vendredi, 11 décembre 2009

UN AUTRE BLOG.

Cher(e)s ami(e)s, comme vous le savez, j'arrête mon blog, au 31 décembre de cette année.
J'envisage de continuer l'aventure, sur un autre serveur "blogspot", où l'avantage principal, est qu'il est à la fois gratuit et exempt de publicité.
Je ne donnerai  l'adresse, qu'à ceux qui m'en feront la demande par courriel, à l'adresse suivante:

elie-marie.ATorangePOINT fr. (exprimée ainsi, pour éviter les spam).
Alors à bientôt ailleurs.

17:52 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Blog | Commentaires (0)

mercredi, 09 décembre 2009

CE N'EST QU'UN "AU REVOIR"

Pour paraphraser une célèbre chanson, je pourrais vous dire: "Je suis venu vous dire que je m'en vais..."

Cela fait déjà un moment, que j'y réfléchis et des évènements survenus, il y a quelques semaines, m'ont incités à arrêter non pas l'aventure "bloggeste", car j'ai des choses à dire, beaucoup de choses à dire, sur beaucoup de sujets.
Le petit monde des "bloggeurs-gays-chrétiens", tournent souvent en vase-clos. J'ai limpression d'en avoir fait le tour et ce, malgré le nombre impressionnant de visites chaque mois. Oui, vous êtes de plus en plus nombreux, à venir faire un tour "par chez moi": Plus de 2000 visiteurs, le mois derniers.

Voilà, j'ai décidé d'arrêter, avant de "radoter" et d'ennuyer mes lecteurs.
Je remercie toutes celles et tous  ceux, qui depuis le début (2006), sont venus " s'échouer" sur cette grève, ceux et celles qui ont laissé des commentaires. Merci à tou(te)s !

A bientôt (sans aucun doute), sous d'autres cieux...

Pour info, je laisse ce blog, jusqu'à la fin de l'année et puis après, je le supprimerai, pour ne pas encombrer "la blogo-sphère".

13:11 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Blog | Commentaires (6)

mardi, 01 décembre 2009

TOUS CONTRE LE SIDA

Aujourd'hui, 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le sida, voici le message du prieur de la Communion Béthanie, que vous pouvez retrouver ici, >>>>>>

1er décembre 2009 - Message du frère prieur

Si tu espères en moi et pour moi, même quand je doute,
Si, pour m'accompagner, tu modifies ta route,
Si tu me tends la main quand je suis dans la nuit,
Si tu comprends, sans un mot, mes peurs et mes soucis,
Si tu prends soin de moi avec adresse,
Si tu as le geste qui convient et aussi la tendresse,
Si, avec moi, silencieusement, tu pries,
Et si jusqu'au bout ton visage me sourit,
Le soleil de ta présence réchauffera mon corps endolori,
Comme le grain de blé tombé en terre devient herbe nouvelle au sortir de l'hiver,
JE COMPRENDRAI ALORS, QU'AVEC MOI, TU CHOISIS LA VIE.

P. H. Renard.


1er décembre.jpegNotre Communion Béthanie souhaite être, auprès de toutes les personnes vivant avec le V.I.H., transfusion d'Espérance!
Non pas une Espérance "grosse artillerie", mais une petite flamme fragile, qui donne signification et feu à nos vies.

En nos regards, par nos gestes, par nos modestes paroles, puissions-nous murmurer avec délicatesse à chacune et à chacun : « J'espère en Toi, et parfois, j'espère pour Toi.»

Et Toi, Jésus, tu es pour nous le feu de l'Espérance : Espérance proposée, jamais imposée.


Frère Jean-Michel+
Prieur de la Communion Béthanie.

Je voudrais en profiter pour demander à tous les prêtres homo-sensibles et /ou sensibilisés à la question du sida, de bien vouloir célébrer des messes à l'intention des personnes mortes de cette maladie, depuis le début de l'épidémie, des personnes séropositives,et de leur proches.

Merci, d'avance de cette acte de charité.
Je voudrais également vous signaler l'existence d'une chapelle, dédiée à toutes les victimes du sida, dans une église catholique. Elle se trouve au Québéc, à Montréal, plus particulièrement. Elle s'appelle l'église de Saint-Pierre Apôtre dont vous pouvez voir la page d'accueil de leur site, ICI.

