lundi, 20 avril 2009
BENOÎT XVI : ESSAI D'UN BILAN.
Hier, nous fétions la Divine Miséricorde, mais c'était en même temps les quatre ans du pontificat de Benoît XVI.
Je voudrais vous livrer un essai de bilan, esquissé par un prêtre, le Père Scalese, barnabite.
Cet essai est d'autant plus intéressant, qu'il est fait par quelqu'un, qui n'est pas aux dires de l'interessé, un "papolâtre".
Voici son analyse :
Benoît XVI, quatre années de pontificat (extrait)
Jeudi, c'était l'anniversaire du Pape; dimanche prochain, ce sera l'anniversaire de son élection.
Occasions propices pour rédiger un bilan de ce pontificat. Je ne suis rien pour faire un bilan; je me limiterai à exprimer librement quelques opinions, selon mon habitude, sur ce sujet aussi.
Avant tout, quelques prémisses.
Première prémisse: je suis romain. Nous, romains, nous aimons le Pape. Pas tel ou tel Pape, mais le Pape, quel qu'il soit. Lorsqu'avec Jean Paul II, après des siècles, nous avons eu un Pape étranger, nous n'avons eu aucun mal à l'accepter, simplement... parce qu'il était le Pape. Nous aimons bien le Pape, mais nous sommes aussi un peu désinvoltes : nous n'oublions pas que Rome est la patrie de Pasquino (..).
Seconde prémisse. J'appartiens à un Ordre religieux qui, tout en restant toujours fidèle à l'Église, a vécu un rapport souvent conflictuel avec le Siège Apostolique. Aux origines, les Barnabites durent subir une visite apostolique, qui les obligea à renoncer à beaucoup de nouveautés qui les caractérisaient. Un instant de forte tension fut celui vécu au XVIIIème siècle à cause de la question rosminienne (?). Au XXème siècle, Pie X fut même tenté de procéder à la suppression de l'Ordre, suspecté de sympathies modernistes. Mais, malgré cela, les Barnabites ont toujours été des fils obéissants de l'Église et les Papes ont toujours su qu'ils pouvaient avoir confiance en eux.
Troisième prémisse. La formation que j'ai reçue, de la part des Dominicains et des Jésuites, est d'absolue fidélité à l'Église, mais exempt de toute flagornerie. L'unique préoccupation des Dominicains était le culte pour la vérité. Des Jésuites je me souviendrai toujours de l'attitude de totale soumission au Pontife au moment du « commissariamento » de la Compagnie de la part de Jean Paul II.
Quatrième prémisse. Personnellement, j'en suis resté à la bulle Unam Sanctam de Boniface VIII : je crois avec conviction que « subesse Romano Pontifici omni humanæ creaturæ ... omnino esse de necessitate salutis ». (De plus, nous déclarons, nous proclamons, nous définissons qu'il est absolument nécessaire pour le salut que chaque créature humaine soit sujet du Pontife Romain, http://www.religioustolerance.org/rcc_salv.htm). Mais, en même temps, je suis tout autant convaincu que soumission au Pape n'est pas synonyme de courtisanerie, encore moins de « papolâtrie ». Vous pouvez imaginer dans quel esprit j'ai observé certaines manifestations « populaires » (je ne sais si elles étaient spontanées ou suscitées) pendant le précédent pontificat.
Après ces prémisses, venons-en à Benoît XVI.
Avant tout, disons que je nourrissais une grande admiration pour lui avant qu'il ne devînt Pape. Il me semblait que sa présence aux côtés de Jean Paul II était une garantie pour l'Église. Pour autant que ce Pape ait fait beaucoup pour l'Église pendant son pontificat, quelques unes de ses attitudes me laissaient un tantinet perplexe (on pense aux différents « mea culpa » et aux Journées d'Assise). Eh bien, le fait que le Cardinal Ratzinger fût toujours là pour mettre les points sur les « i », m'inspirait confiance. Pour cette raison, je m'attendais (et j'ai désiré ardemment) son élection comme Souverain Pontife et, une fois advenue, je l'ai accueillie avec joie.
