eux la succession apostolique.
Les quelques prêtres qui suivent ce mouvement appelé "sédévacantisme", qui veut dire : "siège vacant", ne nomment pas le pape au canon de la messe.

 

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(R.P Guerard des Lauriers -1898-1988,

consacré évêque par Mgr Ngo Dinh Thuc en 1982)

Le sédévacantisme, n'est pas lui non plus homogène, il se divise en "sédévacantisme pur", c'est-à-dire que le pape actuel est un intrus, qui occupent illégalement le siège de Pierre et le "sédéprivationnisme", qui à la suite du R.P Guerard des Lauriers (1898-1988), illustre dominicain, titulaire de plusieurs doctorats (mathématiques, philosophie, théologie), professeur à l'université du Latran, du Saulchoir, confesseur du pape Pie XII et adviseur concernant le dogme de l'Assomption de la Vierge en 1950, propose l'hypothèse que le pape est bien pape "materialiter", c'est-à-dire de fait,mais qu'il ne l'est pas "formaliter", c'est-à-dire, qu'il n'exerce pas l'autorité papale.

En bon dominicain, et disciple d'Aristote et de St Thomas d'Aquin, il a appliqué les concepts de matière et de forme dans les sacrements, au Souverain Pontificat. Il va sans dire que les "sédévacantistes", s'excluent entre-eux,selon qu'ils accèpent ou non la papauté de Jean XXIII, il s'accordent tous par contre pour affirmer que Paul VI, ne pouvait plus être pape au plus tard le 7 décembre 1965, lorsqu'il a promulgué "Dignitatis Humanae", sur la liberté religieuse.

Parmi les "sédévacantistes", il y a ceux qui disent que n'ayant plus de pape, il ne faut plus conférer l'épiscopat et la prêtrise, puisque le sacrement de l'ordre ne peut être  en lien qu'avec le souverain pontife (on ne peut être prêtre ou évêque pour soi), à ce titre, ils condamnent les sacres "lefebvristes", comme illicites, d'autres qui disent que le salut des âmes le commande et font appel à des dizaines d'évêques de par le monde, la plupart d'anciens prêtres de la FSSPX, qui en ont été exclus pour leur position. Ils ont presque tous comme ancêtre commun, un prélat viétnamien, Mgr Ngo Dinh Thuc, ancien archevêque de Hué(+1984).

 

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(Mgr Ngo Dinh Thuc +1984)

Et puis, il y a ceux qui encore moins nombreux, pensent que l'Église ne peut demeurer sans pape, et ont franchi le pas d'en élire un, voir plusieurs (qui s'excommunient mutuellement), on les appellent les "conclavistes". A l'heure actuelle on compte une dizaine de ces papes quelques peu baroques.

Alors, ces quelques lignes sont intéressantes sur le plan de la sociologie religieuse, mais pour moi, je fais le constat, que lorsque des catholiques s'écartent de la "colonne" de Pierre, ils ne sont plus que des branches qui ne sont plus irriguées par la tête, et meurent spirituellement, comme on le voit par leur éclatement doctrinal, sous formes de sectes et de sous-sectes, qui finiront comme la "Petite Église", née à la suite du Concordat de 1801 et qui n'ont plus de prêtres depuis 1846, date de la mort du dernier prêtre, l'abbé Ozouf.

C'est pourquoi, j'ai compris et comprend le geste de pardon et de misériorde du pape Benoît XVI, qui pense que plus un schisme dure, plus c'est difficile de "recoller" les morceaux.

Je dois dire aussi, si j'ai écris cet article, c'est en quelque sorte pour exorciser une part de mon histoire.
En effet, je n'en ai jamais parlé sur ce blog, mais j'ai cotoyé toutes les personnes et les mouvements cités.
En 1978, face au délabrement liturgique et doctrinal, opéré suite à "l'esprit du concile", mes parents, n'ont plus fréquenté notre paroisse et on fait connaissance avec un vieux jésuite qui était resté fidèle à la messe de son ordination (disait-il). Il disait la messe dans son petit appartement. Je dois dire que l'on peut accuser de tout ce que l'on veut, les "intégristes", mais ce vieux prêtre était comme une "réincarnation" du St Curé d'Ars, tout ce qu'il enseignait, il le pratiquait lui-même. Il a eu une énorme influence sur moi, en plus, c'était un grand mystique et miséricordieux dans le sacrement de la confession.

