12.07.2007
Méditation Chrétienne
Je suis abonné à la lettre hébdomadaire et au bulletin trimestriel du site "Meditation Chrétienne"(Je vous invite à aller visiter leur site).
Ce mouvement de méditation a été fondé par le P laurence FREEMAN. Osb,qui,influençé par les Pères MERTON, LE SAUX ,MONCHANIN,a trouvé dans la tradition chrétienne(J.CASSIEN),une méthode de méditation,centré sur un mot,appelé aussi "Mantra".Le mot qu'il préconise est :Maranatha" ("Viens Seigneur Jésus!),sur l'inspir et l'expir.
Après la mort du Père John MAIN (osb),c'est le Père Laurence FREEMAN (Osb),qui a repris le mouvement qui est maintenant,présent à l'échelle mondiale.
Je vous livre la lettre du 1er juillet:
Lectures hebdomadaires – 1er juillet 2007 Même si vous êtes physiquement éloigné d’autres méditants, vous êtes unis à eux dans l’Esprit. Chaque matin et chaque soir, prenez le temps de méditer pendant une demi-heure. Autant que possible, il est préférable de méditer au même endroit et à la même heure, de telle sorte que vos temps de méditation s’intègrent naturellement à votre journée. Soyez généreux avec votre temps, soyez fidèle au mantra, et vous entrerez dans le réseau de silence qui nous unit tous dans l’Esprit. Extrait de John Main o.s.b., Letters From The Heart, « Letter Three, The Middle Way », New York , Crossroad, 1988, p. 55-57.L’une des grandes forces de la vision de la vie chrétienne selon saint Benoît est sa conception de la via media, la voie du milieu. On peut même dire que la Règle pourrait se résumer aux trois mots d’une expression clé : ne quid nimis (Chap. 64), rien de trop. Ceci implique de renoncer à tout fanatisme, social ou religieux. La vision de Benoît était très profonde quoique exprimée en termes très simples. Il avait compris que le fanatisme vient de la terreur de l’ego de se perdre dans l’autre et de sa tentative désespérée pour se défendre contre l’intrusion de ce que Ronald Laing appelle l’ « implosion » de la réalité. Au contraire, à ses moines Benoît proposait en termes simples et concrets le moyen de s’ouvrir pleinement à cette réalité, et précisément, l’engagement à persévérer fidèlement dans la prière telle un renouveau quotidien.
Le langage qu’il utilise renferme l’essence de cette vision : via media, comme « méditation », vient du mot medius, le milieu ou le centre. C’est là qu’il faut nous enraciner, c’est là où nous conduit notre pèlerinage, c’est là où se trouve notre être véritable. Le mot meditare lui-même, d’où vient « méditer », exprime aussi la manière de suivre ce chemin de centralité. Son sens originel est de repasser quelque chose dans son esprit, encore et encore, de répéter. Comme vous le savez, c’est par la récitation fidèle de notre mantra que nous sommes amenés à nous enraciner dans le centre de notre être.
Tant que l’on n’a pas sérieusement entrepris ce pèlerinage et pris le premier de toute une série d’engagements à y rester fidèle, je suppose que ceci paraîtra une doctrine extravagante en dépit de la tradition dont elle est l’héritière. C’est bien sûr un paradoxe que notre « renouveau intérieur » dépende de l’immobilité, et notre vitalité et créativité de la régularité… Voilà pourquoi, sans doute, pour méditer il faut avoir fait l’expérience que la cause ultime de l’abattement et de l’insatisfaction est la distraction et l’agitation. Fuir notre immobilité intérieure et notre réalité intérieure – qui n’est autre que la présence personnelle permanente de Jésus, notre vrai soi – crée l’anxiété là où devrait régner la joie et la liberté, crée la prison de nos faux personnages là où devrait se déployer notre identité propre…
Et donc, lorsque en méditant, nous nous détournons de l’ego agité, de ses peurs, de ses désirs et de ses soucis, pour nous tourner vers l’Autre, nous nous trouvons vraiment nous-mêmes en Jésus, et ceci se fait à la source de notre être, l’amour du Père. Ce pèlerinage exige le courage de se détourner de soi… Il n’y a pas de découverte, pas d’arrivée, si, pour reprendre l’expression de Paul Tillich, nous ne traversons pas la « frontière de notre identité. »