 

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(l'église St Pierre-Apôtre)

 

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(La néf)

 

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(Le choeur)

C'est à mon sens, la seule, que je connaisse...Peut-être que des lecteurs, en connaissent d'autres, mêmes, non catholiques ?

N'oublions pas ! Merci!

 

09:53 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Blog | Commentaires (0)

mercredi, 25 novembre 2009

ÊTRE CATHOLIQUE...BIS REPETITA...

Cet article fait suite au précédant, où je donnais la définition du catholique, selon un évêque.

Je dirais que suis en partie d'accord avec lui, puisque je suis catholique romain, ce qui signifie, que je respecte la personne du pape, qui préside à la communion... ou devrait présider à la communion  des Églises locales.

Il est vrai que depuis la fin du pontificat de Jean-Paul II et celui de Benoît XVI, le principe de collégialité, redécouvert lors du concile Vatican II, est de plus en plus battu en brèche, par une centralisation éxcessive.

D'autre part, ma sensibilité homo-sensible, fait que je ne suis pas toujours d'accord, avec les déclarations de mon Église, c'est d'autant plus difficile pour moi, que je suis de sensibilté "tradie" par culture familiale.

Aujourd'hui, j'ai pris de la distance, par rapport à ce milieu, puisque j'accèpte le concile Vatican II et tout le concile, j'accèpte de même, la liturgie rénovée à la suite de ce même concile; c'est la liturgie d'ailleurs à laquelle, je participe régulièrement.

Malgré tout, il m'en reste encore un reliquat, voir de la sympathie, notamment pour la liturgie de 1962 et une certaine rectitude doctrinale.

Sur le plan moral et éthique, je suis plus "libéral" ou plutôt "évangélique", non au sens "écclésiologique", du terme, mais au sens de la conduite du Christ, lors de sa rencontre avec des "déclassés", "marginaux", "hors-cadres"... Pour lui, la personne, crée à l'image de Dieu, vaut plus que la Loi : "Le sabbat est fait pour l'homme et non l'homme pour le sabbat...", dit-il.

D'ailleurs, le Concile Vatican II a reconnu qu'en matière de morale et d'éthique, la conscience  (éclairée, bien sûr), est la norme suprême.

C'est ainsi, qu'à titre personnel, je suis pour un accueil plus grand, des divorcés-remariés, des personnes LGBT, des femmes (même si je suis très réservé aux revendications pour l'ordination des femmes), des pauvres, des déplacés... car en Christ, "il n'y a plus ni juif, ni gréc, ni esclave, ni homme libre, ni homme, ni femme" (Ga, 2,11-21), non pas que l'évangile, soit pour la négation de notre identité, mais cette dernière, ne doit pas être motif à exclure de la communauté chrétienne, du "Peuple de Dieu", bref, de l'Église.

Pour conclure, je dirais qu'il est difficile pour moi de vivre à la fois mon homo-sensibilité et ma foi en tant que catholique romain.

De part mon affectivité, je suis proche des exclus et des pauvres (de toutes les pauvretés), mais de l'autre côté, mon catholicisme (surtout familial), cause en moi un tiraillement, parfois douloureux à vivre. Il m'arrive parfois d'entendre (oh, ne croyez pas que je suis comme elle, je n'entends pas de voix) la parole que Sainte Jehanne d'Arc a dit devant ses juges : " Il m'est avis que le Christ et l'Eglise, c'est tout un ".

Il est 22h58, un certain 25 novembre, le temps est humide,  sans doute propice au "spleen" et à la confidence... En tout cas, ne prenez pas cet article, pour davantage que ce qu'il n'est. Ne sommes-nous pas entre nous, ce soir ( la "toile", ne réduit-elle pas les distances géographiques?), dans ce que l'on appelle d'un mot si horrible de "blogosphère" ?

Sur ce, je vous souhaite le bonsoir !

23:12 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Blog | Commentaires (5)

ÊTRE CATHOLIQUE

Qu'est-ce qu'être catholique ?
Le nouvel évêque auxiliaire de l'Aquila, Mgr Giovanni d'Ercole, y répond à sa manière :

"Il faut regarder l'Eglise avec deux yeux. Un oeil sur le Pape, l'autre sur l'évêque et le curé. Si l'évêque et le curé disent la même chose que le Pape, c'est l'unité. Or le manque d'unité fait un très grand mal à l'Eglise. Si l'évêque ou le curé ne dit pas la même chose que le Pape, cela me donne un strabisme; alors je regarde le Pape."

