mardi, 27 octobre 2009

LASSITUDE

Un responsable de blogue, s'est interrogé sur mon silence d'une semaine.
Tout d'abord, je tiens à le remercier vivement de s'être enquis ainsi de mes nouvelles.
Je vous rassure, de suite, je vais bien, en tout cas, physiquement.

Non, ce dont je souffre, si c'est une souffrance, c'est de lassitude. Serait-ce en lien, avec l'automne, cette saison, où les arbres perdent leur feuillage ? Je ne sais !

J'ai l'impression, d'avoir fait le tour de la question, celle de la "gayté-chrétienne". Non pas, que je renie, quoique ce soit de ce que je suis...Non, mais je ne me limite pas qu'à celà.
Est-ce qu'un hétéro, chrétien, de surcroit, fera un blogue "hétéro-chrétien" ? Non. Alors pourquoi, sommes-nous obligés de préciser les choses.
J'aime la peinture, la littérature, le cinéma, la spiritualité, la politique...Je suis un être humain...merde !

J'ai des "coups de gueule", comme tout le monde, et sous prétexte, que j'anime un blogue "gay-chrétien", je me sens l'obligation parfois, de m'auto-censurer, car je ne suis et ne serait jamais "politiquement correct".

Je voudrais hurler comme un Leon Bloy, prier comme un Claudel ou une Marie Noël, aimer la France comme Peguy, écrire avec le style acide et sans concession d'un Céline et composer avec mes ombres, comme un Bernanos, Green ou Max Jacob ...

Vous me direz, rien de t'empêche d'écrire ce qui te tient à coeur. Justement si, car si je faisais ainsi, je n'aurais bientôt presque plus d'amis.

Alors, faut-il que j'écrive plusieurs blogues, comme on me l'a déjà suggéré ? Je n'en sais rien. D'abord, ça fait beaucoup de boulot et puis j'ai l'impression de morceler ainsi ma personnalité.

De plus, sur ce blogue, j'écris en tant que "frère de la Communion", alors que si je devais m'exprimer sur tous les sujets pré-cités, je ne le pourrais plus.
Je prie l'Esprit-Saint, afin qu'il m'éclaire, sur la route à prendre...
En attendant, je vous invite, à lire et relire, si vous le voulez, les articles, que j'ai écrit, depuis 2006, dâte à laquelle, j'ai commencé cette aventure.

12:59 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Blog | Commentaires (5)

dimanche, 18 octobre 2009

PARABOLA

Le roi

sur le seuil

un balai à la main.

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Des pauvres

à genoux

le roi

(En référence à l'évangile de ce jour)

 

18:52 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Haïkus | Commentaires (2)

samedi, 17 octobre 2009

HISTOIRE D'UNE CONVERSION

Depuis quelques années, en Europe, on assiste à un retour à la foi catholique, de la part d'un certain nombre d'artistes, d'intellectuels.

Parmi eux, il y a un écrivain espagnol, qui a connu un certain succès avec son roman "La vida invisible", paru en 2003, nommé Juan Manuel de Prada.

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En 2005, alors qu'il se trouve à Rome, il est boulversé par la mort de Jean-Paul II et retrouve "cette vieille liberté", qui est le trésor religieux et culturel de l'Église Catholique : une liberté qui est "l'antidote contre toutes les tyrannies du monde" (les guillemets, sont des citations de l'auteur).

Il écrit le récit de sa conversion et une réflexion sur notre société post-moderne, dans un livre intitulé :" la nueva tirania El sentido comunfrente al Matrix progre" [La nouvelle tyrannie. Le sentiment commun face à la matrice progressiste].

lanuevatirania_p.jpgLa "Matrice progessiste", c'est le nom que de Prada donne au grand piège qu'il voit à l'oeuvre dans la culture dominante en europe " Dans le passé (dit-il), les dictatures réprimaient les libertés personnelles. Aujourd'hui, elles incitent l'homme à s'adorer lui-même et à nier ainsi sa nature".

Je ne peut m'empècher de vous donner un extrait de la préface, de son ouvrage, pour vous donner une idée de sa pensée :

"Comment peut-on parler de 'nouvelle tyrannie' alors que jamais jusqu’à présent l’homme n’a eu autant de liberté et de droits ?" pourrait se demander un lecteur naïf. En effet les tyrannies classiques se caractérisaient par le fait qu’elles réprimaient la liberté et niaient les droits. Les hommes avaient conscience de cette usurpation parce que, privés de quelque chose qui leur appartenait par nature, ils se sentaient diminués.

