mardi, 30 juin 2009
NEUVAINE POUR LE REPOS DOMINICAL.
Avant de partir en retraite, je voudrais mettre en ligne une neuvaine pour le repos dominical, alors qu'on parle de plus en plus, de permettre de travailler le dimanche.
Bien sûr, il y a toujours eu des personnes qui ont travaillé ce jour-là, mais le projet de loi, qui devrait être examiné à partir du 6 juillet (donc en pleine vacances), pourrait élargir le panel de gens qui pourrait travailler. Que craint donc le gouvernement, pour ainsi faire voter une loi en période estivale ?
Le St Père devrait présenter sa troisième encyclique "Caritas in veritate" , dont le sujet est l'économie, nous montre ce que doit être une économie au service de l'homme et non le contraire.
Voici donc le texte de cette neuvaine, pour ceux qui voudraient s'y associer :
"Avec l’aide de la Providence, nous avons participé au report et à l’échec de plusieurs projets législatifs au cours des douze derniers mois.
Aujourd’hui, nous avons toutes les raisons de penser que la nouvelle proposition de loi déposée devant le Parlement bénéficiera d’une large adhésion au sein des deux assemblées.
Aussi estimons-nous actuellement que notre seule espérance réside dans la prière. Nous voyons un signe de la Providence dans le fait que cette proposition sera débattue la veille de l’anniversaire de la deuxième apparition reconnue de la Sainte Vierge à Auguste Arnaud à Saint-Bauzille-de-la-Sylve (8 juillet 1873).
Nous avons donc décidé de lancer une neuvaine pour le maintien du repos dominical comme facteur de cohésion sociale et promesse de bonheur pour les familles.
Cette neuvaine débutera le 30 juin 2009 pour se conclure le 8 juillet 2009 :
Ô, Notre-Dame du Dimanche, vous qui avez daigné apparaître à Auguste Arnaud à Saint-Bauzille-de-la-Sylve le 8 juillet 1873, nous vous implorons de protéger le dimanche en France, jour béni de la Résurrection de votre fils et jour très saint de notre Salut.
Méditation du troisième commandement de Dieu : « Souviens-toi du jour du sabbat pour le sanctifier» (Exode 20,8-10)
Méditation du premier précepte de l’Eglise : participer à l’Eucharistie dominicale et aux autres fêtes d’obligation et s’abstenir des travaux et des activités qui pourraient empêcher la sanctification de tels jours.
Ô Notre-Dame du Dimanche, gardez notre foi ferme, en ce jour béni de notre liberté voulue par votre Fils. Je crois en Dieu.
Ô Notre-Dame du Dimanche, nous vous demandons d’appeler le pardon de Dieu sur nous dans l’offense qui Lui est faite en n’honorant pas le dimanche, jour béni de miséricorde divine donnée à tous sans exception pour nous faire grandir en charité. Notre Père.
Ô Notre-Dame du Dimanche, nous vous confions notre espérance dans votre promesse de Paix pour la société et de bonheur dans les familles, en ce jour béni où le Christ nous a faits tous frères en Lui. Je vous salue Marie."
(Source : "Repos dominical")
Elie-Marie, frère de la Communion Béthanie.
20:11 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Prières et Poèsies | Commentaires (0)
lundi, 29 juin 2009
RETRAITE

Le Blog sera fermé du 1er au 5 juillet inclus, car votre serviteur va faire sa retraite d'été à Cabanoule, chez les cisterciennes de la Paix-Dieu, dans le Gard.
C'est la retraite de la Communion Béthanie, dont je suis frère.
Je vous emmène avec moi et prierai à toutes vos intentions.
Je vous laisse avec ce bel aphorisme :
"De Dieu, nous attendons
des preuves de son existence, or il ne nous
donne que des preuves de son amour"
(Gilbert Cesbron)
A bientôt !
Elie-Marie, frère de la Communion Béthanie.
14:27 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Blog | Commentaires (3)
jeudi, 25 juin 2009
CONSECRATION DE SOI-MÊME,SELON ST AELRED

Seigneur Jésus, moi... Seigneur Jésus, moi...
Je Te prends pour unique époux de mon âme, et je me donne à Toi afin de T'aimer fidèlement tout au long de ma vie. Je Te consacre le désir le plus profond de mon coeur : d’aimer et d’être aimé, dans une recherche incessante de communion contemplative avec Toi qui est l’Amour.
Je me voue à Toi, en mettant au centre de ma vie quotidienne la prière en assemblée d’Eglise, ou dans le secret de mon cœur.
Je Te livre toutes les pauvretés et les blessures de mon corps et de mon cœur, pour que Ton amour soit la source de ma guérison et de ma sanctification.
Dans les beaux jours comme dans les mauvais jours, dans ma vie comme dans ma mort, je ne mets mon espérance qu’en Toi, seul époux de mon âme. Prends donc ma vie pour Ton Royaume et pour Ta gloire !
Dans cet unique amour sponsal qui m’attache à Toi, je reçois les frères que Tu m’as donnés et me donneras pour les aimer vraiment, jusqu’au bout, comme Toi Tu nous as aimés.
Jésus, je ressens aussi cruellement la disproportion entre mes désirs d’aimer tous mes frères sans exception, que Toi-même as semés au fond de mon cœur, et mon incapacité radicale à y répondre, aussi je Te demande d’être Toi-même en moi, le cœur de mon cœur, l’Amour en moi, qui par moi se diffusera à d’autres cœurs. Que mon cœur ne vive qu’au rythme du Tien.
Avec l’aide de Ta grâce, je désir les aimer et les servir, avec un cœur ardent mais sans possessivité, sans exclusivité ni jalousie.
J’accepte dans Ton Amour qui nous rassemble, de Te livrer humblement et loyalement, ce qui fait à la fois mon trésor et ma pauvreté, ce désir d’aimer et d’être aimé que Tu as mis en moi, et qui ne peut s’accomplir entre eux et moi que dans la communion de Ton cœur.
Je désire de tout mon cœur que tu m’aides à renoncer à toute séduction, pour pouvoir me donner avec confiance aux autres dans ma pauvreté, tel que Tu me vois dans ta miséricorde.
J’accepte aussi d’accueillir dans mon cœur comme mes frères ceux qui sont aimés par ceux que j’aime.
Je renonce avec l’aide de ta grâce à faire de l’un de mes frères un objet de convoitise ou un instrument de plaisir et je te demande de me le faire voir toujours dans sa dignité d’enfant de Dieu pour lequel tu as versé ton Sang.
Je me livre à Toi, Jésus, pour être un maillon d’amour dans ta Communion des Saints, particulièrement avec ceux de Tes enfants, blessés comme moi dans leur désir d’aimer, que tu me donnes ou me donneras comme frères, pour commencer à partager dès cette vie Ton Amour infini qui fait déjà de nous des compagnons d’éternité.
Amen.
(Source : Fraternité Aelred )
Elie-Marie, frère de la Communion Béthanie.
11:23 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Prières et Poèsies | Commentaires (3)
mercredi, 24 juin 2009
NATIVITE DE SAINT JEAN-BAPTISTE

Voici l'hymne des Laudes de cette fête :
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Elie-Marie, frère de la Communion Béthanie
10:52 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Liturgie | Commentaires (0)
lundi, 22 juin 2009
PRIERE POUR L'ANNEE SACERDOTALE
Seigneur Jésus,
Tu as voulu donner à l’Eglise, à travers Saint Jean-Marie Vianney, une vivante image de toi-même, et une personnification de ta charité pastorale.