 

Et pour vous, qu'est-ce qu'être catholique ?

(Sources : >>>> )

21:01 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Blog | Commentaires (0)

dimanche, 08 novembre 2009

"QUI FAIT L'ANGE FAIT LA BÊTE..."

...C'est ce que dit le proverbe, n'est-ce pas? On pourrait dire aussi, que le meilleur est l'ennemi du bien.
C'est ce qui m'est arrivé ce week-end, en voulant faire le malin et sur les conseils d'un site, j'ai voulu protéger davantage ma connection internet...Et bien, à force de "bidouiller" mon modem, plus rien...nada!

Résultat, téléphone à ma "hot-line", pendant plus de quarante minutes (aïe, aïe, pour la prochaine facture), sans aucune amélioration.
L'homme au bout du fil,me donne rendez-vous avec un technicien, pour jeudi prochain.
Comme je suis tenace, je re-téléphone à mon "FAI", comme l'on dit en langage "web-mastique". Pour les néophytes, cela veut dire : Fournisseur d'Accès Internet, ce dimanche, après déjeûner.
Reparti, pour trente minutes de palabres, qui ne donne aucun résultat, si ce n'est un petit quelque chose, un cable "ethernet", il me dit. Lui aussi, il me donne rendez-vous, demain à 17h.

Toujours aussi tenace, je prends mon courage à deux mains, et j'essaye des "choses" des "trucs"...ça marche, puis non, et encore comme cela, pendant...pendant... je ne sais.Et puis au bout d'un certain temps, ô miracle, ça marche, ou comme dirait mon père, ça fonctionne, car on a jamais vu un objet, marcher.

Ne me demandez pas comment j'ai fait, je ne saurais vous l'expliquer. En tout cas, je "touche du bois" (je suis superstitieux), pour l'instant, tout est "ok".
Ça m'apprendra, à être perfectionniste, ou tout simplement paranoïaque.
Voilà, en tout cas, content de retrouver "la toile", en n'espérant ne pas m'y prendre au piège...

Oh, là, là! En me relisant, je m'apperçois, ô malheur, ô damnation ! Que d'anglicismes et de néologismes. Pour un amoureux de la langue française, que je suis, c'est un comble.

21:07 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Blog | Commentaires (2)

vendredi, 06 novembre 2009

"UT UNUM SINT"

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Le mouvement oecuménique, est né à la fin du XIXe siècle, par la volonté de certaines Églises, la plupart protestantes, suivies par les orthodoxes...Et les catholiques romains après le concile Vatican II.
Les pionniers de l'oecuménisme, vivaient douloureusement la déchirure de l'unique Église du Christ.

Ils voulaient répondre à l'appel du Christ lui-même, lors de la dernière Cène, où il prie son Père, que ses disciples soient un, comme Lui est un avec son Père, afin que le monde croie...
Pourtant, cette noble recherche, s'est peu à peu muée après le concile, par les catholiques eux-mêmes, en un oecuménisme de "salon et petits fours", où l'unité, n'est plus vécue comme fin ultime, mais où l'Église du Christ, ne serait plus qu'un conglomérat hétéroclite de communautés ecclésiales...une confédération d'Eglises, ayant plusieurs "credo".

Cette nouvelle vision des choses s'est heurtée, il y a quelques jours, à une autre vision (originelle, celle-là) de la demande faite par une partie des anglicans, qui ne se reconnaissent plus dans leur propre Eglise.

Jusqu'ici, les entrées dans l'Eglise Catholique,comme dans les autres Eglises, se faisaient individuellement, presqu'en "catimini", voir comme quelque chose de honteux.
Le fait nouveau, ici, c'est que c'est un groupe entier, fort de plusieurs dizaine d'évêques, de centaine de prêtres et de près de 400.000 fidèles.

Ce n'est pas le pape, qui est allé les chercher, mais ce sont ces anglicans, qui ont fait la demande, d'être réintégrés dans l'Eglise Catholique.
Et, en bon pasteur, à qui le troupeau est confié, il a répondu avec la sollicitude d'un père.

Il leur propose, de créer une structure, inédite, qui fasse, qu'ils deviennent catholiques, tout en conservant des traditions liturgiques et disciplinaires, pour lesquelles, ils demeurent très attachés.