Je n'oublierai jamais cet instant : j'étais à Manille ; j'étais allé me coucher; à un certain moment, pendant la nuit, je me réveille et me dis : allons voir qui ils ont fait Pape; j'allume la télévision et je vois Ratzinger qui adressait son premier salut en donnant sa première bénédiction. Peu de jours après j'étais à Rome et j'ai pu participer à sa première audience générale, celle-là même où expliquait pourquoi il avait choisi le nom de Benoît.
Je pense que ce Pape a été vraiment voulu par l'Esprit Saint. Il fait ce que lui seul pouvait faire. Il a été souligné qu'avec Jean Paul II s'achevait la génération des Évêques qui avaient participé au Concile; maintenant, c'est le tour des experts conciliaires. Remarquez que ces experts on joué un rôle non négligeable pendant le Concile. Beaucoup de problèmes suscités par Vatican II doivent être ramenés au travail de ces jeunes théologiens, qui pensaient refonder l'Église avec le Concile. Je ne sais pas, parce que je n'ai pas approfondi la question, quelle a été la contribution spécifique des Ratzinger, Küng, Rahner, Congar ou De Lubac ; je sais seulement que beaucoup d'Évêques, spécialement ceux originaires de l'Europe du Nord, dépendaient de leurs théories. Pour cette raison, je dis que ce sont les seuls aujourd'hui à pouvoir porter remède aux dommages qu'eux-mêmes avaient provoqués. Je suis bien conscient qu'on ne peut pas mettre sur un même plan un Ratzinger et un Küng ; mais de toute façon, ce fut Ratzinger qui prépara le célèbre discours du Cardinal Frings contre le Saint-Office (le hasard a voulu qu'il finisse sur ce même fauteuil et fasse personnellement l'expérience de critiques semblables à celles qu'il avait adressées au Cardinal Ottaviani).
Par rapport à ses positions comme Cardinal, Benoît XVI, en quelques occasions, a dû faire marche-arrière. Par exemple, lui qui était si critique en ce qui concerne le dialogue interreligieux, passe maintenant pour un de ses principaux défenseurs (??). Cela ne m'étonne pas, dès l'instant où, lorsqu'on assume une nouvelle charge, on voit les choses avec un regard différent. Ce qui compte est la façon avec laquelle on fait les choses ensuite. Et il me semble que, particulièrement envers l'Islam, les termes du dialogue ont été établis correctement (sur un plan rationnel plutôt que théologique).
Surtout dans les jours ayant suivi immédiatement son élection, on parlait beaucoup d'une réforme de la Curie Romaine, mais celle-ci semble encore « à venir ». Cela montre à quel point toutes les Curie sont des réalités très difficiles à gérer. On pensait qu'en élisant un homme de Curie, il lui serait plus facile de procéder à la réforme. Au contraire, nous nous sommes aperçus qu'un homme issu de ce milieu est trop conditionné par lui pour avoir les coudées franches. La connaissance approfondie d'une réalité ne permet pas toujours d'intervenir sur elle ; parfois il est préférable d'être des étrangers pour agir, peut-être avec un peu d'inconscience, mais avec une plus grande liberté. Un fait est certain : beaucoup d'oppositions à Benoît XVI viennent des mêmes qui étaient ses ennemis lorsqu'il était Préfet de la Doctrine de la Foi.
Un des points auxquels Benoît XVI semble donner la plus grande attention est la liturgie. Cela parce qu'il est convaincu que beaucoup des maux de l'Église dépendent de la façon dont la liturgie est comprise et célébrée. Le Pape Ratzinger est pleinement conscient qu'avec la réforme liturgique, on est allé trop loin. C'est pourquoi il parle d'une « réforme de la réforme ». J'ai déjà dit plusieurs fois que ce programme me trouve pleinement d'accord. Le problème est que maintenant l'image qu'on a de lui est celle de quelqu'un qui veut simplement restaurer la liturgie tridentine. Le Motu Proprio Summorum Pontificum, en soi pleinement légitime et compréhensible, a transmis cette idée, dont je n'ai moi-même - je le confesse - pas été entièrement exempt : « OK, les enfants, jusqu'à présent nous avons plaisanté ; la réforme liturgique a été un diversion ; maintenant nous passons aux choses sérieuses », désavouant ainsi Vatican II. Personnellement je suis d'accord que la réforme, ainsi qu'elle a été réalisée (lisez : Mgr Bugnini), ne correspondait peut-être pas à la prescription du Concile ; mais même s'il fallait une réforme liturgique, je pense qu'elle ne tombera du ciel (?). Il s'agit, comme je continue à le répéter, « de revenir » à Vatican II (au vrai). Et ceci est possible seulement à travers une « réforme de la réforme », qui vaille pour tous, et pas seulement pour certains.