Aide-nous, en sa compagnie et aidés par son exemple, à bien vivre cette année sacerdotale.
Fais que nous puissions apprendre du Saint Curé d’Ars comment trouver notre joie à rester longuement devant le Saint-Sacrement; comme ta Parole qui nous enseigne est simple et quotidienne ; avec quelle tendresse ton amour accueille les pécheurs repentis ; comme est consolant l’abandon confiant à ta Très Sainte Mère Immaculée ; comme il est nécessaire de lutter avec vigilance contre le Malin.
Fais, ô Seigneur Jésus, que nos jeunes puissent aussi apprendre de l’exemple du Saint Curé d’Ars, combien est nécessaire, humble et glorieux le ministère sacerdotal que tu veux confier à ceux qui s’ouvrent à ton appel.
Fais que dans nos communautés également – comme à Ars en ce temps-là – se réalisent ces merveilles de grâce que tu accomplis quand un prêtre sait « mettre de l’amour dans sa paroisse ».
Fais que nos familles chrétiennes se sentent chez elles dans l’église – là où tes ministres peuvent toujours être rencontrés – et sachent rendre leur maison belle comme une église.
Fais que la charité de nos pasteurs enflamme et nourrisse la charité de tous les fidèles, de sorte que toutes les vocations et tous les charismes donnés par ton Esprit Saint puissent être accueillis et valorisés.
Mais surtout, ô Seigneur Jésus, accorde-nous l’ardeur et la vérité du cœur pour que nous puissions nous adresser à ton Père Céleste, en faisant nôtres les mots mêmes que Saint Jean-Marie Vianney utilisait lorsqu’il s’adressait à lui:
« Je vous aime ô mon Dieu, et mon seul désir est de vous aimer jusqu'au dernier soupir de ma vie.
Je vous aime, ô Dieu infiniment aimable, et j'aime mieux mourir en vous aimant, que de vivre un seul instant sans vous aimer.
Je vous aime, Seigneur, et la seule grâce que je vous demande, c'est de vous aimer éternellement.
Mon Dieu, si ma langue ne peut dire à tous moments que je vous aime, je veux que mon cœur vous le répète autant de fois que je respire.
Je vous aime, ô mon divin Sauveur, parce que vous avez été crucifié pour moi ;
et parce que vous me tenez ici-bas crucifié pour vous.
Mon Dieu, faites-moi la grâce de mourir en vous aimant et en sentant que je vous aime. »
Amen
Litanies de Notre- Seigneur Jésus, prêtre et victime:
Seigneur, prends pitié, Seigneur prends pitié
O Christ, prends pitié, O Christ, prends pitié
Seigneur, prends pitié, Seigneur, prends pitié
O Christ, écoute-nous, O Christ, écoute-nous
O Christ, exauce-nous, O Christ, exauce-nous
Père du Ciel, Seigneur Dieu, prends pitié de nous.
Fils, rédempteur du monde, Seigneur Dieu, prends pitié de nous.
Esprit Saint, Seigneur Dieu, prends pitié de nous.
Sainte Trinité, un seul Dieu, prends pitié de nous.
Jésus, prêtre et victime, prends pitié de nous.
Jésus, prêtre à jamais selon le sacerdoce de Melchisédech, prends pitié de nous.
Jésus, prêtre envoyé par Dieu porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, prends pitié de nous.
Jésus, prêtre qui as institué à la dernière Cène le Mémorial de ton Sacrifice, prends pitié de nous.
Jésus, prêtre toujours vivant pour intercéder en notre faveur, prends pitié de nous.
Jésus, grand prêtre qui as reçu du Père l'Onction d'Esprit Saint et de puissance, prends pitié de nous.
Jésus, grand prêtre choisi parmi les hommes, prends pitié de nous.
Jésus, grand prêtre établi en faveur des hommes, prends pitié de nous.
Jésus, grand prêtre de notre profession de foi, prends pitié de nous.
Jésus, grand prêtre digne d'une gloire supérieure à celle de Moïse, prends pitié de nous.
Jésus, grand prêtre du sanctuaire véritable, prends pitié de nous.
Jésus, grand prêtre des biens à venir, prends pitié de nous.
Jésus, grand prêtre saint, innocent et sans tache, prends pitié de nous.
Jésus, grand prêtre fidèle et miséricordieux, prends pitié de nous.
Jésus, grand prêtre brûlant de zèle pour Dieu et pour les âmes, prends pitié de nous.
Jésus, grand prêtre parfait à jamais, prends pitié de nous.
Jésus, grand prêtre qui as traversé les cieux par ton Sang, prends pitié de nous.
Jésus, grand prêtre qui nous as ouvert la voie, prends pitié de nous.
Jésus, grand prêtre qui nous as aimés et nous a lavés de nos péchés par ton Sang, prends pitié de nous.
Jésus, grand prêtre qui t'es livré à Dieu en offrande et victime sans tache, prends pitié de nous.
Jésus, victime pour Dieu et les hommes, prends pitié de nous.
Jésus, victime sainte et immaculée, prends pitié de nous.
Jésus, victime d'apaisement, prends pitié de nous.
Jésus, victime pacifique, prends pitié de nous.
Jésus, victime d'expiation et de louange, prends pitié de nous.
Jésus, victime de réconciliation et de paix, prends pitié de nous.
Jésus, victime en qui nous pouvons en toute confiance accéder à Dieu, prends pitié de nous.
Jésus, victime vivante pour les siècles des siècles, prends pitié de nous.
Montre-toi favorable, Jésus, épargne-nous.
Montre-toi favorable, Jésus, écoute-nous.
Des attaques contre tes prêtres, Jésus, délivre-nous.
Du péché de sacrilège, Jésus, délivre-nous.
De l'esprit de débauche, Jésus, délivre-nous.
Des gains malhonnêtes, Jésus, délivre-nous.
De toute simonie, Jésus, délivre-nous.
De l'abus des biens de l'Église, Jésus, délivre-nous.
De l'amour du monde et de ses vanités, Jésus, délivre-nous.
De la célébration indigne de tes mystères, Jésus, délivre-nous.
Par ton Sacerdoce éternel, Jésus, délivre-nous.
Par l'onction sainte reçue du Père qui t'a établi prêtre, Jésus, délivre-nous.
Par l'esprit de ton sacerdoce, Jésus, délivre-nous.
Par ton ministère qui a glorifié ton Père sur la terre, Jésus, délivre-nous.
Par l'unique offrande sanglante de toi-même sur la Croix, Jésus, délivre-nous.
Par ce même sacrifice renouvelé chaque jour sur l'autel, Jésus, délivre-nous.
Par la puissance divine que tu exerces mystérieusement par tes prêtres, Jésus, délivre-nous.
Pour qu'il te plaise de garder dans la sainteté de ton service tous les prêtres, de grâce, écoute-nous.
Pour qu'il te plaise d'accorder à ton peuple des pasteurs selon ton cœur, de grâce, écoute-nous.
Pour qu'il te plaise de les remplir de l'esprit de ton sacerdoce, écoute-nous.
Pour que les lèvres des prêtres gardent le savoir, écoute-nous.
Pour qu'il te plaise d'envoyer dans ta moisson des ouvriers fidèles, écoute-nous.
Pour qu'il te plaise de multiplier les dispensateurs de tes mystères, écoute-nous.
Pour qu'il te plaise de leur accorder de persévérer dans le service que tu leur demandes, écoute-nous.
Pour qu'il te plaise de leur accorder patience dans le ministère, écoute-nous.
efficacité dans l'action et persévérance dans la prière, écoute-nous.