Benoît XVI, va rédiger pour ce faire, une "constitution apostolique", un document magistériel, d'une portée considérable.

Suite à la conférence de presse, du cardinal Levada, en charge du dossier, il s'en est suivi, pour le moins une incompréhension, voir une hostilité, de la part des "oecuménistes professionnels",surtout côté catholique, d'ailleurs, dont "la croix", s'est fait l'écho, en agitant l'épouvantail, de la détérioration des relations entre les deux Eglises et plus généralement entre toutes les Eglises.

D'une part, c'est faux, puisqu'il y a eu déclaration commune, entre l'archevêque catholique de Westminster, Mgr Nichols et le primat de la Communion Anglicane, le Docteur Rowan Williams, disant leur satisfaction, d'une telle mesure et que cela n'entacherait pas les discussions futures entres les deux Eglises.

Bien sûr, les esprits chagrins (il y en a quantité), ont affirmé, que l'archevêque de Cantorbery, se félicitait (intérieurement) de voir partir l'aile "traditionaliste" de son Eglise. En fait, c'est toute la tradition "anglo-catholique" de la "hight church", qui part ou veut partir, ne trouvant plus sa place.

Hans Küng, fidèle à lui-même, qui se dit persécuté par l'Eglise, ne s'en répand pas moins, dans la presse, qui lui offre ainsi une tribune, pour déverser son venin, sur un acte de miséricorde...Et je dirais même plus, sur la volonté de Dieu lui-même, qui l'a exprimée lors de son discours de la dernière Cène (voir plus haut) et dans l'épître aux Ephésiens ( 4, 1-6), dont je vous reproduis le texte, éclairant, s'il en est :

"1 Moi qui suis en prison à cause du Seigneur, je vous encourage à suivre fidèlement l’appel que vous avez reçu de Dieu : 2 ayez beaucoup d’humilité, de douceur et de patience, supportez-vous les uns les autres avec amour ; 3 ayez à coeur de garder l’unité dans l’Esprit par le lien de la paix. 4 Comme votre vocation vous a tous appelés à une seule espérance, de même il n’y a qu’un seul Corps et un seul Esprit. 5 Il n’y a qu’un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, 6 un seul Dieu et Père de tous, qui règne au-dessus de tous, par tous, et en tous."

Pour en revenir à notre célèbre théologien, voici, ce qu'il écrit dans un article du "Monde" :

"Après avoir réintégré les disciples de la Fraternité Saint Pie X, le pape voudrait combler les rangs clairsemés de l'Église catholique romaine en recrutant des anglicans favorables à Rome. Ces derniers devraient pouvoir passer du côté de l'Eglise catholique romaine plus facilement. Les prêtres et les évêques anglicans conserveraient néanmoins leur statut, même s'ils sont mariés. Hypertraditionalistes de tous les pays, unissez-vous - sous le dôme de Saint-Pierre ! Le pêcheur d'hommes va jeter ses filets jusqu'à l'extrême droite. Mais là-bas, les eaux sont troubles."

Quand on a plus d'arguments, on en vient à ces extrémités-là. Que vient faire d'ailleurs, l'extrème-droite, dans cette affaire.
Ce n'est pas parce que l'on aime le latin, les belles liturgies, qu'on soit de vilains fascistes ou néo-nazis. On voit là, l'amalgame, facile de nos "terroristes intellectuels".

D'ailleurs, les orthodoxes, ,ne s'y  trompent pas, ils voient avec intérêt ce rapprochement,  et attendent de voir comment l'Eglise Catholique peut intégrer, sans absorber, unir sans uniformiser, des communautés ecclésiales.

Bien sûr, ces mêmes esprits chagrins, pourront dire " hyper-traditionalistes de tous les pays, unissez-vous, sous le dôme de Saint-Pierre". C'est faire injure, au "poumon oriental" du christianisme ( c'est abberant, pour des adeptes de l'oecuménisme), que d'affirmer que les orthodoxes, sont traditionalistes, parce qu'ils demeurent fidèles aux Pères de l'Église et à la Tradition de l'Église indivise.

Alors, à ce compte-là, votre serviteur est un horrible "tradi", parce que fidèle lui aussi aux Pères et à la Tradition.

