mercredi, 25 novembre 2009
ÊTRE CATHOLIQUE...BIS REPETITA...
Cet article fait suite au précédant, où je donnais la définition du catholique, selon un évêque.
Je dirais que suis en partie d'accord avec lui, puisque je suis catholique romain, ce qui signifie, que je respecte la personne du pape, qui préside à la communion... ou devrait présider à la communion des Églises locales.
Il est vrai que depuis la fin du pontificat de Jean-Paul II et celui de Benoît XVI, le principe de collégialité, redécouvert lors du concile Vatican II, est de plus en plus battu en brèche, par une centralisation éxcessive.
D'autre part, ma sensibilité homo-sensible, fait que je ne suis pas toujours d'accord, avec les déclarations de mon Église, c'est d'autant plus difficile pour moi, que je suis de sensibilté "tradie" par culture familiale.
Aujourd'hui, j'ai pris de la distance, par rapport à ce milieu, puisque j'accèpte le concile Vatican II et tout le concile, j'accèpte de même, la liturgie rénovée à la suite de ce même concile; c'est la liturgie d'ailleurs à laquelle, je participe régulièrement.
Malgré tout, il m'en reste encore un reliquat, voir de la sympathie, notamment pour la liturgie de 1962 et une certaine rectitude doctrinale.
Sur le plan moral et éthique, je suis plus "libéral" ou plutôt "évangélique", non au sens "écclésiologique", du terme, mais au sens de la conduite du Christ, lors de sa rencontre avec des "déclassés", "marginaux", "hors-cadres"... Pour lui, la personne, crée à l'image de Dieu, vaut plus que la Loi : "Le sabbat est fait pour l'homme et non l'homme pour le sabbat...", dit-il.
D'ailleurs, le Concile Vatican II a reconnu qu'en matière de morale et d'éthique, la conscience (éclairée, bien sûr), est la norme suprême.
C'est ainsi, qu'à titre personnel, je suis pour un accueil plus grand, des divorcés-remariés, des personnes LGBT, des femmes (même si je suis très réservé aux revendications pour l'ordination des femmes), des pauvres, des déplacés... car en Christ, "il n'y a plus ni juif, ni gréc, ni esclave, ni homme libre, ni homme, ni femme" (Ga, 2,11-21), non pas que l'évangile, soit pour la négation de notre identité, mais cette dernière, ne doit pas être motif à exclure de la communauté chrétienne, du "Peuple de Dieu", bref, de l'Église.
Pour conclure, je dirais qu'il est difficile pour moi de vivre à la fois mon homo-sensibilité et ma foi en tant que catholique romain.
De part mon affectivité, je suis proche des exclus et des pauvres (de toutes les pauvretés), mais de l'autre côté, mon catholicisme (surtout familial), cause en moi un tiraillement, parfois douloureux à vivre. Il m'arrive parfois d'entendre (oh, ne croyez pas que je suis comme elle, je n'entends pas de voix) la parole que Sainte Jehanne d'Arc a dit devant ses juges : " Il m'est avis que le Christ et l'Eglise, c'est tout un ".
Il est 22h58, un certain 25 novembre, le temps est humide, sans doute propice au "spleen" et à la confidence... En tout cas, ne prenez pas cet article, pour davantage que ce qu'il n'est. Ne sommes-nous pas entre nous, ce soir ( la "toile", ne réduit-elle pas les distances géographiques?), dans ce que l'on appelle d'un mot si horrible de "blogosphère" ?
Sur ce, je vous souhaite le bonsoir !
23:12 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Blog | Commentaires (5)
ÊTRE CATHOLIQUE
Qu'est-ce qu'être catholique ?
Le nouvel évêque auxiliaire de l'Aquila, Mgr Giovanni d'Ercole, y répond à sa manière :
"Il faut regarder l'Eglise avec deux yeux. Un oeil sur le Pape, l'autre sur l'évêque et le curé. Si l'évêque et le curé disent la même chose que le Pape, c'est l'unité. Or le manque d'unité fait un très grand mal à l'Eglise. Si l'évêque ou le curé ne dit pas la même chose que le Pape, cela me donne un strabisme; alors je regarde le Pape."
Et pour vous, qu'est-ce qu'être catholique ?
(Sources : >>>> )
21:01 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Blog | Commentaires (0)
dimanche, 22 novembre 2009
SOLENNITE DU CHRIST-ROI
AU CHRIST ROI
"Ô Jésus. l'unique Roi de l'Univers, nous nous prosternons à vos pieds pour vous adorer et vous prendre pour notre Roi et notre Guide.
Oui. Seigneur, à Vous toutes les nations sont soumises.
Vous êtes seul le vrai Roi ;
Vous êtes seul la vraie paix.
Vous êtes seul la Lumière.
Nous n’adorons que Vous seul !