Pour qu'il te plaise de répandre par eux en tout lieu le culte du Saint-Sacrement, écoute-nous.
Pour qu'il te plaise d'accueillir dans ta joie tes fidèles serviteurs, écoute-nous.
Agneau de Dieu, qui enlèves le péché du monde, épargne-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui enlèves le péché du monde, écoute-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui enlèves le péché du monde, prends pitié de nous.
Jésus, grand prêtre, écoute-nous.
Jésus, grand prêtre, exauce-nous.
Prions :
Dieu qui gardes et sanctifies ton Église, suscite en elle par ton Esprit des serviteurs de tes mystères capables et fidèles ; par leur ministère et leur exemple, le peuple chrétien avancera sous ta protection dans la voie du salut. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.
Dieu qui as ordonné à tes disciples, alors qu'ils célébraient le culte et jeûnaient, de mettre à part Paul et Barnabé pour l'œuvre à laquelle tu les avais appelés, assiste ton Église en prière, toi qui sondes les cœurs, et montre-nous ceux que tu as choisis pour ton service. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Ainsi soit-il.
Prière citée par le Pape Jean Paul II in "MA VOCATION, DON ET MYSTERE" – 1996
(Source : Annus Sacerdotalis, site mis en place par le Vatican, pour cette année sacerdotale)
Elie-Marie, frère de la Communion Béthanie.
12:28 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Prières et Poèsies | Commentaires (0)
dimanche, 21 juin 2009
UN "TRADI" CHEZ LES "TAULARDS"

Qui a dit que les "tradis", ne s'intéressaient guère à leur prochain et se préoccupaient davantage de questions morales ou liturgiques ?
Eh bien ce n'est pas le cas de ce jeune prêtre de 36 ans, ordonné en 2006, pour le compte de la Fraternité St-Pierre(institut, crée en 1988, pour les "tradis", qui refusaient les sacres et donc le schisme d'avec Rome) .
Né d'un père sénégalais et d'une mère lyonnaise, Jean-Cyrille SOW (c'est son nom), entre au séminaire à 26 ans. Il commence son ministère en Afrique et revenu en France, obtient de son évêque en plus de son ministère paroissiale, d'être aumônier de prison. Il s'occupe également d'une famille de Roms, en grande précarité.
« Être prêtre en prison, c'est comme un ballon d'oxygène. Je crois que je ne suis jamais autant prêtre qu'avec les prisonniers, pour lesquels je suis signe de la miséricorde de Dieu. Le prêtre est fait pour être au contact de la misère et de la faiblesse humaines. Parfois, des hommes apparemment solides se mettent à pleurer devant moi. Je suis au contact avec le Christ lorsque je touche cette misère. Pour tenir, la prière est très importante. Je sens aussi que je ne suis jamais seul : l'Esprit saint m'assiste, me donne des mots. Saint François d'Assise est pour moi un modèle : pas celui des fleurs et des petits oiseaux, mais celui qui a fondé sa joie sur un renoncement. Il n'y a pas de vraie joie sans renoncement. L'épanouissement humain sans limites est un leurre qui expose à la déception et à l'esclavage. Renoncer, c'est vivre l'expérience de la Croix, qui débouche toujours sur la Résurrection. Ce n'est pas non plus rechercher la souffrance pour elle-même, ce qui serait stérile. »
En cette année sacerdotale, quel beau témoignage que celui-ci, surtout qu'il "casse" quelque peu les idées reçues.
(Source : La Vie )
Elie-Marie, frère de la Communion Béthanie.
19:06 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Blog | Commentaires (3)
samedi, 20 juin 2009
LE COEUR DOULOUREUX ET IMMACULE DE MARIE

C'est en 1944, que le pape Pie XII, institua cette fête. Elle était fixée au 22 aout.
En 1970, l'Eglise voulut associé la mère et le fils ou le fils et la mère, et donc déplaça cette fête, qui n'est malheureusement plus qu'une mémoire, le lendemain de la fête du Sacré-Coeur.
C'est au XVIIe siècle, que Saint Jean Eudes, promeut cette dévotion.
Quelques siècles plus tard, en 1917, la très Sainte Vierge apparaît à Fatima à des petits pastoureaux et recommande la dévotion à son Coeur Douloureux et Immaculé et la communion réparatrice des cinq premiers samedis du mois.
Dans la tradition catholique, le premier vendredi du mois est consacré au Sacré-Coeur, le premier samedi du mois, au Coeur Douloureux et Immaculé de Marie et depuis décembre 2005, le premier dimanche du mois et consacré aux deux Coeurs-Unis de Jésus et de Marie.
Voici une trés belle consécration au Coeur Douloureux et Immaculé de Marie :
Montrez-nous votre cœur percé par le glaive de nos péchés et maintenez-nous sans cesse dans l'horreur du mal et la hantise de la réparation.
Cœur douloureux et immaculé de Marie, nous vous consacrons nos personnes, notre diocèse, toutes les paroisses, tous les prêtres, les familles, la jeunesse, les malades, tous ceux qui souffrent. Nous vous confions la relève des âmes consacrées et nous implorons de votre maternelle puissance le retour de nos frères égarés.
10:25 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Liturgie | Commentaires (0)
vendredi, 19 juin 2009
SOLENNITE DU SACRE-COEUR DE JESUS

En ce jour, l'Eglise, fête solennellement le Coeur-Sacré de Jésus.
C'est à la suite des apparitions de Paray-le-Monial, à Sainte Marguerite-Marie Alacoque, en 1689, que le Seigneur (entr'autre) a demandé qu'une fête soit célébrée pour honorer la source de son amour pour toute l'humanité; à savoir son Sacré-Coeur.
C'est en 1856, que le Bx Pie IX, étend cette fête à toute l'Eglise latine
Coeur-Sacré de Jésus,
j'ai confiance et j'espère en vous !
Le Pape Jean-Paul II a décidé aussi que cette journée serait conscarée à la sanctification des prêtres. C'est dans cette optique, que le pape Benoît XVI, a proclamé une année jubilaire sacerdotale, placée sous le partonnage de Saint Jean-Marie Vianney, plus connu sous le nom du saint curé d'Ars, à l'occasion du 150 anniversaire de sa naissance au ciel.
A cette effet, le Saint-Père à écrit une lettre d'ouverture de cette année. C'est un texte d'une grande profondeur.
Puissions-nous prier pour nos prêtres qui en ont tant besoin et pour les vocations sacerdotales et religieuses:
LETTRE DU SOUVERAIN PONTIFE
BENOÎT XVI
POUR L’INDICTION
D’UNE ANNÉE SACERDOTALE
À L’OCCASION DU 150e ANNIVERSAIRE
DU DIES NATALIS DU SAINT CURÉ D’ARS
Chers Frères dans le sacerdoce,
En la prochaine solennité du Sacré-Cœur de Jésus, vendredi 19 juin 2009 – journée traditionnellement consacrée à la prière pour la sanctification des prêtres –, j’ai pensé ouvrir officiellement une « Année sacerdotale » à l’occasion du 150e anniversaire du « dies natalis » de Jean-Marie Vianney, le saint patron de tous les curés du monde[1]. Une telle année, qui veut contribuer à promouvoir un engagement de renouveau intérieur de tous les prêtres afin de rendre plus incisif et plus vigoureux leur témoignage évangélique dans le monde d’aujourd’hui, se conclura en la même solennité de l’année 2010. « Le Sacerdoce, c’est l’amour du cœur de Jésus », avait coutume de dire le Saint Curé d’Ars[2] . Cette expression touchante nous permet avant tout d’évoquer avec tendresse et reconnaissance l’immense don que sont les prêtres non seulement pour l'Église, mais aussi pour l’humanité elle-même. Je pense à tous ces prêtres qui présentent aux fidèles chrétiens et au monde entier l’offrande humble et quotidienne des paroles et des gestes du Christ, s’efforçant de Lui donner leur adhésion par leurs pensées, leur volonté, leurs sentiments et le style de toute leur existence. Comment ne pas mettre en évidence leurs labeurs apostoliques, leur service inlassable et caché, leur charité ouverte à l’universel ? Et que dire de la courageuse fidélité de tant de prêtres qui, bien que confrontés à des difficultés et à des incompréhensions, restent fidèles à leur vocation : celle d’« amis du Christ », qui ont reçu de Lui un appel particulier, ont été choisis et envoyés ?