Quant à la tentative de recoudre le schisme lefebvriste (je ne sais pas s'il est correct d'employer cette expression, mais je l'utilise pour me faire comprendre), là encore, je suis totalement sur la même ligne que Benoît XVI. Dans ce cas aussi, il a été justement souligné une question personnelle : le « schisme » s'est consommé durant son mandat comme Préfet du Saint-Office ; il ne veut évidemment pas quitter cette vie avant d'avoir guéri cette fracture. Un but digne d'éloges. Sans doute, il y a aussi le désir de récupérer à la cause de l'Église des forces fraîches, prêtes pour l'évangélisation. Là encore, une préoccupation plus que légitime de la part d'un Pape. Jean Paul II l'avait déjà fait avec les divers mouvements ecclésiaux. L'expérience de ce Pontife, cependant, devrait nous inciter à ne pas accorder trop de confiance à ces réalités, en négligeant le reste de l'Église, considéré comme presque irrécupérable. Je comprends que la tentation existe, mais on ne peut pas considérer comme perdue la structure ordinaire de l'Église (diocèse et paroisses), parce que c'est là que la partie se joue. Ces autres réalités (précieuses, mais humainement faillibles comme le reste de l'Église) peuvent aider, mais elles ne peuvent pas être surestimées ou même rendues exclusives.
Mais l'aspect le plus beau de ce pontificat, c'est la capacité communicative qu'a Benoît XVI. Malgré qu'il ait tout le système médiatique contre lui, il réussit à établir un contact direct avec les gens (les vrais, pas ceux dépeints par les média). Et, une fois le contact établi, il réussit même à transmettre des contenus pas toujours évidents, ni banals. Ses discours sont profonds et parfois difficiles, mais les gens réussissent à les comprendre...
Sources : Eucharistie Miséricordieuse.
Elie-Marie, frère de la Communion Bethanie.
13:46 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Blog | Commentaires (4)
samedi, 18 avril 2009
DIMANCHE DE LA DIVINE MISERICORDE.

Le Dimanche de la divine Miséricorde a été institué dans l'Église catholique romaine par Jean-Paul II, le 30 avril 2000, le jour de la canonisation de Sainte Faustine. Il fut célébré pour la première fois dans l'histoire de l'Église le 22 avril 2001. Il tombe systématiquement le premier dimanche après le dimanche de Pâques.
Sainte Faustine aurait été gratifiée d'apparitions régulières du Christ qui sont consignées dans un livre écrit par la religieuse : le Petit Journal. L'essentiel du message reçu par Sainte Faustine tourne autour de la miséricorde de Dieu pour l'humanité. Au cours de ces révélations privées, le Christ aurait demandé à Sainte Faustine que sa miséricorde soit particulièrement honorée par toute l'Église le deuxième dimanche de Pâques.
Voici un extrait du "petit journal" :
« Ma fille, parle au monde entier de mon inconcevable Miséricorde. Je désire que la Fête de la Miséricorde soit le recours et le refuge pour toutes les âmes, et surtout pour les pauvres pécheurs. En ce jour les entrailles de ma Miséricorde sont ouvertes, je déverse tout un océan de grâces sur les âmes qui s'approcheront de la source de ma miséricorde ; toute âme qui se confessera (dans les huit jours qui précèdent ou suivent ce Dimanche de la Miséricorde) et communiera, recevra le pardon complet de ses fautes et la remise de leur peine ; en ce jour sont ouvertes toutes les sources divines par lesquelles s'écoulent les grâces ; qu'aucune âme n'ait peur de s'approcher de moi, même si ses péchés sont comme l'écarlate. [...] La Fête de la Miséricorde est issue de mes entrailles, je désire qu'elle soit fêtée solennellement le premier dimanche après Pâques. Le genre humain ne trouvera pas la paix tant qu'il ne se tournera pas vers la source de ma Miséricorde. » (Petit Journal, § 699).