En 1979, j'ai même été "maître d'internat", dans une école privée (l'étoile du Matin) dépendant de la FSSPX à Bitche, en Lorraine.
Au début des années 80, je me suis radicalisé, au grand dam de ce bon vieux jésuite, et j'ai fais la connaissance du R.P Guerard des Lauriers (le dominicain cité plus haut). Lui aussi m'a beaucoup marqué par son énorme intelligence, et en même temps sa profonde piété envers Marie.
Je suis devenu son disciple presque jusqu'à sa mort en 1988.
Mes parents, eux ont quitté la FSSPX, en 1988, suite aux sacres de Mgr Lefevbre et nous avons fréquenté un temps la FSSP (La Fraternité St-Pierre), qui est reconnue par Rome.
Aujourd'hui, nous sommes, je suis, un  bon "conciliaire", qui assiste régulièrement à la "forme ordinaire" de l'unique rite romain, et depuis le "motu proprio" "Summorum Pontificum" (dont je me réjouis),  j'assiste tous les quinze jours à la forme extraordinaire de ce même rite romain.

Il va sans dire que j'accèpte le concile VII et le magistère des derniers papes, mais ces années passées dans la "galaxie tradie", a laissé des traces: mon attachement à la dignité de la célébration dans les deux formes, un certain attachement doctrinal aussi et un certain "conservatisme" sur beaucoup de points, mais ça, vous vous en êtes sans doute rendu-compte.

Pour finir je vous laisse avec quelques liens, pour mieux faire connaissance avec cette "galaxie":

1)- Le site de la Fraternité Saint Pie X.

2)- Le site des domicains du Prieuré St Vincent Ferrier.(unis à Rome)

3)- Le site de la Fraternité Saint Pierre, district de France. (unie à Rome).

Ces "communautés", reconnaissent le pape et prient pour lui.
Voici des liens, concernant le "sédévacantisme":

1)-sedevacantisme.free.fr/

2)- Le blog d'un sédévacantiste.

3)- Virgo-Maria (le site de l'abbé Marchiset).

4)- Rore Sanctifica (site de documentation internationale sur les sacrements publiés après 1968)

Quelques fora pour connaitre cette "nébuleuse":

1)-Le Forum Catholique (regroupe les fidèles de la FSSPX, FSSP et quelques "conciliaires". (j'y suis inscris).

2)- Le Libre-Forum Catholique (dissidence du précédent, regroupe aussi des sédévacantistes)

3)- Gesta Dei Per Francos ( sédévacantiste).

4)- Mi ca El ( Forum de l'abbé Zins, exclu de la FSSPX en 1980, pour ses positions sédévacantistes, il est diacre,Je l'ai connu lorsque j'étais "pion" à Bitche, c'est le plus radical de tous, ils pensent qu'on est à l'aube de la fin du monde)

Enfin si vous voulez aller plus loin, il y a des articles intéressants sur wikkipedia:

1)- Traditionalisme.

2)- Sédévacantisme.

3)- Conclavisme.

Voilà je vous souhaite un bon voyage au sein de la "galaxie tradie".

Elie-Marie, frère de la Communion Bethanie.

19:03 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Blog | Commentaires (9)

samedi, 14 février 2009

LA SAINT VALENTIN.

En ce jour où l'on célébre la mémoire de Valentin, prêtre-martyr, c'est aussi la fête des amoureux.
Alors comme mon blog est assez sérieux, et comme je l'ai promis à Mathieu, j'ai décidé de mettre un peu d'humour pour célébrer cette fête:

 

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Allez!!! Une autre pour la route...

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Encore une...

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Encore une...

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Et une petite mignonne pour terminer...

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J'ai honte....

Alors bonne Saint-Valentin à tous les amoureux ....

Elie-Marie, frère de la Communion Bethanie.

13:44 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Blog | Commentaires (4)

vendredi, 13 février 2009

LE CATHOLICISME EN DECOMPOSITION ?

130209_pere_bouyer.jpgJ'aimerais vous partager un texte de Louis Bouyer, pasteur luthérien, converti au catholicisme, que je trouve des plus pertinents:

"Il n'y a pas si longtemps que les catholiques ironisaient de haut sur la pulvérisation du protestantisme en sectes ou en écoles rivales et antagonistes. Il ne leur a fallu qu'un desserrement du corset de fer où ils avaient été emprisonnés depuis la Réforme, et auquel la répression du modernisme avait donné le dernier tour de vis, pour en arriver, en un clin d'oeil, à une situation pire encore. Chacun ne croit plus, ne pratique plus que ce qui lui chante. Mais le dernier vicaire ou le dernier aumônier d'Action Catholique, tout comme le plus ignare des journalistes, tranche de tout avec une certitude infaillible, se scandalise quand le pape  (...) se permet d'être d'un autre avis que le sien, et juge intolérable que d'autres prêtres ou fidèles puissent ne pas penser comme lui. Certes, on veut la liberté, mais chacun pour soi, et c'est d'abord la liberté de ne pas tenir compte de l'avis des autres.