Je porte moi-même encore vivant dans mon cœur le souvenir du premier curé auprès de qui j’ai exercé mon ministère de jeune prêtre : il m’a laissé l’exemple d’un dévouement sans faille à son service pastoral, au point de trouver la mort alors qu’il allait porter le viatique à un malade grave. Me viennent encore à la mémoire les innombrables confrères que j’ai rencontrés et que je continue à rencontrer, même au cours de mes voyages pastoraux en divers pays ; tous généreusement engagés dans l’exercice quotidien de leur ministère sacerdotal. Mais l’expression utilisée par le Saint Curé évoque aussi le Cœur transpercé du Christ et la couronne d’épines qui l’entoure. Et notre pensée se tourne alors vers les innombrables situations de souffrance dans lesquelles sont plongés bien des prêtres, soit parce qu’ils participent à l’expérience humaine de la douleur dans ses multiples manifestations, soit parce qu’ils sont incompris par ceux qui bénéficient de leur ministère : comment ne pas nous souvenir de tant de prêtres bafoués dans leur dignité, empêchés d’accomplir leur mission, parfois même persécutés jusqu’au témoignage suprême du sang ?
Il existe aussi malheureusement des situations, jamais assez déplorées, où l'Église elle-même souffre de l’infidélité de certains de ses ministres. Et c’est pour le monde un motif de scandale et de refus. Ce qui, dans de tels cas peut être surtout profitable pour l'Église, ce n’est pas tant la pointilleuse révélation des faiblesses de ses ministres, mais plutôt une conscience renouvelée et joyeuse de la grandeur du don de Dieu, concrétisé dans les figures splendides de pasteurs généreux, de religieux brûlant d’amour pour Dieu et pour les âmes, de directeurs spirituels éclairés et patients. A cet égard, les enseignements et les exemples de saint Jean-Marie Vianney peuvent offrir à tous un point de référence significatif : le Curé d’Ars était très humble, mais il avait conscience, comme prêtre, d’être un don immense pour son peuple : « Un bon pasteur, un pasteur selon le cœur de Dieu, c’est là le plus grand trésor que le bon Dieu puisse accorder à une paroisse, et un des plus précieux dons de la miséricorde divine »[3]. Il parlait du sacerdoce comme s’il ne réussissait pas à se convaincre de la grandeur du don et de la tâche confiés à une créature humaine : « Oh ! que le prêtre est quelque chose de grand ! s’il se comprenait, il mourrait… Dieu lui obéit : il dit deux mots et Notre Seigneur descend du ciel à sa voix et se renferme dans une petite hostie… »[4]. Et, pour expliquer à ses fidèles l’importance des sacrements, il disait : « Si nous n’avions pas le sacrement de l’Ordre, nous n’aurions pas Notre-Seigneur. Qui est-ce qui l’a mis là, dans le tabernacle ? Le prêtre. Qui est-ce qui a reçu notre âme à son entrée dans la vie ? Le prêtre. Qui la nourrit pour lui donner la force de faire son pèlerinage ? Le prêtre. Qui la préparera à paraître devant Dieu, en lavant cette âme pour la dernière fois dans le sang de Jésus-Christ ? Le prêtre, toujours le prêtre. Et si cette âme vient à mourir [à cause du péché], qui la ressuscitera, qui lui rendra le calme et la paix ? Encore le prêtre… Après Dieu, le prêtre c’est tout… Le prêtre ne se comprendra bien que dans le ciel »[5]. Ces affirmations, jaillies du cœur sacerdotal du saint curé, peuvent nous sembler excessives. Elles manifestent toutefois en quelle haute considération il tenait le sacrement du sacerdoce. Il semblait submergé par le sentiment d’une responsabilité sans bornes : « Si l’on comprenait bien le prêtre sur la terre, on mourrait non de frayeur, mais d’amour … Sans le prêtre, la mort et la passion de Notre-Seigneur ne serviraient de rien… C’est le prêtre qui continue l’œuvre de Rédemption, sur la terre… A quoi servirait une maison remplie d’or, si vous n’aviez personne pour ouvrir la porte ? Le prêtre a la clef des trésors célestes : c’est lui qui ouvre la porte ; il est l’économe du bon Dieu, l’administrateur de ses biens…. Laissez une paroisse vingt ans sans prêtre : on y adorera les bêtes… Le prêtre n’est pas prêtre pour lui… il est pour vous »[6].
Il était arrivé à Ars, un petit village de 230 habitants, prévenu par l’Évêque qu’il y aurait trouvé une situation religieuse précaire : « Il n’y a pas beaucoup d’amour de Dieu dans cette paroisse, vous l’y mettrez ». Il était donc pleinement conscient qu’il devait y aller pour y incarner la présence du Christ, témoignant de sa tendresse salvifique : « [Mon Dieu], accordez-moi la conversion de ma paroisse ; je consens à souffrir ce que vous voulez tout le temps de ma vie ! », c’est par cette prière qu’il commença sa mission[7]. Le Saint Curé se consacra à la conversion de sa paroisse de toutes ses forces, donnant la première place dans ses préoccupations à la formation chrétienne du peuple qui lui était confié. Chers frères dans le Sacerdoce, demandons au Seigneur Jésus la grâce de pouvoir apprendre nous aussi la méthode pastorale de saint Jean-Marie Vianney ! Ce que nous devons apprendre en tout premier lieu c’est sa totale identification à son ministère. En Jésus, Personne et Mission tendent à coïncider : toute son action salvifique était et est expression de son « Moi filial » qui, de toute éternité, se tient devant le Père dans une attitude de soumission pleine d’amour à sa volonté. Dans une humble mais réelle analogie, le prêtre lui aussi doit tendre à cette identification. Il ne s’agit pas évidemment d’oublier que l’efficacité substantielle du ministère demeure indépendante de la sainteté du ministre ; mais on ne peut pas non plus ignorer l’extraordinaire fécondité produite par la rencontre entre la sainteté objective du ministère et celle, subjective, du ministre. Le Saint Curé d’Ars se livra immédiatement à cet humble et patient travail d’harmonisation entre sa vie de ministre et la sainteté du ministère qui lui était confié, allant jusqu’à décider d’« habiter » matériellement dans son église paroissiale : « A peine arrivé, il choisit l’église pour être sa demeure… Il entrait dans l’église avant l’aube et il n’en sortait qu’après l’Angelus du soir. C’est là qu’il fallait le chercher si l’on avait besoin de lui », peut-on lire dans sa première biographie[8].