Au contraire la nouvelle tyrannie à laquelle nous faisons référence exalte l’homme jusqu’à l'adoration, lui donnant la possibilité de transformer ses intérêts et ses désirs en libertés et en droits. Toutefois ceux-ci ne sont plus inhérents à sa nature mais deviennent des "concessions gracieuses" d’un pouvoir qui les consacre légalement. Ainsi, transformé en enfant qui voit ses caprices grandir démesurément et se réaliser, l'homme de notre temps est plus que jamais l’otage de pouvoirs qui lui garantissent la jouissance d’une liberté globale et de droits en expansion continue. Dans les tyrannies classiques, le sujet gardait au moins la consolation de se savoir opprimé par un pouvoir qui violentait sa nature ; au contraire ceux qui sont soumis à cette nouvelle tyrannie n’ont d’autre consolation que la protection du pouvoir même qui les a élevés sur l’autel de l'adoration. L’homme est ainsi devenu, sans même s’en rendre compte, un instrument dans les mains de ceux qui s’occupent de lui avec un soin minutieux, comme les fourmis s’occupent des pucerons avant de les traire.

En échange de ces "concessions gracieuses", l'homme accepte une vision hégémonique du monde qui lui est imposé et qui le transforme en objet d'ingénierie sociale. Nous appellerons Matrice progressiste cette vision hégémonique : un mirage, une grande illusion, un trompe-l'œil, que l’on accepte avec un esprit grégaire. Celui qui ose mettre en doute le trompe-l’œil est tout de suite frappé d’anathèmes, considéré comme un réprouvé ou un blasphémateur, un ennemi de l'adoration de l'homme. La Matrice progressiste, utilisée par la gauche, a aussi été assimilée par la droite, qui a renoncé à se battre sur le terrain où la confrontation avec l'adversaire s’avérerait efficace et valorisante : celui des principes. Boiteuse, la droite se limite à introduire des variantes insignifiantes dans le fonctionnement de la grande machine, sans oser en utiliser les engrenages. C’est comme labourer sans bœufs.

La Matrice progressiste est ainsi devenue une sorte de foi messianique ; elle a instauré un nouvel ordre, imposé des modèles culturels inattaquables, mis en place une nouvelle anthropologie qui promet à l'homme la libération finale mais ne lui réserve que le suicide pour l’avenir. Seul l'ordre religieux se dresse contre ce nouvel ordre. Il rend à l’homme sa vraie nature et lui propose une vision correcte du monde qui sape les bases du trompe-l'œil sur lequel s’appuie la nouvelle tyrannie, en détruisant ses falsifications. Une vision que le pouvoir combat avec de grands efforts, l'ordre religieux étant la seule forteresse qu’il lui reste à prendre d’assaut pour que son triomphe soit complet.

Le laïcisme rampant accuse l’Eglise de se mêler de la politique. Il prend comme prétexte cette phrase de l’Evangile souvent mise en avant par ceux qui ne le lisent pas : "Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu". Mais qu’est-ce qui est vraiment à César ? Les choses temporelles, les réalités terrestres ; mais pas, bien sûr, les principes d’ordre moral qui naissent de la nature humaine elle-même, pas les fondements éthiques de l'ordre temporel. La nouvelle tyrannie, si attentive à accroître les "libertés" de ses sujets, refuse à l’Eglise la liberté de juger la moralité des actions temporelles, parce qu’elle sait que ce jugement inclut un bouleversement radical du trompe-l'œil sur lequel elle fonde son existence même. Le pouvoir souhaite une Eglise pharisaïque et corrompue qui renonce à rendre à l'humanité sa vraie nature et qui accepte ce "mystère d'iniquité" qu’est l'adoration de l'homme ; elle espère une Eglise agenouillée devant César, transformée en cette "grande prostituée qui fornique avec les rois de la terre" dont parle l'Apocalypse.

Aujourd’hui, en Occident, s’engage ce grand conflit que la nouvelle tyrannie présente très habilement sous les apparences d’une "bataille idéologique". Mais si c’était vraiment d’une "bataille idéologique", le pouvoir n’y verrait pas un bouleversement ; parce que l'idéologie est justement le terrain fertile qui favorise sa domination, dans la mesure où elle instaure une "démo-rixe", c’est-à-dire une lutte "démocratique" de tous contre tous, capable de transformer les hommes en enfants irrités qui se battent pour leurs "libertés" et leurs "droits", comme les bâtisseurs de Babel luttaient, dans la confusion, pour construire une tour qui atteignît le ciel.