D'après le Petit Journal, le Christ a demandé à ce que la fête de la divine Miséricorde soit précédée par une neuvaine à débuter le Vendredi Saint. Cette neuvaine peut cependant être récitée à tout moment de l'année.
- "Je désire que durant ces neuf jours, tu amènes les âmes à la source de ma miséricorde, afin qu'elles puisent force et fraîcheur, ainsi que toutes les grâces dont elles ont besoin dans les difficultés de la vie et particulièrement à l'heure de la mort. [...] Je ne refuserai rien aux âmes que tu amèneras à la source de ma miséricorde. " (Petit Journal, § 1209)
Notre monde à plus que jamais besoin de miséricorde. Sachons nous tourner vers celui qui n'est AMOUR : Le Christ ressuscité d'entre le morts !
Bon et saint dimanche à toutes et à tous !
Elie-Marie, frère de la Communion Bethanie.
21:17 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Liturgie | Commentaires (2)
jeudi, 16 avril 2009
REGINA CAELI.
En ce temps pascale, à la place de l'Angélus qui est normalement récité ou chanté matin, midi et soir, ainsi que l'antienne mariale, chantée à complies,nous sommes invités à chanter le "Regina Caeli", dont voiçi le texte :
Reine du ciel, réjouis-toi, alléluia
car Celui que tu as mérité de porter dans ton sein, alléluia
est ressuscité comme Il l'a dit, alléluia
Prie Dieu pour nous, alléluia.
V. Sois dans la joie et l'allégresse, Vierge Marie, alléluia.
R. Parce que le Seigneur est vraiment ressuscité, alléluia.
Prions
O Dieu, qui, par la Résurrection de ton Fils, notre Seigneur Jésus-Christ, a bien voulu réjouir le monde, fais, nous t'en prions, que par la Vierge Marie, sa Mère, nous arrivions aux joies de la vie éternelle. Par le Christ notre Seigneur. Amen.
Latin
Regina Caeli, laetare, alleluia:
quia quem meruisti portare, alleluia.
Resurrexit, sicut dixit, alleluia.
Ora pro nobis Deum, alleluia.
V. Gaude et laetare, Virgo Maria, alleluia.
R. Quia surrexit Dominus vere, alleluia.
Oremus
Deus, qui per resurrectionem Filii tui, Domini nostri Jesu Christi, mundum laetificare dignatus es: praesta, quaesumus; ut, per ejus Genitricem Virginem Mariam, perpetuae capiamus gaudia vitae. Per eumdem Christum Dominum nostrum.
Elie-Marie, frère de la Communion Bethanie
21:26 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Liturgie | Commentaires (1)
JOYEUX ANNIVERSAIRE, BENOÎT.

C'est avec une formule un peu cavalière, que je tiens à souhaiter un joyeux anniversaire à notre Saint-Père, le pape Benoît XVI.
C'est le 16 avril 1927, qu'il est né, il a donc 82 ans aujourd'hui .

Il est né le jour de la St BENOÎT- JOSEPH LABRE, et son prénom de naissance est Joseph et il a pris Benoît, comme nom de pape.
Puisse ce saint, qui est le patron des routards, des "déclassés", des "sans-grade", l'éclairer afin qu'il conduise la Barque de Pierre, qui lui a été confiée.
AD MULTOS ANNOS, très Saint-Père !
Elie-Marie, frère de la Communion Bethanie.
11:35 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Blog | Commentaires (0)
samedi, 11 avril 2009
DIMANCHE DE LA RESURRECTION.

Victimæ paschali laudes immolent Christiani.
A la victime pascale chrétiens offrons nos louanges.
Agnus redemit oves, Christus innocens Patri reconciliavit peccatores.
L’agneau sauva les brebis, le Christ innocent reconcilia les pécheurs avec le Père.
Mors et vita duello conflixere mirando, dux vitæ mortuus regnat vivus.
La mort et la vie ont combattu en un duel prodigieux, le maître de la vie mourut, vivant Il règne.