La pieuse exagération du dévoué hagiographe ne doit pas nous induire à négliger le fait que le Saint Curé sut aussi « habiter » activement tout le territoire de sa paroisse : il rendait visite de manière systématique à tous les malades et aux familles ; il organisait des missions populaires et des fêtes patronales ; il recueillait et administrait des dons en argent pour ses œuvres charitables et missionnaires ; il embellissait son église en la dotant d’objets sacrés ; il s’occupait des orphelines de la « Providence » (un Institut qu’il avait fondé) et de leurs éducatrices ; il s’intéressait à l’éducation des enfants ; il créait des confréries et invitait les laïcs à collaborer avec lui.
Son exemple me pousse à évoquer les espaces de collaboration que l’on doit ouvrir toujours davantage aux fidèles laïcs, avec lesquels les prêtres forment l’unique peuple sacerdotal[9] et au milieu desquels, en raison du sacerdoce ministériel, ils se trouvent « pour les conduire tous à l’unité dans l’amour "s’aimant les uns les autres d’un amour fraternel, rivalisant d’égards entre eux" (Rm 12, 10) »[10]. Il convient de se souvenir, dans ce contexte, comment le Concile Vatican II encourageait chaleureusement les prêtres à « reconnaître sincèrement et à promouvoir la dignité des laïcs et la part propre qu’ils prennent dans la mission de l'Église… Ils doivent écouter de bon cœur les laïcs, en prenant fraternellement en considération leurs désirs, et en reconnaissant leur expérience et leur compétence dans les divers domaines de l’activité humaine, afin de pouvoir discerner avec eux les signes des temps »[11].
Le Saint Curé enseignait surtout ses paroissiens par le témoignage de sa vie. A son exemple, les fidèles apprenaient à prier, s’arrêtant volontiers devant le tabernacle pour faire une visite à Jésus Eucharistie[12]. « On n’a pas besoin de tant parler pour bien prier – leur expliquait le Curé – On sait que le bon Dieu est là, dans le saint Tabernacle ; on lui ouvre son cœur ; on se complaît en sa présence. C’est la meilleure prière, celle-là »[13]. Et il les exhortait : « Venez à la communion, venez à Jésus, venez vivre de lui, afin de vivre pour lui »[14]. « C’est vrai, vous n’en êtes pas dignes, mais vous en avez besoin ! »[15]. Cette éducation des fidèles à la présence eucharistique et à la communion[16]. « Toutes les bonnes œuvres réunies – disait-il – n’équivalent pas au sacrifice de la messe, parce qu’elles sont les œuvres des hommes, et la sainte messe est l’œuvre de Dieu »[17]. Il était convaincu que toute la ferveur de la vie d’un prêtre dépendait de la Messe : « La cause du relâchement du prêtre, c’est qu’on ne fait pas attention à la messe ! Hélas ! Mon Dieu ! qu’un prêtre est à plaindre quand il fait cela comme une chose ordinaire ! »[18]. Et il avait pris l’habitude, quand il célébrait, d’offrir toujours le sacrifice de sa propre vie : « Oh ! qu’un prêtre fait bien de s’offrir à Dieu en sacrifice tous les matins »[19]. revêtait une efficacité toute particulière, quand les fidèles le voyaient célébrer le saint sacrifice de la Messe. Ceux qui y assistaient disaient « qu’il n’était pas possible de voir un visage qui exprime à ce point l’adoration… Il contemplait l’Hostie avec tant d’amour »
Cette identification personnelle au sacrifice de la Croix le conduisait – d’un seul mouvement intérieur – de l’autel au confessionnal. Les prêtres ne devraient jamais se résigner à voir les confessionnaux désertés ni se contenter de constater la désaffection des fidèles pour ce sacrement. Au temps du Saint Curé, en France, la confession n’était pas plus facile ni plus fréquente que de nos jours, compte tenu du fait que la tourmente de la Révolution avait étouffé pendant longtemps la pratique religieuse. Mais il s’est efforcé, de toutes les manières : par la prédication, en cherchant à persuader par ses conseils, à faire redécouvrir à ses paroissiens le sens et la beauté de la Pénitence sacramentelle, en montrant comment elle est une exigence intime de la Présence eucharistique. Il sut ainsi donner vie à un cercle vertueux. Par ses longues permanences à l’église, devant le tabernacle, il fit en sorte que les fidèles commencent à l’imiter, s’y rendant pour rendre visite à Jésus, et qu’ils soient en même temps sûrs d’y trouver leur curé, disponible pour l’écoute et le pardon. Par la suite, la foule croissante des pénitents qui venaient de la France entière, le retint au confessionnal jusqu’à 16 heures par jour. On disait alors qu’Ars était devenu « le grand hôpital des âmes »[20]. « La grâce qu’il obtenait [pour la conversion des pécheurs] était si puissante qu’elle allait à leur recherche sans leur laisser un moment de répit » dit le premier biographe[21]. C’est bien ce que pensait le Saint Curé quand il disait : « Ce n’est pas le pécheur qui revient à Dieu pour lui demander pardon ; mais c’est Dieu lui-même qui court après le pécheur et qui le fait revenir à lui »[22]. « Ce bon sauveur est si rempli d’amour pour nous qu’il nous cherche partout ! »[23].
Nous tous, prêtres, nous devrions réaliser que les paroles qu’il mettait dans la bouche du Christ nous concernent personnellement : « Je chargerai mes ministres de leur annoncer que je suis toujours prêt à les recevoir, que ma miséricorde est infinie »[24]. Du Saint Curé d’Ars, nous pouvons apprendre, nous prêtres, non seulement une inépuisable confiance dans le sacrement de la Pénitence au point de nous inciter à le remettre au centre de nos préoccupations pastorales, mais aussi une méthode pour le « dialogue de salut » qui doit s’établir en lui. Le Curé d’Ars avait une manière différente de se comporter avec les divers pénitents. Celui qui s’approchait de son confessionnal attiré par un besoin intime et humble du pardon de Dieu, trouvait en lui l’encouragement à se plonger dans « le torrent de la divine miséricorde » qui emporte tout dans son élan. Et si quelqu’un s’affligeait de sa faiblesse et de son inconstance, craignant les rechutes à venir, le Curé lui révélait le secret de Dieu par une expression d’une touchante beauté : « Le bon Dieu sait toutes choses. D’avance, il sait qu’après vous être confessé, vous pécherez de nouveau et cependant il vous pardonne. Quel amour que celui de notre Dieu qui va jusqu’à oublier volontairement l’avenir pour nous pardonner ! »[25]. A celui qui, à l’inverse, s’accusait avec tiédeur et de manière presque indifférente, il offrait, par ses larmes, la preuve de la souffrance et de la gravité que causait cette attitude « abominable » : « Je pleure de ce que vous ne pleurez pas »[26], disait-il. « Encore, si le bon Dieu n’était si bon, mais il est si bon. Faut-il que l’homme soit barbare pour un si bon Père »[27]. Il faisait naître le repentir dans le cœur des tièdes, en les obligeant à voir, de leurs propres yeux et presque « incarnée » sur le visage du prêtre qui les confessait, la souffrance de Dieu devant les péchés. Par contre, si quelqu’un se présentait avec un désir déjà éveillé d’une vie spirituelle plus profonde et qu’il en était capable, il l’introduisait dans les profondeurs de l’amour, exposant l’indicible beauté que représente le fait de pouvoir vivre unis à Dieu et en sa présence : « Tout sous les yeux de Dieu, tout avec Dieu, tout pour plaire à Dieu… Oh ! que c’est beau ! »[28]. A ceux-là, il enseignait à prier : « Mon Dieu, faites-moi la grâce de vous aimer autant qu’il est possible que je vous aime »[29].