Méditez pendant trente minutes
Rappelez-vous : Asseyez-vous. Restez immobile et le dos droit. Fermez doucement les yeux. Soyez détendu mais vigilant. En silence, intérieurement, commencez à dire un mot unique. Nous recommandons le verset de prière « Maranatha qui signifie « Viens, Seigneur » en araméen. Récitez-le en détachant chaque syllabe. Ecoutez-le tout en le disant, doucement, mais sans discontinuer. Ne retenez et n’entretenez aucune pensée, aucune image, spirituelle ou autre. Laissez passer les pensées et les images qui surgissent. Ramenez simplement votre attention – avec humilité et simplicité – sur la répétition intérieure de votre mot dans la foi, du début à la fin de votre méditation. Après la méditation Mary Oliver, “Five A.M. in the Pinewoods”, New and Selected Poems, Boston , Beacon Press, 1992Cinq heures du matin dans la pinède
J’avais vu
les empreintes de leurs sabots dans
l’épaisseur des aiguilles de pin et je savais
qu’elles achevaient la longue nuit
sous les pins, marchant
comme deux belles femmes
muettes vers
la profondeur de la forêt, aussi je
me suis levée alors qu’il faisait encore nuit et
j’y suis allée. Elles sont arrivées
lentement en descendant la colline
et m’ont regardée assise
sous
les arbres bleus, timidement
elles se sont approchées
et m’ont regardée fixement sous leurs
cils épais, elles ont même
mordillé quelques épis d’herbe humide. Ceci
n’est pas un poème sur un
rêve,
bien qu’il puisse l’être.
C’est un poème sur le
monde
qui est le nôtre, ou pourrait l’être.
Finalement
l’une d’elles – je le jure ! –
serait venue dans mes
bras
mais l’autre
donna un coup sec de son sabot
dans les aiguilles de pin comme
un petit rappel à la raison,
et elles s’en allèrent ensemble
à travers
les arbres. Quand je m’éveillai
j’étais seule.
Je pensais :
voilà comment tu nages
vers le dedans,
voilà comment tu coules
vers le dehors,
voilà comment tu pries.
Elias.
22:00 Publié dans Méditations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.05.2007
"Le Royaume est au-dedans de vous..."
Extrait de l'Imitation de Jésus-Christ:
"Le Royaume de Dieu est au dedans de vous,dit le Seigneur(Lc,17,21).Tourne-toi de tout ton coeur vers Dieu,oublie ce monde,et ton âme trouvera le repos!Apprends à te tourner avant tout vers l'interieur et tu verras venir à toi le Royaume de Dieu.Car le Royaume de Dieu,c'est la paix et la joie dans l'Esprit-Saint (Rm,14,17).Cette joie n'est pas donnée aux hommes sans foi.Le Christ viendra à toi et te fera sentir sa consolation,si tu lui as préparé au-dedans de toi une demeure digne de lui.Toute sa gloire et sa beauté vient de l'intérieur!(Ps,44,14).C'est là qu'il se plait à habiter.A l'homme intérieur,Dieu réserve de fréquentes visites,son entretien et sa consolation,un grande paix et une familiarité qui confond.
Allons,prépare-toi,afin qu'il daigne venir habiter en toi!
Car Si quelqu'un m'aime a-t'il dit,il gardera mes commandements,alors nous viendrons en lui et nous établirons en lui notre demeure (Jn,14,23).Fais donc place au Christ et ferme la porte à tout autre que lui!En possedant le Christ,tu es riche,et à lui seul,il te suffit.C'est lui qui pour toi veillera et pourvoira à tout,en sorte que tu n'auras pas à recourir toujours aux hommes.Car les hommes changent souvent et manquent tout d'un coup,tandis que le Christ demeure éternellement,et il nous assiste inébranlablement jusqu'à la fin.Ne place donc pas ta confaince dans l'homme qui est fragile,mortel,même quand il nous est utile et trés cher.Ne t'attriste pas si l'on s'oppose à toi et si l'on te contredit.ceux qui sont aujourd'hui pour toi,demain pourront être contre toi,rt inversement!Car ils changent comme le vent.Toi,mets ta confaince en Dieu!Qu'il soit ta crainte et ton amour!Car Dieu est amour (Jn,4,16)."
Voilà,un texte plein de sagesse,que l'on attribue à Thomas A Kempis,au XIVe siècle,(dans le courant spirituel,appelé "Devotio Moderna"),que je livre à votre méditation.