Dic nobis Maria quid vidisti in via ?
Dis-nous Marie [Magdeleine] qu’as-tu vu en chemin ?
Sepulchrum Christi viventis et gloriam vidi resurgentis. Angelicos testes, sudarium et vestes.
J’ai vu le Christ vivant et la gloire du ressuscité. Les Anges témoins, le suaire et les vêtements. J’ai vu le Christ vivant et la gloire du ressuscité. Les Anges témoins, le suaire et les vêtements.
Surrexit Christus spes mea : præcedet suos in Galilæam.
Le Christ mon espoir est ressuscité, il vous précédera en Galilée.
Scimus Christus surrexisse a mortuis vere. Tu nobis victor Rex, miserere ! Amen ! Alleluia !
Nous savons le Christ vraiment ressuscité des morts. Roi victorieux, prends pitié de nous ! Ainsi soit-il ! Louez le Seigneur !
La même séquence "Victimae Paschali " en vidéo :
"CHRIST EST RESSUSCITE, EN VERITE IL EST RESSUSCITE !"
C'est par cette salutation de nos frères orthodoxes, que je vous souhaite un bon dimanche de Pâques .
Elie-Marie, frère de la Communion Bethanie.
21:54 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Liturgie | Commentaires (4)
SAMEDI-SAINT : L'ATTENTE.

(Pieta de Michel-Ange)
Ce samedi, il ne se passe rien ou presque au niveau de la liturgie, si ce n'est ce soir, où aura lieu, la Vigile Pascale (qui au passage ne plaît pas dans son agencement actuel à un bloggeur, qui se trouve dans mes liens).
Cette journée est une journée de silence, d'attente confiante en la resurrection. Nous cheminons avec la Foi et l'Espérance de Marie, qui seule est demeurée attachée aux promesses de son Fils.
Alors, avec elle, demeurons sans ce silence et cette confiance !
Elie-Marie, frère de la Communion Bethanie.
10:30 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Liturgie | Commentaires (0)
vendredi, 10 avril 2009
VENDREDI-SAINT : LA PASSION

Comme l'an passé, je remets en ligne pour ce vendredi-saint, les sept dernières paroles que le Christ, prononça sur la croix.
D'ailleurs dans certaines congrégations religieuses, elles sont récitées ou chantées tous les jours:
- Père, pardonne-leur car il ne savent pas ce qu’ils font (Luc 23 :34) prononcée immédiatement après son crucifiement entre deux malfaiteurs. Jésus demande ce pardon pour ceux qui ont participé à sa condamnation et exécution.
- En vérité, je te le dis, aujourd’hui, tu seras avec moi en paradis (Luc 23:43) adressée à un des deux malfaiteurs, en réponse à sa demande souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton royaume. La tradition se souvient de lui comme du Bon Larron, reconnu par l'Église comme Saint Dismas.
- Femme, voici ton fils. A Jean : Voici ta mère (Jean 19:26-27) adressées à sa mère et à Jean. Au delà du devoir filial ainsi accompli, la tradition a perçu ceci comme la maternité spirituelle de Marie vis-à-vis des croyants représentés par le "disciple qu’il aimait".
- Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? (Marc 15:34 et Matthieu 27:46) crié ‘à voix forte’ en araméen Eloï, Eloï, lama sabbaqthani ? (Ps 22:2) Souffrance suprême du sentiment d’abandon: la nuit obscure de l’homme Jésus.
- J’ai soif (Jean 19:28) prononcée ‘pour que l’Ecriture soit accomplie jusqu’au bout’ commente l’évangéliste. Jésus cite le psaume 69:22 : ils m’ont donné du poison à manger, et pour boire, du vinaigre lorsque j’avais soif.
- Tout est achevé (Jean 19:30) prononcée après qu’il eut pris le vinaigre. Mission accomplie et paix retrouvée.
- Jésus poussa un grand cri : Père, entre tes mains je remets mon esprit (Luc 23:46). Et sur ces mots il expira. C’est au Père que se rapporte la dernière parole de Jésus comme le fut sa première : Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? (Luc 2:49).
Elie-Marie, frère de la Communion Bethanie.