En attendant, je ne peux que me réjouir de ces petits pas, vers l'unité, qui ne peut pas faire l'impasse de la Vérité...

DEO GRATIAS...Et TE DEUM...

 

14:00 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Blog | Commentaires (6)

mardi, 27 octobre 2009

LASSITUDE

Un responsable de blogue, s'est interrogé sur mon silence d'une semaine.
Tout d'abord, je tiens à le remercier vivement de s'être enquis ainsi de mes nouvelles.
Je vous rassure, de suite, je vais bien, en tout cas, physiquement.

Non, ce dont je souffre, si c'est une souffrance, c'est de lassitude. Serait-ce en lien, avec l'automne, cette saison, où les arbres perdent leur feuillage ? Je ne sais !

J'ai l'impression, d'avoir fait le tour de la question, celle de la "gayté-chrétienne". Non pas, que je renie, quoique ce soit de ce que je suis...Non, mais je ne me limite pas qu'à celà.
Est-ce qu'un hétéro, chrétien, de surcroit, fera un blogue "hétéro-chrétien" ? Non. Alors pourquoi, sommes-nous obligés de préciser les choses.
J'aime la peinture, la littérature, le cinéma, la spiritualité, la politique...Je suis un être humain...merde !

J'ai des "coups de gueule", comme tout le monde, et sous prétexte, que j'anime un blogue "gay-chrétien", je me sens l'obligation parfois, de m'auto-censurer, car je ne suis et ne serait jamais "politiquement correct".

Je voudrais hurler comme un Leon Bloy, prier comme un Claudel ou une Marie Noël, aimer la France comme Peguy, écrire avec le style acide et sans concession d'un Céline et composer avec mes ombres, comme un Bernanos, Green ou Max Jacob ...

Vous me direz, rien de t'empêche d'écrire ce qui te tient à coeur. Justement si, car si je faisais ainsi, je n'aurais bientôt presque plus d'amis.

Alors, faut-il que j'écrive plusieurs blogues, comme on me l'a déjà suggéré ? Je n'en sais rien. D'abord, ça fait beaucoup de boulot et puis j'ai l'impression de morceler ainsi ma personnalité.

De plus, sur ce blogue, j'écris en tant que "frère de la Communion", alors que si je devais m'exprimer sur tous les sujets pré-cités, je ne le pourrais plus.
Je prie l'Esprit-Saint, afin qu'il m'éclaire, sur la route à prendre...
En attendant, je vous invite, à lire et relire, si vous le voulez, les articles, que j'ai écrit, depuis 2006, dâte à laquelle, j'ai commencé cette aventure.

12:59 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Blog | Commentaires (5)

samedi, 17 octobre 2009

HISTOIRE D'UNE CONVERSION

Depuis quelques années, en Europe, on assiste à un retour à la foi catholique, de la part d'un certain nombre d'artistes, d'intellectuels.

Parmi eux, il y a un écrivain espagnol, qui a connu un certain succès avec son roman "La vida invisible", paru en 2003, nommé Juan Manuel de Prada.

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En 2005, alors qu'il se trouve à Rome, il est boulversé par la mort de Jean-Paul II et retrouve "cette vieille liberté", qui est le trésor religieux et culturel de l'Église Catholique : une liberté qui est "l'antidote contre toutes les tyrannies du monde" (les guillemets, sont des citations de l'auteur).

Il écrit le récit de sa conversion et une réflexion sur notre société post-moderne, dans un livre intitulé :" la nueva tirania El sentido comunfrente al Matrix progre" [La nouvelle tyrannie. Le sentiment commun face à la matrice progressiste].

lanuevatirania_p.jpgLa "Matrice progessiste", c'est le nom que de Prada donne au grand piège qu'il voit à l'oeuvre dans la culture dominante en europe " Dans le passé (dit-il), les dictatures réprimaient les libertés personnelles. Aujourd'hui, elles incitent l'homme à s'adorer lui-même et à nier ainsi sa nature".

Je ne peut m'empècher de vous donner un extrait de la préface, de son ouvrage, pour vous donner une idée de sa pensée :

"Comment peut-on parler de 'nouvelle tyrannie' alors que jamais jusqu’à présent l’homme n’a eu autant de liberté et de droits ?" pourrait se demander un lecteur naïf. En effet les tyrannies classiques se caractérisaient par le fait qu’elles réprimaient la liberté et niaient les droits. Les hommes avaient conscience de cette usurpation parce que, privés de quelque chose qui leur appartenait par nature, ils se sentaient diminués.