Elias.
12:35 Publié dans Méditations | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
23.04.2007
Laisez-vous regarder dans les yeux par Jésus
"Le désir de voir Dieu,habite le coeur de tout homme et de toute femme.
Laissez-vous regarder dans les yeux par Jésus,pour que grandisse en vous le désir de voir la lumière,de goûter la splendeur de la Vérité.
Que nous en soyons conscients ou non,Dieu nous a crées parce qu'il nous aime et que pour que nous l'aimions à notre tour.
C'est la raison de l'irresistible nostalgie de Dieu que l'homme porte dans le ceour:
"C'est ta face,Seigneur que je cherche,ne me cache pas ta face" (Ps27,8-9)
Ce visage,nous le savons,Dieu l'a révélé en Jésus-Christ.
Voulez-vous,vous aussi,contempler la beauté de ce visage?...
Le christianisme...est une rencontre dans la foi avec Dieu qui s'est fait présent dans notre histoire par l'incarnation de Jésus."
(Jean-paul II,4 avril 2004)
Bonne méditation et rencontre avec le Bien-Aimé de nos âmes.
Elias.
14:20 Publié dans Méditations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.04.2007
Le Matin de Pâques
"CHRIST EST RESSUSCITE,EN VERITE,IL EST RESSUSCITE! ALLELUIA!
C'est par cette salutation orthodoxe,que je vous souhaite:BONNES ET SAINTES PAQUES!
Voiçi une méditation,que j'ai composée il y a quelques années,sur le thème de la resurrection:
"Le matin de Pâques,devait ressembler à n'importe quel autre matin.
Au fond,ce n'est qu'un jour comme les autres,si ce n'est que c'était le premier jour de la semaine,le lendemain du sabbat,et quel sabbat!
Deux jours auparavant,tout Jérusalem,s'était rassemblée pour célébrer la Pâques:jour commémorant la délivrance d'Israël,des mains de pharaon.
C'était une Pâques,un peu exceptionnelle,endeuillée même,du sang d'un certain Jésus de Nazareth,qui s'était pris pour le messie.
Pendant trois années,il avait parcouru la Galilée,la Judée et même la Samarie,jusqu'à Tyr et Sidon,chez les païens.
Il prêchait le pardon des offenses,l'amour des ennemis,guérissait les malades et même,ramenait à la vie,des gens qui l'avait perdue.
Il avait donné un formidable éspoir à tout un peuple,oppréssé par l'occupant et une élite politique et religieuse corrompue;plus soucieuse d'obeissance aveugle que de libération.Et voiçi que cette élite: anciens et chefs des prêtres l'ont condamné à mort,avec l'aide des romains pour blasphème.
Ses disciples après l'avoir abandonné,se terrent chez eux,par peur des represailles.Pour eux,tout s'est écroulé.
Cependant,quelques femmes et des disciples à Emmaüs,affirment l'avoir vu vivant,ressuscité comme il l'avait promis.
Marie de Magdala,raconte,émue,à Pierre et aux onze (Judas s'étant suicidé),comment elle l'a reconnue,lorsque le maître l'a appelée par son nom: "Marie,qui cherches-tu?"(alors qu'elle l'avais prise pour le jardinier) et elle de répondre: "Rabbouni!",que les traducteurs ont traduit par maître,alors que ce mot à une connotation familière,voir affective.
Rabbouni:"Petit maître" ou "Maître chéri",voilà qui serait plus juste.
En tout cas,ce matin là,marquera à jamais et jusqu'à à la consommation des siècles,l'histoire de l'humanité,de son empreinte indélébile.
Ce matin,n'était donc pas un matin ordinaire,puisqu'il inaugure l'entrée dans le huitième jour,celui où la Vie triomphe de la mort,la Lumière des tenêbres,la Vérité de l'erreur..."
(Octobre 2004)
Elias.
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05.04.2007
GETHSEMANI
En ce Jeudi-Saint,l'Eglise est riche en évenements.Il y a d'abord la messe chrismale,où l'évêque entouré de son pesbyterium (l'ensemble de son clérgé),consacre les saintes huiles qui serviront aux sacrements de baptême,de confirmation,d'ordre et des malades.Au cours de cette célébration,le peuple chrétien est amené à réitérer ses promesses de suivre le Christ.