Vous êtes notre soutien, Vous êtes notre richesse, Vous êtes notre Maître,
Ô Grand Dieu du Ciel et de la terre.
Nous croyons très fermement que Vous êtes réellement présent dans la Sainte Eucharistie.
Vous êtes là vivant, aimant. Vous voulez nous nourrir du Pain de vie.
Oui, venez et nourrissez vos enfants. Vos regards sont fixés sur les âmes.
Vous veillez sur toutes les nations. Votre Cœur est pour nous un asile de repos.
Nous nous consacrons donc à votre Cœur de Roi et de Prince.
A Vous seul. Seigneur, toute gloire, honneur, amour soient rendus jusqu'à la consommation des siècles et pendant toute l'Eternité.
Ainsi soit-il."
Prière dictée par Notre-Seigneur Jésus-Christ
à Soeur Marie du Christ-Roi, en la fête du Précieux Sang
en 1927. au Monastère des Bénédictines du Saint Sacrement,
16. rue Tournefon - Paris 5e

"Ô Jésus, roi d'Amour
J'ai confiance en
votre miséricordieuse bonté!"
(Prière donné par NS à Mère Yvonne-Aimée de Malestroit)
Textes de messe du jour- Année B
Dn : 7, 13-14
Ps 92
Ap : 1, 5-8
Jn : 18, 33b-37
09:03 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Liturgie | Commentaires (0)
samedi, 21 novembre 2009
LA PRESENTATION DE MARIE AU TEMPLE

Aujourd'hui l'Eglise fait mémoire de la Présentation de la Bienheureuse Vierge Marie au Temple.
Cet épisode, repose sur des écrits apocryphes notamment le "proto-évangile de Jacques".
Cette fête a été célébrée très tôt comme les principales fêtes mariales, par l'Eglise d'Orient. Elle est attestée pour la première fois à Constantinople, au VIIIe siècle. Saint André de Crète (+740), lui a dédié des homélies. Elle se propagea ensuite en Occident, d'abord de l'Angleterre, avant les invasions normandes, pour être adoptée par le calendrier romain...en 1505.
Jusqu'au concile, les moniales et les religieuses, renouvelaient en ce jour, leurs voeux. Maintenant, comme les prêtres et les religieux, elles les renouvellent au 2 fevrier, jour de la Présentation de Notre-Seigneur au Temple.
Textes de la messe :
Za: 2, 14-17
Ps 44(45): 11-12a, 12b-13, 14-15a, 15b-16
Mt : 12, 46-50
"Je vous salue Marie, dans votre Présentation !
comme une pure Hostie de l'Abandon.
O Vierge et Mère,
par ce mystère donnez-moi la dévotion."
Saint Louis-Marie Grignion de Montfort.
L'Hymne chanté à Laudes :
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09:30 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Liturgie | Commentaires (0)
lundi, 16 novembre 2009
QUI SUIS-JE ?
Je vous propose de jouer à un petit jeu.
Celui du "qui suis-je ?"
Regardez bien cette vidéo ! Cela se passe t-il dans une église, tenue par la Fraternité St Pie X ("lefebvristes"), un institut "ecclesia dei" (c'est-à-dire reconnu par Rome, mais utilisant les livres liturgiques de 1962) ?
Vous séchez et vous donnez "votre langue au chat"?... Eh bien, cette messe, est célébrée, lors de la Fête-Dieu ou "Corpus-Christi" aux États-Unis, à Philadelphie, pour être plus précis et à l'église St-Clément, une paroisse anglo-catholique, de l'Église Episcopalienne.
Cette église, appartient donc à l'aile anglo-catholique (la partie très proche du catholicisme de la "high-church") de l'Eglise Anglicane et Episcopalienne. Mais la particularité de cette paroisse, c'est d'être inclusive et apparemment ouverte au sacerdoce féminin.
J'aime l'ésprit anglo-saxon, pour qui rien n'est ni "tout blanc" ou "tout noir", mais plutôt " gris". Ils sont capables de pragmatisme et de concilier l'inconciliable:
C'est un petit "clin d'oeil" à mon ami Jean V.
Décidemment, cette ville, nous réserve bien des surprises, puisque voici une autre vidéo, concernant cette fois-ci une messe catholique romaine dans la "forme ordinaire" dite de Paul VI, mais célébrée "ad orientem" (c'est-à-dire "dos au peuple") et en latin, comme elle aurait dûe être célébrée, lors de sa promulgation en 1969. On aurait sans doute évité bien des divisions et la naissance du mouvement "lefebvriste":
Une autre vidéo d'une messe célébrée dans l'antique "rite de sarum" (use of salisbury), né en Angleterre au XVe siècle, donc avant la rupture d'Henri VIII.
Et une dernière pour la route :
18:38 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Liturgie | Commentaires (4)