10:38 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Liturgie | Commentaires (0)
jeudi, 09 avril 2009
JEUDI-SAINT : COENA DOMINI

"Je ne suis pas venu pour être servi, mais pour servir..."
(Mt,20,28)

"Ceci est mon corps, livré pour vous...Ceci est mon sang, versé pour vous ..."
(Lc,22,20)

"Mon âme est triste à en mourir..."
(Mt,26, 38)
C'est trois évènements et c'est trois paroles, résument pour ainsi cette soirée particulière, qui réunit pour la dernière fois, le Christ et ses disciples.
Il leur laisse son testament spirituel, à savoir le lavement des pieds, dont la signification est que chaque chrétien, doit être le serviteur de son frère, qui plus est, celui qui a de hautes responsabilités (le pape ne se désigne t-il pas comme le "serviteur des serviteurs"?) et l'Eucharistie, comme Sa présence parmi nous, "jusqu'à ce qu'il revienne", comme nous le répétons à chaque liturgie.
Après ce repas pascal, devenu le sacrement de la nouvelle et éternelle Alliance, par l'institution de l'Eucharistie et du sacerdoce selon l'ordre de Melkisédék, remplaçant ainsi l'ancienne alliance et le sacerdoce d'Aaron, le Christ est prêt pour vivre ce pourquoi, il est venu, c'est-à-dire, pour rétablir l'amitié entre le Père et les hommes; amitié, brisée par le premier péché.
Il va connaître l'agonie et l'abandon de ceux qui lui ont été le plus proches, même Pierre, qui plus tôt, jurais qu'il donnerait sa vie pour lui, va le trahir.
Le drame se joue là...Et la Rédemption peut commencer...
Pour terminer je vous laisse avec un extrait de l'encyclique "Ecclesia de eucharistia", du serviteur de Dieu, Jean-Paul II:
HOC FACITE IN MEAM COMMEMORATIONEM
"La nuit même où il était livré, le Seigneur Jésus" (1 Co 11, 23) institua le Sacrifice eucharistique de son Corps et de son Sang. Les paroles de l'Apôtre Paul nous ramènent aux circonstances dramatiques dans lesquelles est née l'Eucharistie, qui est marquée de manière indélébile par l'événement de la passion et de la mort du Seigneur. Elle n'en constitue pas seulement l'évocation, mais encore la re-présentation sacramentelle. C'est le sacrifice de la Croix qui se perpétue au long des siècles. On trouve une bonne expression de cette vérité dans les paroles par les quelles, dans le rite latin, le peuple répond à la proclamation du "Mysterium fidei" faite par le prêtre: "mortem tuam annunciamus, Domine".
L'Eglise a reçu l'Eucharistie du Christ son Seigneur non comme un don, pour précieux qu'il soit parmi bien d'autres, mais comme le don par excellence, car il est le don de lui-même, de sa personne dans sa sainte humanité, et de son oeuvre de salut. Celle-ci ne reste pas enfermée dans le passé, puisque "tout ce que le Christ est, et tout ce qu'il a fait et souffert pour tous les hommes, participe de l'éternité divine et surplombe ainsi tous les temps...".
Quand l'Eglise célèbre l'Eucharistie, mémorial de la mort et de la résurrection de son Seigneur, cet événement central du salut est rendu réellement présent et ainsi "s'opère l'oeuvre de notre rédemption". Ce sacrifice est tellement décisif pour le salut du genre humain que Jésus Christ ne l'a accompli et n'est retourné vers le Père qu'après nous avoir laissé le moyen d'y participer comme si nous y avions été présents. Tout fidèle peut ainsi y prendre part et en goûter les fruits d'une manière inépuisable. Telle est la foi dont les générations chrétiennes ont vécu au long des siècles. Cette foi, le Magistère de l'Eglise l'a continuellement rappelée avec une joyeuse gratitude pour ce don inestimable. Je désire encore une fois redire cette vérité, en me mettant avec vous, chers frères et soeurs, en adoration devant ce Mystère: Mystère immense, Mystère de miséricorde. Qu'est-ce que Jésus pouvait faire de plus pour nous? Dans l'Eucharistie, il nous montre vraiment un amour qui va "jusqu'au bout" (cf. Jn 13, 1), un amour qui ne connaît pas de mesure.