Le Curé d’Ars, en son temps, a su transformer le cœur et la vie de tant de personnes, parce qu’il a réussi à leur faire percevoir l’amour miséricordieux du Seigneur. Notre temps aussi a un besoin urgent d’une telle annonce et d’un tel témoignage de la vérité de l’Amour : Deus caritas est (1 Jn 4,8). Par la Parole et les Sacrements de son Jésus, Jean-Marie Vianney savait édifier son peuple, même si, souvent, il tremblait devant son incapacité personnelle, au point de désirer plus d’une fois être délivré des responsabilités du ministère paroissial dont il se sentait indigne. Toutefois, avec une obéissance exemplaire, il demeura toujours à son poste, parce qu’il était dévoré de la passion apostolique pour le salut des âmes. Il s’efforçait d’adhérer totalement à sa vocation et à sa mission en pratiquant une ascèse sévère : « Ce qui est un grand malheur, pour nous autres curés – déplorait le saint –, c’est que l’âme s’engourdit »[30] ; et il faisait ainsi allusion au danger que court le pasteur de s’habituer à l’état de péché ou d’indifférence dans lequel se trouvent tant de ses brebis. Il maîtrisait son corps par des veilles et des jeûnes, afin d’éviter qu’il n’oppose résistance à son âme sacerdotale. Et il n’hésitait pas à s’infliger des mortifications pour le bien des âmes qui lui étaient confiées et pour contribuer à l’expiation de tant de péchés entendus en confession. A un confrère prêtre, il expliquait : « Je vais vous dire ma recette. Je leur donne une petite pénitence et je fais le reste à leur place »[31]. Par-delà ces pénitences concrètes auxquelles le Curé d’Ars se livrait, le noyau central de son enseignement demeure toujours valable pour tous : Jésus verse son sang pour les âmes et le prêtre ne peut se consacrer à leur salut s’il refuse de participer personnellement à ce « prix élevé » de la rédemption.
Dans le monde d’aujourd’hui, comme dans les temps difficiles du Curé d’Ars, il faut que les prêtres, dans leur vie et leur action, se distinguent par la force de leur témoignage évangélique. Paul VI faisait remarquer avec justesse : « L’homme contemporain écoute plus volontiers les témoins que les maîtres, ou, s’il écoute les maîtres, c’est parce qu’ils sont des témoins »[32]. Pour éviter que ne surgisse en nous un vide existentiel et que ne soit compromise l’efficacité de notre ministère, il faut que nous nous interrogions toujours de nouveau : « Sommes-nous vraiment imprégnés de la Parole de Dieu ? Est-elle vraiment la nourriture qui nous fait vivre, plus encore que le pain et les choses de ce monde ? La connaissons-nous vraiment ? L’aimons-nous ? Intérieurement, nous préoccupons-nous de cette parole au point qu’elle façonne réellement notre vie et informe notre pensée ? »[33]. Tout comme Jésus appela les Douze pour qu’ils demeurent avec lui (cf. Mc 3,14) et que, après seulement, il les envoya prêcher, de même, de nos jours, les prêtres sont appelés à assimiler ce « nouveau style de vie » qui a été inauguré par le Seigneur Jésus et qui est devenu précisément celui des Apôtres[34].
C’est cette même adhésion sans réserve au « nouveau style de vie » qui fut la marque de l’engagement du Curé d’Ars dans tout son ministère. Le Pape Jean XXIII, dans l’Encyclique Sacerdotii nostri primordia, publiée en 1959 à l’occasion du premier centenaire de la mort de saint Jean-Marie Vianney, présentait sa physionomie ascétique sous le signe des « trois conseils évangéliques », qu’il jugeait nécessaires aussi pour les prêtres : « Si pour atteindre à cette sainteté de vie, la pratique des conseils évangéliques n’est pas imposée au prêtre en vertu de son état clérical, elle s’offre néanmoins à lui, comme à tous les disciples du Seigneur, comme la voie royale de la sanctification chrétienne »[35]. Le Curé d’Ars sut vivre les « conseils évangéliques » selon des modalités adaptées à sa condition de prêtre. Sa pauvreté, en effet, ne fut pas celle d’un religieux ou d’un moine, mais celle qui est demandée à un prêtre : tout en gérant de grosses sommes d’argent (puisque les pèlerins les plus riches ne manquaient pas de s’intéresser à ses œuvres de charité), il savait que tout était donné pour son église, pour les pauvres, pour ses orphelins et pour les enfants de sa « Providence »[36], et pour les familles les plus nécessiteuses. Donc, il « était riche pour donner aux autres, et bien pauvre pour lui-même »[37]. Il expliquait : « Mon secret est bien simple, c’est de tout donner et de ne rien garder »[38]. Quand il lui arrivait d’avoir les mains vides, content, il disait aux pauvres qui s’adressaient à lui : « Je suis pauvre comme vous ; je suis aujourd’hui l’un des vôtres »[39]. Ainsi, à la fin de sa vie, il put affirmer dans une totale sérénité : « Je n’ai plus rien, le bon Dieu peut m’appeler quand il voudra »[40]. Sa chasteté était aussi celle qui était demandée à un prêtre pour son ministère. On peut dire qu’il s’agissait de la chasteté nécessaire à celui qui doit habituellement toucher l’Eucharistie et qui habituellement la contemple avec toute l’ardeur du cœur et qui, avec la même ferveur, la donne à ses fidèles. On disait de lui que « la chasteté brillait dans son regard », et les fidèles s’en rendaient compte quand il se tournait vers le tabernacle avec le regard d’un amoureux[41]. De même, l’obéissance de saint Jean-Marie Vianney fut entièrement incarnée dans son adhésion à toutes les souffrances liées aux exigences quotidiennes du ministère. On sait combien il était tourmenté par la pensée de son incapacité pour le ministère paroissial et par son désir de fuir « pour pleurer dans la solitude sur sa pauvre vie »[42]. L’obéissance seule, et sa passion pour les âmes, réussissaient à le convaincre de rester à son poste. Il montrait à ses fidèles, comme à lui-même qu’il « n’y a pas deux bonnes manières de servir Notre Seigneur, il n’y en a qu’une, c’est de le servir comme il veut être servi »[43]. Il lui semblait que la règle d’or pour une vie d’obéissance fut celle-ci : « Ne faire que ce que l’on peut offrir au bon Dieu »[44].