Le soir,il y a la commémoration de la Sainte Cène où le Seigneur,institua l'Eucharistie et le sacerdoce ministeriel,précédé du trés beau geste du lavement des pieds.
Puis ce qui reste de pain consacré est amené en procession dans une chapelle-reposoir,où les fidéles pourrons veiller,comme au jardin des Oliviers.
C'est justement le thème de l'agonie du Christ à Gethsémani,que je vous propose de méditer:
"Mon âme est triste à en mourir...
Cri ou plutot gémissements qui déchirent la quiètude la nuit.
Nuit plus épaisse que toutes les autres nuits.
Toi le galiléen,le fils du charpentier;Toi que la foule et tes disciples prenaient pour le messie.Je dis prenait,car à ce moment là,ils t'ont tous abandonné,même tes préférés:Pierre,Jacques et Jean...Ils dorment!
Ton angoisse est si intense,qu'une sueur de sang coule de ton front pour en imbiber la terre.
Trois années de prédication,de guérisons,de relevailles de toutes sortes...Pour en arriver là!
Tout ça pour ça,pourrait-on dire!
C'est sans doute ce que tu penses ou plutôt ce que te suggères le serpent,l'antique tentateur.
"Pour quoi continiuer,tu vois cela n'a servi à rien.Tous ceux que tu as aidé,soulagé,relevé;ils t'ont tourné le dos,pire,ils veulent ta mort.Abandonne,pendant qu'il en est encore temps..."Semble-il te sussurer à l'oreille.
Mais toi,tu te redresses:
"Père,éloigne de moi cette coupe,cependant,non pas comme je veux,mais comme Tu veux..."
Abandon et confiance dans les mains du Père qui dissipe toute tentation et rend la nuit,Ta nuit,moins noire.
Te voilà maintenant prêt pour témoigner de l'Amour que Tu portes à l'humanité,que Tu nous portes,que Tu me portes;celui du don ultime de Toi-même,de ta Vie pour nous faire passer "des ténêbres à ton admirable lumière..."
Merçi Seigneur!"
(octobre 2004)
Elias.
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18.03.2007
La Samaritaine
J'aimerais aujourd'hui,vous partager une méditation que j'ai écris sur un épisode célébre des évangiles:celui de "la Samaritaine":
"Le soleil est à son zénith,ils est midi,ou plutôt la sixième heure.
Tu es fatigué d'avoir traversé la Judée et tu veux te reposer un peu avant de regagner la Galilée,ta patrie.Seulement,il te faut traverser la Samarie,devenue apostate,schismatique,depuis la coupure du royaume de David,en deux,aprés la mort de Salomon,son fils.
Alors depuis,les deux peuples se jettent l'anathème,car chacun est sûr d'être le véritable Israël.
Pour l'heure,tu es fatigué et tu t'accoudes à la margelle d'un puit,quand tout à coup,une femme,vient chercher un peu d'eau.Pourquoi à cette heure,alors que la chaleur est devenue insoutenable et que ses consoeurs,elles,l'ont puisée à la fraiche,au petit matin?Sans doute a-t'elle quelque chose à se reprocher?En tout cas,tu es là et tu lui demandes à boire,comme si tu ne pouvais pas puiser de l'eau toi-même.Elle,interloquée,dit:"Toi,un juif,tu me demandes à boire,à moi,une samaritaine?..."
Tu lui revèles alors que tu as en ta possession une source qui a le pouvoir d'étancher toute soif .Tu est Toi,Seigneur,cette source d'eau vive,mais elle,ne le sait pas encore.
Alors,elle te demande de cett eau;et Toi,comme réponse,tu lui fait cette demande:"Va,appelle ton mari,et reviens ici!..."La pauvre,elle doit te trouver étrange,en tout cas,elle te répond,qu'elle n'a pas de mari.
Tu lui dis,que c'est vrai,qu'elle en a eu cinq et que celui avec qui elle vit,n'est pas son époux légitime.
Comme elle a dû être amoureuse,cette femme...Elle l'est toujours,même si,selon les bien-pensants,elle vit dans le péché.Toi,Jésus,tu ne la juges pas,tu vas même plus loin,non seulement,tu ne la condamnes pas,tu ne lui demandes même pas de se convertir,mais encore tu lui révèles à elle,la femme,la samaritaine,la concubinaire(oh,quel vilain mot),ce qu'est le vrai culte,celui "en esprit et en vérité";celui qui n'est ni à Jérusalem,ni à Garizim,mais partout,autour de nous...EN NOUS.
