dimanche, 21 juin 2009
UN "TRADI" CHEZ LES "TAULARDS"

Qui a dit que les "tradis", ne s'intéressaient guère à leur prochain et se préoccupaient davantage de questions morales ou liturgiques ?
Eh bien ce n'est pas le cas de ce jeune prêtre de 36 ans, ordonné en 2006, pour le compte de la Fraternité St-Pierre(institut, crée en 1988, pour les "tradis", qui refusaient les sacres et donc le schisme d'avec Rome) .
Né d'un père sénégalais et d'une mère lyonnaise, Jean-Cyrille SOW (c'est son nom), entre au séminaire à 26 ans. Il commence son ministère en Afrique et revenu en France, obtient de son évêque en plus de son ministère paroissiale, d'être aumônier de prison. Il s'occupe également d'une famille de Roms, en grande précarité.
« Être prêtre en prison, c'est comme un ballon d'oxygène. Je crois que je ne suis jamais autant prêtre qu'avec les prisonniers, pour lesquels je suis signe de la miséricorde de Dieu. Le prêtre est fait pour être au contact de la misère et de la faiblesse humaines. Parfois, des hommes apparemment solides se mettent à pleurer devant moi. Je suis au contact avec le Christ lorsque je touche cette misère. Pour tenir, la prière est très importante. Je sens aussi que je ne suis jamais seul : l'Esprit saint m'assiste, me donne des mots. Saint François d'Assise est pour moi un modèle : pas celui des fleurs et des petits oiseaux, mais celui qui a fondé sa joie sur un renoncement. Il n'y a pas de vraie joie sans renoncement. L'épanouissement humain sans limites est un leurre qui expose à la déception et à l'esclavage. Renoncer, c'est vivre l'expérience de la Croix, qui débouche toujours sur la Résurrection. Ce n'est pas non plus rechercher la souffrance pour elle-même, ce qui serait stérile. »
En cette année sacerdotale, quel beau témoignage que celui-ci, surtout qu'il "casse" quelque peu les idées reçues.
(Source : La Vie )
Elie-Marie, frère de la Communion Béthanie.
19:06 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Blog | Commentaires (3)



Commentaires
Très beau témoignage Elie-Marie, qui me touche beaucoup d'autant que j'ai exercé aussi un apostolat en prison du temps où j'étais "consacré". Très belle expérience humaine et spirituelle ...
Ecrit par : Mathieu | lundi, 22 juin 2009
Cela a dû être une expérience enrichissante, comme tu le dis toi-même.
En ce qui me concerne, je n'aurais pas pu.
Par contre, je me suis engagé dans l'accompagnement des malades, particulièrement du sida et l'accompagnement des mourants.
Beaucoup d'amis m'ont dit qu'ils n'auraient pas pu le faire, comme quoi, le Seigneur donne sa force, pour les missions qui sont en lien avec nos charismes propres.
Ecrit par : Elie-Marie | lundi, 22 juin 2009
Historiquement, on sait qu'en Angleterre, au début du XXème siècle, les curés des pauvres et des taulards étaient des "high church", qui célébraient avec le missel traditionnel, pendant que les curés des bourges étaient de sensibilité calviniste.
Ou bien l'aumônier catholique romain de la prison de Saint-Gilles-lez-Bxl, qui est de rite byzantin (donc tradi)...
Ecrit par : Georges | mercredi, 24 juin 2009
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