Dans ce contexte d’une spiritualité nourrie par la pratique des conseils évangéliques, je tiens à adresser aux prêtres, en cette Année qui leur est consacrée, une invitation cordiale, celle de savoir accueillir le nouveau printemps que l’Esprit suscite de nos jours dans l'Église, en particulier grâce aux Mouvements ecclésiaux et aux nouvelles Communautés. « L’Esprit dans ses dons prend de multiples formes… Il souffle où il veut. Il le fait de manière inattendue, dans des lieux inattendus et sous des formes qu’on ne peut imaginer à l’avance… Il nous démontre également qu’il œuvre en vue de l’unique corps et dans l’unité de l’unique corps »[45]. Ce que dit à cet égard le Décret Presbyterorum ordinis[46]. Ces mêmes dons, qui poussent bien des personnes vers une vie spirituelle plus élevée, sont profitables non seulement pour les fidèles laïcs mais pour les ministres eux-mêmes. C’est de la communion entre ministres ordonnés et charismes que peut naître « un élan précieux pour un engagement renouvelé de l'Église au service de l’annonce et du témoignage de l’Évangile de l’espérance et de la charité partout à travers le monde »[47]. Je voudrais encore ajouter, dans la ligne de l’Exhortation apostolique Pastores dabo vobis du Pape Jean-Paul II, que le ministère ordonné a une « forme communautaire » radicale et qu’il ne peut être accompli que dans la communion des prêtres avec leur Évêque[48]. Il faut que cette communion des prêtres entre eux et avec leur Évêque, enracinée dans le sacrement de l’Ordre et manifestée par la concélébration eucharistique, se traduise dans les diverses formes concrètes d’une fraternité effective et affective[49]. Ainsi seulement, les prêtres pourront-ils vivre en plénitude le don du célibat et seront-ils capables de faire épanouir des communautés chrétiennes au sein desquelles se renouvellent les prodiges de la première prédication de l’Évangile. est d’actualité : « Eprouvant les esprits pour savoir s’ils sont de Dieu, ils [les prêtres] chercheront à déceler, avec le sens de la foi, les charismes multiformes des laïcs, qu’ils soient humbles ou éminents, les reconnaîtront avec joie et les développeront avec un zèle empressé »
L’Année paulinienne qui arrive à sa fin nous invite à considérer encore la figure de l’Apôtre des Gentils dans laquelle brille à nos yeux un modèle splendide de prêtre complètement « donné » à son ministère. « L’amour du Christ nous presse – écrivait-il – à la pensée que, si un seul est mort pour tous, alors tous sont morts » (2 Co, 5, 14) et il ajoutait : « Il est mort pour tous, afin que les vivants ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux » (2 Co 5, 15). Quel meilleur programme pourrait être proposé à un prêtre qui s’efforce de progresser sur le chemin de la perfection chrétienne ?
Chers prêtres, la célébration du 150e anniversaire de la mort de saint Jean-Marie Vianney (1859) vient immédiatement après les célébrations achevées il y a peu du 150e anniversaire des apparitions de Lourdes (1858). Déjà en 1959, le bienheureux Pape Jean XXIII l’avait remarqué : « Peu avant que le Curé d’Ars n’achevât sa longue carrière pleine de mérites, [la Vierge Immaculée] était apparue dans une autre région de France à une enfant humble et pure pour lui communiquer un message de prière et de pénitence, dont on sait l’immense retentissement spirituel depuis un siècle. En vérité, l’existence du saint prêtre dont nous célébrons la mémoire, était à l’avance une vivante illustration des grandes vérités surnaturelles enseignées à la voyante de Massabielle ! Il avait lui-même pour l’Immaculée Conception de la Très Sainte Vierge une très vive dévotion, lui qui, en 1836, avait consacré sa paroisse à Marie conçue sans péché et devait accueillir avec tant de foi et de joie la définition dogmatique de 1854 »[50]. Le Saint Curé rappelait toujours à ses fidèles que « Jésus-Christ, après nous avoir donné tout ce qu’il pouvait nous donner, veut encore nous faire héritiers de ce qu’il y a de plus précieux, c’est-à-dire sa Sainte Mère »[51].
Je confie cette Année sacerdotale à la Vierge Sainte, lui demandant de susciter dans l’âme de chaque prêtre un renouveau généreux de ces idéaux de donation totale au Christ et à l'Église qui ont inspiré la pensée et l’action du Saint Curé d’Ars. La fervente vie de prière et l’amour passionné de Jésus crucifié ont nourri le don quotidien et sans réserve de Jean-Marie Vianney à Dieu et à l'Église. Puisse son exemple susciter parmi les prêtres ce témoignage d’unité avec l’Évêque, entre eux et avec les laïcs, qui est si nécessaire aujourd’hui, comme en tout temps. Malgré le mal qui se trouve dans le monde, la parole du Christ à ses Apôtres au Cénacle résonne toujours avec la même force d’actualité : « Dans le monde, vous aurez à souffrir, mais gardez courage ! J’ai vaincu le monde » (Jn 16, 33). La foi dans le divin Maître nous donne la force de regarder l’avenir avec confiance. Chers prêtres, le Christ compte sur vous. A l’exemple du Saint Curé d’Ars, laissez-vous conquérir par Lui et vous serez vous aussi, dans le monde d’aujourd’hui, des messagers d’espérance, de réconciliation et de paix !
Avec ma bénédiction.
Du Vatican, le 16 juin 2009.
BENEDICTUS PP. XVI
© Copyright 2009 - Libreria Editrice Vaticana

Elie- Marie, frère de la Communion Béthanie.
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samedi, 13 juin 2009
SOLENNITE DU CORPS ET DU SANG DU CHRIST OU "FETE-DIEU"

Ce dimanche l'Eglise célèbre la solennité du corps et du sang du Christ, appelé familièrement "Fête-Dieu".
Un peu d'histoire :
La Fête-Dieu, Fête du Saint-Sacrement ou Corpus Christi est une fête religieuse catholique, mais aussi anglicane célébrée le jeudi qui suit la Trinité, c'est-à-dire soixante jours après Pâques. Les origines de la Fête du Corps et du sang du Christ, célébrée le jeudi après le dimanche de la Sainte-Trinité (en France, le dimanche suivant, en vertu d'un indult papal), remontent selon certains historiens au XIIe siècle. L'élévation manifestait le désir de contempler l'hostie, mais l'impulsion décisive fut donnée par sainte Julienne de Cornillon et la bienheureuse Ève de Liège.
Actuellement, le nom officiel de la fête est Solennité du corps et du sang du Christ. Cette fête commémore l'institution du sacrement de l'Eucharistie. La Fête-Dieu est un jour férié dans certains pays catholiques (en Allemagne (dans les Laenders avec une population catholique), l´Autriche, au Brésil la Belgique, la Suisse par exemple).
C'est en grande partie à Julienne de Cornillon que l'on doit la Fête-Dieu: à partir de 1209, elle eut de fréquentes visions mystiques. Une vision revint à plusieurs reprises, dans laquelle elle vit une lune échancrée, c'est-à-dire rayonnante de lumière, mais incomplète, une bande noire la divisant en deux parties égales. Elle y vit la révélation qu'il manquait une fête dans l'Église. La fête du saint Sacrement devait être instituée pour ranimer la foi des fidèles et expier les fautes commises contre ce Sacrement. À partir de cette période, elle œuvra pour l'établissement d'une fête solennelle en l'honneur du Très Saint Sacrement. Elle fut aidée pour cela par la Bienheureuse Ève de Liège, recluse. En 1222, Julienne fut élue prieure du Mont Cornillon et continua les démarches pour l'instauration de la Fête Dieu, demandant conseil à d'éminentes personnalités de l'époque, tels que Jean de Lausanne, chanoine de Saint Martin, Jacques Pantaléon, archidiacre de Liège et futur Pape Urbain IV, Guy évêque de Cambrai, et aussi des théologiens dominicains, dont Hugues de Saint Cher.
La fête fut célébrée pour la première fois par le prince évêque Robert de Tourote. Tombé malade à Fosses, craignant de n'avoir pas le temps de confirmer la fête à sa principauté, il recommanda l'institution de la fête au clergé qui l'entourait et en fit célébrer l'office en sa présence, à Fosses même. Il y mourut, le 16 octobre 1246, sans avoir pu tenir un synode général et y publier son mandement. Cependant à partir de 1246 la Fête-Dieu fut introduite d'abord dans le diocèse de Liège à la Basilique Saint-Martin de Liège. Les bourgeois de Liège s'opposaient à la fête car cela signifiait un jour de jeûne en plus pour la population et certains religieux considéraient que telle fête ne méritait pas pareil budget. L'opposition à la fête devenant plus forte après 1246, Julienne dut quitter son couvent et passa de monastère en monastère. Elle trouva refuge en plusieurs abbayes cisterciennes. Elle mourut le 5 avril 1258 à Fosses-la-Ville, entre Sambre et Meuse, et fut inhumée dans l'abbaye cistercienne de Villers-La-Ville.