Tu lui dis,même que tu es le messie à elle,alors que ton peuple,tes disciples,t'ont interrogé si souvent à ce sujet et que tu les a laissés dans le doute.
Cette femme,transformée,par ton regard,ton attitude,abandonne là,sa crûche et se fait ton envoyée,ton apôtre,auprés des siens.
Merveille de l'Amour,de la tendresse,donnés sans mesure,avec abondance;Toi,Seigneur,qui ne sait que donner,donner...Et encore donner.
(Octobre 2005)
Elias.
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09.03.2007
Le jeune homme riche
Tout au long de ce carême,je continue la série des "méditations",par l'épisode du "jeune homme riche":
"Un jeune homme vint à la rencontre de Jésus.Il en avait entendu parler.
Il voudrait voir le "prophète",le "faiseur de miracles".Il s'agenouille devant le christ et lui demande:"Bon maître,que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle?"
Ce jeune homme,ressemble à beaucoup d'entre nous,il cherche quelque chose,un sens à sa vie...Et ce qu'il va trouver,c'est quelqu'un.
Jésus lui répond:"Pourquoi m'appelle tu bon?Nul n'est bon que Dieu seul..."Et il continue en lui rappelant les principaux commandements,qui dans ce texte,ne concernenent pas directement Dieu,mais les rapports entre les individus.Cela pourrait étonner notre conscience de "bons chrétiens".
Le Christ tient à nous montrer que l'accés à Dieu,ne se fait pas seulement par le culte,la prière,la doctrine,mais passe aussi et surtout par l'amour du prochain.
C'est à travers l'autre,mon prochain,que je découvre le visage de l'Autre,avec un grand "A"(Dieu).
Le jeune homme lui répond en disant:"Maître,tout cela,je l'ai observé dés ma jeunesse".
On remarque dans cette réponse un certain contentement,une certaine satisfaction.
Il semble dire:"Moi,j'observe la Loi,les commandements";C'est un peu le comportement des pharisiens.
Pourtant,Jésus a une attitude,qui nous laisse dans l'admiration,plus que les paroles,qui vont suivre,c'est cette phrase,conservée dans l'évangile de Marc,qui nous saisit:
"Alors Jésus fixa sur lui son regard et l'aima."
Pour toi,Seigneur,personne ne ressemble à personne,chacun est unique.Tu poses ton regard sur lui,pas sur un autre et la phrase se termine par :"Et il l'aima".
Tu ne le connais pas ce jeune,tu ne l'avais jamais vu auparavant...Et pourtant,tu l'aimes,comme Toi seul,peut aimer,aimer à la folie,aimer comme un Dieu sait le faire,d'un amour qui fonde notre véritable identité (celle d'enfant de Dieu),qui libére,qui relève.
Tu le prouveras plus tard,sur la croix,en donnant ta vie pour nous.
Malgré cela,le jeune homme,manque de quelque chose;tu lui dis de vendre tout ce u'il possède,de le donner aux pauvres,et de te suivre.
Lui qui observe la Loi,il lui faut aller plus loin,tout quitter pour suivre le maître.
L'évangile termine cette rencontre en disant:"Mais lui ,à ces mots,s'assombrit et il s'en alla tout triste,car il avait de grands biens"
Plus que ses biens matériels,il lui manque l'essentiel;celui de quitter ses habitudes,ses sécurités,qu'elles soient matérielles,affectives,ou spirituelles.Plus encore,ce que tu demandes,Seigneur,c'est de quitter notre égo,notre "moi",séparé des autres...Quelle exigence!Si nous sommes riches,surtout de nous-mêmes,nous ne pouvons plus rien reçevoir des autres et de Toi.Alors Seigneur,aide-nous à nous débarrasser de tout ce qui nous encombre,de toutes nos "richesses".Fais-nous pauvres,de cette pauvreté,qui nous promet le royaume,dés ici-bas."
(14 fevrier 2005)
Elias.
20:50 Publié dans Méditations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.03.2007
Le Fils Prodigue
En ce temps de carême,j'aimerais attirer l'attention sur la miséricorde de Dieu,par la méditation de "l'enfant prodigue",dans l'évangile de St luc.
"Comme toujours,tu aimes à raconter une histoire,une parabole,pour transmettre ton enseignement à tes auditeurs,Seigneur.