La bataille qui s’engage aujourd’hui n’est pas idéologique, mais anthropologique, car elle vise à rendre aux hommes leur véritable nature, en leur permettant de sortir de la confusion babélienne fomentée par l'idéologie, jusqu’à atteindre le chemin qui conduit aux principes originels. En cas de victoire – si la Matrice était désactivée – les hommes découvriraient qu’ils n’ont pas besoin de construire des tours afin d’atteindre le ciel, pour la simple raison que le ciel est déjà en eux, même si la nouvelle tyrannie cherche à le leur arracher.

Les articles réunis dans ce volume sont des comptes-rendus de cette bataille, émis depuis les tribunes que le journal "ABC" et la revue "XL Semanal" m’accordent généreusement depuis plus de 13 ans et que "L'Osservatore Romano", "Capital" et "Padres y Colegios" m’ont ouvertes depuis peu
(Je précise que je ne connais pas les journaux dont parle de Prada, peut-être que des amis hispanophones, pourront éclairer ma lanterne, excépté le journal du Vatican ?). Le lecteur curieux constatera que dans ces "comptes-rendus de bataille" se côtoient la diatribe et l'introspection, l'invective et l'élégie, la réflexion à caractère politique et la divagation artistique. Il trouvera même une sélection de chroniques écrites au cours d’un printemps romain qui a changé le cours de ma vie, puisque c’est alors – dans les jours qui ont suivi la mort de Jean-Paul II – que j’ai adhéré définitivement à la "vieille liberté", l'antidote contre toutes les tyrannies du monde. A une époque d’incertitudes qui laissent l’home égaré dans un océan d'inquiétudes, Rome s’est dressée à l'improviste devant moi comme un rocher de salut : je ne pense pas seulement au salut religieux, mais aussi au salut culturel, parce que je considère la foi de Rome comme une forteresse qui clarifie les termes de notre généalogie spirituelle et nous protège des intempéries dans lesquelles la nouvelle tyrannie voudrait nous jeter. Rejeter cette possession illimitée revient à signer un arrêt de mort sociale ; la faire sienne ne constitue pas un acte de soumission, mais d’orgueilleuse et joyeuse liberté.

L’éternelle révolution du christianisme, c’est de nous révéler le sens de la vie, en nous rendant notre nature ; de cette découverte naît une joie sans date limite. Quand un minimum de sensibilité artistique s’ajoute à cette joie, la vie devient une fête de l'intelligence. Chesterton
écrivait que la joie, qui est la petite publicité du païen, devient le gigantesque secret du chrétien. Moi qui suis un chrétien un peu impudique, j’ai cherché dans ces articles à rendre public ou au moins à faire entrevoir ce secret gigantesque qui m’envahit et me transcende. "

Une vraie bouffée d'air dans ce monde à la "Orwel", ou l'uniformisation, devient la norme et la "pensée unique", le prêt-à-penser d'une société lobotomisée.

Comme quoi, il ne faut pas désespérer, il y a encore des hommes et des femmes, qui trouve dans la Foi chrétienne et particulièrement catholique, une force pour résister contre le léviathan quasi- anté-christique, qui se profile à l'horizon.

 

 

21:19 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Blog | Commentaires (2)

vendredi, 16 octobre 2009

MES HOMMAGES MADAME...

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Il y a deux-cent-seize ans, jour pour jour, par une froide matinée,le 16 octobre 1793, était injustement assassinée la reine Marie-Antoinette, née Habsbourg.
L'année passée, une exposition,au Grand-Palais (je crois), lui a rendu hommage, en essayant de lui rendre son vrai visage, celui d'une femme, aimant les arts et la culture, une mère attentive, une épouse fidèle, malgré les calomnies et ce malgré quelques erreurs de jeunesse, et qui a fait montre d'un courage exemplaire, fâce à ses bourreaux.

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REQUIESCAT IN PACE, Madame !

13:04 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Blog | Commentaires (2)

jeudi, 15 octobre 2009

"QUE RIEN NE TE TROUBLE..."

En cette fête de la "Madre", je tiens à souhaiter une bonne fête à celles qui portent ce prénom et tous ces dérivés:

 

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(L'extase de Ste Thérése d'Avila, par le Bernin)

"Que rien ne te trouble

que rien ne t'épouvante

tout passe...
Dieu ne change pas.
La patience triomphe de tout.
Celui qui possède Dieu

ne manque de rien.
Dieu seul suffit!"

11:52 Ecrit par ©Fr. Elie-Marie dans Aphorismes | Commentaires (0)