Cet aspect de charité universelle du Sacrement eucharistique est fondé sur les paroles mêmes du Sauveur. En l'instituant, Jésus ne se contenta pas de dire "Ceci est mon corps", "Ceci est mon sang", mais il ajouta "livré pour vous" et "répandu pour la multitude" (Lc 22, 19-20). Il n'affirma pas seulement que ce qu'il leur donnait à manger et à boire était son corps et son sang, mais il en exprima aussi la valeur sacrificielle, rendant présent de manière sacramentelle son sacrifice qui s'accomplirait sur la Croix quelques heures plus tard pour le salut de tous. "La Messe est à la fois et inséparablement le mémorial sacrificiel dans lequel se perpétue le sacrifice de la Croix, et le banquet sacré de la communion au Corps et au Sang du Seigneur".
L'Eglise vit continuellement du sacrifice rédempteur, et elle y accède non seulement par un simple souvenir plein de foi, mais aussi par un contact actuel, car ce sacrifice se rend présent, se perpétuant sacramentellement, dans chaque communauté qui l'offre par les mains du ministre consacré. De cette façon, l'Eucharistie étend aux hommes d'aujourd'hui la réconciliation obtenue une fois pour toutes par le Christ pour l'humanité de tous les temps. En effet, "le sacrifice du Christ et le sacrifice de l'Eucharistie sont un unique sacrifice". Saint Jean Chrysostome le disait déjà clairement: "Nous offrons toujours le même Agneau, non pas l'un aujourd'hui et un autre demain, mais toujours le même. Pour cette raison, il n'y a toujours qu'un seul sacrifice. [...] Maintenant encore, nous offrons la victime qui fut alors offerte et qui ne se consumera jamais".
La Messe rend présent le sacrifice de la Croix, elle ne s'y ajoute pas et elle ne le multiplie pas. Ce qui se répète, c'est la célébration en mémorial, la "manifestation en mémorial" (memorialis demonstratio) du sacrifice, par laquelle le sacrifice rédempteur du Christ, unique et définitif, se rend présent dans le temps. La nature sacrificielle du Mystère eucharistique ne peut donc se comprendre comme quelque chose qui subsiste en soi, indépendamment de la Croix, ou en référence seulement indirecte au sacrifice du Calvaire." (Jean-Paul II, Ecclesia de Eucharistia, chap. 1).

HOC EST ENIM CORPUS MEUM
Bon Jeudi-Saint à toutes et tous !
Elie-Marie, frère de la Communion Bethanie
11:54 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Liturgie | Commentaires (0)
dimanche, 05 avril 2009
SUIS-JE CAPABLE DE PORTER MA CROIX ?
A l'entrée de la Semaine Sainte, sommes-nous capable de porter la croix de tous les jours ?
Un peu d'humour, pour nous aider à comprendre ce grand mystère .













Comme quoi, nous nous plaignions souvent que nos croix sont lourdes à porter, mais elles sont proportionnées à nos forces.
N'est-il pas écrit dans l'Ecriture, que Dieu ne nous tente jamais au-dessus de nos forces ?
Allez, quoiqu'il en soit, je vous souhaite une bonne entrée en Semaine Sainte !
Elie-Marie, frère de la Communion Bethanie .
21:41 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Humour | Commentaires (0)
samedi, 04 avril 2009
DIMANCHE DES RAMEAUX ET DE LA PASSION

A l'entrée du Seigneur dans la Ville Sainte,
les enfants, portants des rameaux d'olivier
et des palmes, annonçaient la resurrection.
Avec eux, nous chantons :
Hosanna au plus haut des cieux !
Quand le peuple apprit
que Jésus arrivait à Jérusalem,
il sortit à sa rencontre.
Avec eux, nous chantons :
Hosanna au plus haut des cieux ! ( Jn 12,13 ; Mc 11,10)
Je vous souhaite un bon dimanche et une bonne entrée dans la semaine la plus sainte de l'année !
Elie-Marie, frère de la Communion Bethanie.
20:46 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Liturgie | Commentaires (1)