Le pape, ancien confesseur de Sainte Julienne de Cornillon, qui lui avait demandé d’instituer cette fête, institua alors la fête du Corpus Domini par la bulle "Transiturus de hoc mundo" et confia alors à Saint Thomas d’Aquin la rédaction de textes liturgiques pour cette solennité qu’il fixa au jeudi après l’octave de la Pentecôte.
Cette fête fut instituée officiellement le 8 septembre 1264 par le pape Urbain IV.
La Fête-Dieu ne fut reçue dans toutes les églises latines qu'au temps de Clément V, à l'époque du Concile de Vienne en 1311 où il renouvela la constitution d'Urbain IV.
L'institution de cette célébration est contemporaine de l'extirpation de l'hérésie cathare et vaudoise au bûcher de Montségur, ces processions dans le midi de la France et dans la vallée du Rhône ont été l'occasion d'incidents violents du début du XIIIe siècle jusqu'au XVIe siècle inclus.
C'est l'une des fêtes religieuses, que je préfère dans le calendrier liturgique.
Elle démontre s'il en est l'humilité de notre Dieu, qui non content de s'incarner par la Très Sainte Vierge Marie à Bethléem, a voulu demeurer parmi nous en se donnant à nous en nourriture et breuvage spirituel.
Je n'entrerai pas dans les querelles théologiques qui nous opposent notamment avec nos frères protestants, qui nie la "transsubstantiation" (changement de substance du pain et du vin en corps et sang du Christ), pour n'affirmer qu'une "consubstantation" ( présence en même temps des espèces du pain et du vin avec le corps et le sang du Christ) ou une présence spirituelle, comme les calvinistes l'affirment.
Voici une hymne composée par Saint Thomas d'Aquin et qui est chantée aux vêpres dans le missel de 1962:
1. Pange lingua gloriósi corpóris mystérium,
Chante, ô ma langue, le mystère de ce corps très glorieux
Sanguinísque pretiósi, quem in mundi prétium
Et de ce sang si précieux que le Roi de nations
Fructus ventris generósi, Rex effùdit géntium.
Issu d'une noble lignée versa pour le prix de ce monde.

2. Nobis datus, nobis natus ex intácta Vírgine
Fils d'une mère toujours vierge né pour nous, à nous donné,
Et in mundo conversátus, sparso verbi sémine,
Et dans ce monde ayant vécu, verbe en semence semé,
Sui moras incolátus miro clausit órdine.
Il conclut son temps d'ici-bas par une action incomparable :
3. In suprémae nocte coenæ recùmbens cum frátribus,
La nuit de la dernière Cène, à table avec ses amis,
Observáta lege plene cibis in legálibus,
Ayant pleinement observé l a Pâque selon la loi,
Cibum turbæ duodénæ se dat suis mánibus.
De ses propres mains il s'offrit en nourriture aux douze Apôtres.
4. Verbum caro, panem verum verbo carnem éfficit:
Le Verbe fait chair, par son verbe, fait de sa chair le vrai pain;
Fitque sanguis Christi merum, Et si sensus déficit,
Le sang du Christ devient boisson; Nos sens étant limités,
Ad firmándum cor sincérum sola fides sùfficit.
C'est la foi seule qui suffit pour affermir les coeurs sincères.
5. Tantum ergo Sacraméntum venerémur cérnui:
Il est si grand, ce sacrement ! adorons-le, prosternés.
Et antíquum documéntum novo cedat rítui:
Que s'effacent les anciens rites devant le culte nouveau !
Præstet fides supplémentum sénsuum deféctui.
Que la foi vienne suppléer aux faiblesses de nos sens !
6. Genitóri, Genitóque laus et iubilatio,
Au Père et au Fils qu'il engendre louange et joie débordante,
Salus, honor, virtus quoque sit et benedíctio:
Salut, honneur, toute-puissance et toujours bénédiction !
Procedénti ab utróque compar sit laudátio. Amen.
A l'Esprit qui des deux procède soit rendue même louange. Amen.
Elie-Marie, frère de la communion Bethaie.
19:24 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Liturgie | Commentaires (13)
samedi, 06 juin 2009
LA SAINTE TRINITE

Ce dimanche, l'Eglise, nous invite à méditer ce grande mystère de la Sainte et Bienheureuse Trinité.
Mystère, car inaccessible à notre pauvre raison, seulement par la Foi et la Révélation.
Notre Dieu est un dieu de relation et d'Amour, il ne peut que se communiquer et communiquer.
Le Père, engendre éternellement le Fils et de leur amour réciproque, naît le Saint-Esprit.
Alors en cette fête qui célèbre le mystère central de notre Foi (ce qui nous différencie de nos amis juifs et musulmans), je vous livre la merveilleuse prière de la Bienheureuse Elisabeth de la Trinité :
Ô mon Dieu, Trinité que j'adore,
aidez-moi à m'oublier entièrement
pour m'établir en vous, immobile et paisible
comme si déjà mon âme était dans l'éternité!
Que rien ne puisse troubler ma paix ni me faire sortir de Vous,
ô mon Immuable, mais que chaque minute m'emporte
plus loin dans la profondeur de votre Mystère.
Pacifiez mon âme, faites-en votre ciel,
votre demeure aimée et le lieu de votre repos;
que je ne vous y laisse jamais seul,
mais que je sois là tout entière,
tout éveillée en ma foi, tout adorante,
toute livrée à votre action créatrice.
Ô mon Christ aimé crucifié par amour,
je voudrais être une épouse pour votre coeur;
je voudrais vous couvrir de gloire,
je voudrais vous aimer...jusqu'à en mourir!
Mais je sens mon impuissance et
je Vous demande de me revêtir de Vous-même,
d'identifier mon âme à tous les mouvements de votre Âme;
de me submerger, de m'envahir, de Vous substituer à moi,
afin que ma vie ne soit qu'un rayonnement de votre Vie.
Venez en moi comme Adorateur,
comme Réparateur et comme Sauveur.
Ô Verbe éternel, parole de mon Dieu,
je veux passer ma vie à Vous écouter,
je veux me faire tout enseignable afin d'apprendre tout de Vous;
puis, à travers toutes les nuits, tous les vides,
toutes les impuissances, je veux vous fixer toujours et
demeurer sous votre grande lumière.
Ô mon Astre aimé, fascinez-moi pour que je ne puisse
plus sortir de votre rayonnement.
Ô Feu consumant, Esprit d'amour,
survenez en moi afin qu'il se fasse en mon âme
comme une incarnation du Verbe;
que je Lui sois une humanité de surcroît,
en laquelle il renouvelle tout son mystère.
Et vous, ô Père, penchez-Vous vers votre pauvre petite créature,
ne voyez en elle que le Bien-aimé en lequel
Vous avez mis toutes vos complaisances.
Ô mes Trois, mon Tout, ma Béatitude,
Solitude infinie, Immensité où je me perds,
je me livre à Vous comme une proie;
ensevelissez-vous en moi,
pour que je m'ensevelisse en Vous, en attendant
d'aller contempler en votre lumière l'abîme de vos grandeurs.
Ainsi soit-il.
Bonne et heureuse fête à toutes et à tous !
Elie-Marie, frère de la Communion Béthanie.
20:52 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Liturgie | Commentaires (0)