Au contraire la nouvelle tyrannie à laquelle nous faisons référence exalte l’homme jusqu’à l'adoration, lui donnant la possibilité de transformer ses intérêts et ses désirs en libertés et en droits. Toutefois ceux-ci ne sont plus inhérents à sa nature mais deviennent des "concessions gracieuses" d’un pouvoir qui les consacre légalement. Ainsi, transformé en enfant qui voit ses caprices grandir démesurément et se réaliser, l'homme de notre temps est plus que jamais l’otage de pouvoirs qui lui garantissent la jouissance d’une liberté globale et de droits en expansion continue. Dans les tyrannies classiques, le sujet gardait au moins la consolation de se savoir opprimé par un pouvoir qui violentait sa nature ; au contraire ceux qui sont soumis à cette nouvelle tyrannie n’ont d’autre consolation que la protection du pouvoir même qui les a élevés sur l’autel de l'adoration. L’homme est ainsi devenu, sans même s’en rendre compte, un instrument dans les mains de ceux qui s’occupent de lui avec un soin minutieux, comme les fourmis s’occupent des pucerons avant de les traire.

En échange de ces "concessions gracieuses", l'homme accepte une vision hégémonique du monde qui lui est imposé et qui le transforme en objet d'ingénierie sociale. Nous appellerons Matrice progressiste cette vision hégémonique : un mirage, une grande illusion, un trompe-l'œil, que l’on accepte avec un esprit grégaire. Celui qui ose mettre en doute le trompe-l’œil est tout de suite frappé d’anathèmes, considéré comme un réprouvé ou un blasphémateur, un ennemi de l'adoration de l'homme. La Matrice progressiste, utilisée par la gauche, a aussi été assimilée par la droite, qui a renoncé à se battre sur le terrain où la confrontation avec l'adversaire s’avérerait efficace et valorisante : celui des principes. Boiteuse, la droite se limite à introduire des variantes insignifiantes dans le fonctionnement de la grande machine, sans oser en utiliser les engrenages. C’est comme labourer sans bœufs.

La Matrice progressiste est ainsi devenue une sorte de foi messianique ; elle a instauré un nouvel ordre, imposé des modèles culturels inattaquables, mis en place une nouvelle anthropologie qui promet à l'homme la libération finale mais ne lui réserve que le suicide pour l’avenir. Seul l'ordre religieux se dresse contre ce nouvel ordre. Il rend à l’homme sa vraie nature et lui propose une vision correcte du monde qui sape les bases du trompe-l'œil sur lequel s’appuie la nouvelle tyrannie, en détruisant ses falsifications. Une vision que le pouvoir combat avec de grands efforts, l'ordre religieux étant la seule forteresse qu’il lui reste à prendre d’assaut pour que son triomphe soit complet.

Le laïcisme rampant accuse l’Eglise de se mêler de la politique. Il prend comme prétexte cette phrase de l’Evangile souvent mise en avant par ceux qui ne le lisent pas : "Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu". Mais qu’est-ce qui est vraiment à César ? Les choses temporelles, les réalités terrestres ; mais pas, bien sûr, les principes d’ordre moral qui naissent de la nature humaine elle-même, pas les fondements éthiques de l'ordre temporel. La nouvelle tyrannie, si attentive à accroître les "libertés" de ses sujets, refuse à l’Eglise la liberté de juger la moralité des actions temporelles, parce qu’elle sait que ce jugement inclut un bouleversement radical du trompe-l'œil sur lequel elle fonde son existence même. Le pouvoir souhaite une Eglise pharisaïque et corrompue qui renonce à rendre à l'humanité sa vraie nature et qui accepte ce "mystère d'iniquité" qu’est l'adoration de l'homme ; elle espère une Eglise agenouillée devant César, transformée en cette "grande prostituée qui fornique avec les rois de la terre" dont parle l'Apocalypse.