C'est ici le point le plus paradoxal de la situation : qu'au moment où l'on a perdu tout sens de l'autorité, on voie renaître une espèce de néo-cléricalisme, des laïcs d'ailleurs comme des clercs, plus borné, plus intolérant, plus tracassier que rien de ce qu'on avait jamais encore vu.

Un exemple typique est celui du latin liturgique. Le Concile a maintenu, dans des termes explicites, le principe de garder cette langue traditionnelle dans la liturgie occidentale, tout en ouvrant la porte aux plus larges dérogations toutes les fois que des nécessités pastorales imposeraient un usage, plus ou moins étendu, de la langue vulgaire. Mais la messe des clercs qui, jusque là, ne pouvaient même pas envisager qu'on lui fît sa place au moins pour l'annonce de la Parole de Dieu, ont aussitôt sauté d'un extrême à l'autre et ne veulent plus qu'on entende un mot de latin à l'église. "La parole est aujourd'hui aux laïcs", paraît-il, mais sur ce point comme sur tous les autres, à condition bien entendu qu'ils s'en tiennent à répéter docilement ce qu'on leur dit. S'ils protestent et veulent, par exemple, garder en latin au moins les chants de l'ordinaire de la messe, avec lesquels ils sont familiarisés, on leur réplique que leur protestation est sans valeur; ils n'ont pas été "éduqués", il n'y a donc pas à tenir compte de ce qu'ils disent. C'est d'autant plus curieux qu'ils réclament précisément ce que le Concile avait recommandé. Mais le Concile a bon dos : les trois quarts du temps, quand on en évoque le nom, ce n'est pas à ses décisions ou exhortations qu'on en appelle, c'est à telle déclaration épiscopale individuelle, que l'assemblée n'a nullement ratifiée, quand ce n'est pas à ce que tel théologien ou tel plumitif sans mandat aurait voulu voir le Concile canoniser, voire même à tel "développement" supposé du Concile, même quand le développement en question le contredit mot pour mot.

Ce qui est vrai du latin l'est de toute la liturgie, et c'est d'autant plus grave au moment précis où le Concile vient de proclamer sa centralité dans la vie et l'activité entière de l'Église. On soulignait naguère que les Églises traditionnelles, et l'Église catholique au premier chef, par leur liturgie objective, soustraire aux manipulations abusives du clergé, sauvegardaient la liberté spirituelle des fidèles face à la subjectivité facilement envahissante et oppressive des clercs. Mais de cela, il ne subsiste rien. Les catholiques contemporains n'ont plus le droit que d'avoir la religion de leur curé, avec toutes ses idiosyncrasies, ses limitations, ses tics et ses futilités.

La princesse palatine décrivait à Louis XIV le protestantisme allemand dans cette formule: "Chez nous, chacun se fait sa petite religion à soi." Chaque prêtre, ou peu s'en faut, en est là, aujourd'hui, et les fidèles n'ont plus qu'à dire "amen", bienheureux encore quand la religion du curé ou du vicaire ne change pas chaque dimanche, au gré de ses lectures, des bêtises qu'il a vu faire à d'autres, ou de sa pure fantaisie."
(P. Louis Bouyer, La décomposition du catholicisme, Paris, 1968, pp. 46-49)

L’œuvre de Louis Bouyer
(1913-2004) ne se caractérise pas seulement par l’intuition fondamentale que la théologie, la spiritualité et la liturgie sont inséparables dans la vie chrétienne, parce que chacune est (ou devrait-être) enracinée dans l’Écriture Sainte.

On remarquera que ce texte, est d'une actualité déconcertante et combien on aurait évité bien des incompréhensions, si nous avions su respecter l'autre...Mais surtout obéir au concile Vatican II, et non à tout ce qui s'est fait en son nom, que ce soit en matière liturgique et doctrinale.

Elie-Marie, frère de la Communion Bethanie.


13:54 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Blog | Commentaires (0)

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