Aujourd’hui, en Occident, s’engage ce grand conflit que la nouvelle tyrannie présente très habilement sous les apparences d’une "bataille idéologique". Mais si c’était vraiment d’une "bataille idéologique", le pouvoir n’y verrait pas un bouleversement ; parce que l'idéologie est justement le terrain fertile qui favorise sa domination, dans la mesure où elle instaure une "démo-rixe", c’est-à-dire une lutte "démocratique" de tous contre tous, capable de transformer les hommes en enfants irrités qui se battent pour leurs "libertés" et leurs "droits", comme les bâtisseurs de Babel luttaient, dans la confusion, pour construire une tour qui atteignît le ciel.

La bataille qui s’engage aujourd’hui n’est pas idéologique, mais anthropologique, car elle vise à rendre aux hommes leur véritable nature, en leur permettant de sortir de la confusion babélienne fomentée par l'idéologie, jusqu’à atteindre le chemin qui conduit aux principes originels. En cas de victoire – si la Matrice était désactivée – les hommes découvriraient qu’ils n’ont pas besoin de construire des tours afin d’atteindre le ciel, pour la simple raison que le ciel est déjà en eux, même si la nouvelle tyrannie cherche à le leur arracher.

Les articles réunis dans ce volume sont des comptes-rendus de cette bataille, émis depuis les tribunes que le journal "ABC" et la revue "XL Semanal" m’accordent généreusement depuis plus de 13 ans et que "L'Osservatore Romano", "Capital" et "Padres y Colegios" m’ont ouvertes depuis peu
(Je précise que je ne connais pas les journaux dont parle de Prada, peut-être que des amis hispanophones, pourront éclairer ma lanterne, excépté le journal du Vatican ?). Le lecteur curieux constatera que dans ces "comptes-rendus de bataille" se côtoient la diatribe et l'introspection, l'invective et l'élégie, la réflexion à caractère politique et la divagation artistique. Il trouvera même une sélection de chroniques écrites au cours d’un printemps romain qui a changé le cours de ma vie, puisque c’est alors – dans les jours qui ont suivi la mort de Jean-Paul II – que j’ai adhéré définitivement à la "vieille liberté", l'antidote contre toutes les tyrannies du monde. A une époque d’incertitudes qui laissent l’home égaré dans un océan d'inquiétudes, Rome s’est dressée à l'improviste devant moi comme un rocher de salut : je ne pense pas seulement au salut religieux, mais aussi au salut culturel, parce que je considère la foi de Rome comme une forteresse qui clarifie les termes de notre généalogie spirituelle et nous protège des intempéries dans lesquelles la nouvelle tyrannie voudrait nous jeter. Rejeter cette possession illimitée revient à signer un arrêt de mort sociale ; la faire sienne ne constitue pas un acte de soumission, mais d’orgueilleuse et joyeuse liberté.

L’éternelle révolution du christianisme, c’est de nous révéler le sens de la vie, en nous rendant notre nature ; de cette découverte naît une joie sans date limite. Quand un minimum de sensibilité artistique s’ajoute à cette joie, la vie devient une fête de l'intelligence. Chesterton
écrivait que la joie, qui est la petite publicité du païen, devient le gigantesque secret du chrétien. Moi qui suis un chrétien un peu impudique, j’ai cherché dans ces articles à rendre public ou au moins à faire entrevoir ce secret gigantesque qui m’envahit et me transcende. "

Une vraie bouffée d'air dans ce monde à la "Orwel", ou l'uniformisation, devient la norme et la "pensée unique", le prêt-à-penser d'une société lobotomisée.

Comme quoi, il ne faut pas désespérer, il y a encore des hommes et des femmes, qui trouve dans la Foi chrétienne et particulièrement catholique, une force pour résister contre le léviathan quasi- anté-christique, qui se profile à l'horizon.

 

 

21:19 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Blog | Commentaires (2)

vendredi, 16 octobre 2009

MES HOMMAGES MADAME...

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Il y a deux-cent-seize ans, jour pour jour, par une froide matinée,le 16 octobre 1793, était injustement assassinée la reine Marie-Antoinette, née Habsbourg.
L'année passée, une exposition,au Grand-Palais (je crois), lui a rendu hommage, en essayant de lui rendre son vrai visage, celui d'une femme, aimant les arts et la culture, une mère attentive, une épouse fidèle, malgré les calomnies et ce malgré quelques erreurs de jeunesse, et qui a fait montre d'un courage exemplaire, fâce à ses bourreaux.

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REQUIESCAT IN PACE, Madame !

13:04 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Blog | Commentaires (2)

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