Aujourd'hui,tu leur racontes l'histoire d'un jeune homme qui veut s'émmanciper de la tutelle paternelle.Pourtant,son père l'aime,il a tout ce dont il a besoin...
Le père,la mort dans l'âme,partage ses biens entre ses deux fils,donne sa part d'héritage au cadet,qui part de la demeure familiale,dans un pays lointain,pour tout dilapider,dans une inconduite certaine.
Mais voilà,une famine survint dans ce pays et ruiné,notre homme,alla "se louer",pour survivre,chez un éleveur de porcs.Il ne pouvait même pas,manger les glands,dont se nourrissaient les porcins.
Chez son père,même les mercenaires,avaient de quoi manger.Alors,"ravalant son orgueil",il décide de retourner chez lui.Son "paternel",le voyant arrivé de loin,court à sa rencontre,plein de pitié.
Son fils,se jette à ses pièds en disant:"Père,j'ai pêché contre le ciel et contre toi,je ne mérite plus d'être appelé ton fils".Mais le père,bien loin de le réprimander,de lui demander des explications,ordonne qu'on le revet des habits de nôces,qu'on tue le veau gras.
Le fils ainé,qui revenait des champs,entend des bruits de fête;il interroge un serviteur,qui lui répond que son frère qui était parti,est revenu.
Alors,pris de colère,il refuse d'entrer.Le père,vient le voir pour le supplier de participer à sa joie d'avoir retrouver son fils qui était perdu.Il lui dit que lui,c'est son fils ainé et que tout ce qui lui appartient,lui appartient également."Ton frère que voilà était mort,et il est revenu à la vie,il était perdu,et il est retrouvé"
Tes auditeurs,sont bousculés,tu renverses les conventions,avec toi,la norme,la justice,ne sont pas là où l'on croirait les trouver.
Le logique voudrait que le fils ainé qui a toujours été fidèle,soit récompensé et que le cadet insouciant,soit puni.Non!Toi,non content de lui ouvrir les bras,tu le rétablis dans sa dignité de fils.A tes yeux,ô Christ,nous sommes,bien plus que la somme de tous nos actes,passés,présents et futurs."
(14/03/2005)
Elias.
21:20 Publié dans Méditations | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
19.02.2007
La Femme adultère
Je continue le thème de mes "méditations",par un épisode célébre des évangiles:celui de la femme adultère:
"Il est tôt ce matin là,c'est même la pointe du jour,nous dit St Jean.
Toi,tu es là,assis et tu enseignes,au Temple.
Des pharisiens,les docteurs de la Loi (bref,ceux qui savent et qui se disent irréprochables),t'amenent une femme qui a "fauté".
Il veulent te mettre à l'épreuve,car selon la loi de Moïse,elle doit être lapidée.Tiens!Cela me rappelle des faits similaires,pas si vieux,qui ont eu lieu en Somalie,où une pauvre femme accusée d'adultère avait failli être lapidée.Devant le tollé de la communauté internationale...Et les prières des croyants du monde entier, y compris du Pape,ces fanatiques y avaient renoncé.
Bref,cette femme se tient debout devant toi,remplie de honte et d'éffroi.
Toi,tu sembles indifférent à tout ce "raffut".Tu traces des signes sur le sol.
Tout à coup,comme si tu avais pris conscience de la situation,tu dis à ces donneurs de leçons,ces bien-pensants:"Que celui qui n'a jamais péché,lui jette la première pierre!..."
Puis tu continues à tracer des traits sur le sol comme si de rien n'était.La scène semblerait quelque peu cocasse (si ce n'était eu égare à la situation).
La femme,suspendue à un jugement et les hommes qui restent cois.
Tu ne leur dis pas,qu'elle doit être condamnée ou le contraire;non!Tu les renvoies à leur propre responsabilité.
Finalement,les uns aprés les autres,du plus vieux au plus jeune,tous,s'en vont,en renonçant à leur funeste projet.
Il ne reste plus que toi,assis et cette femme,debout!
Tu relèves enfin la tête,presque surpris,de ne voir personne et tu lui dis:"Où sont-ils donc ?Personne ne t'a condamnée?"Et,elle,de répondre:"Personne,Seigneur!"
Alors,elle qui s'attendait à tout,même au pire,reçoit cette parole qui la libère en profondeur:"Moi non plus,je ne te condamne pas...Va et desormais,ne pêche plus."
Elle,la pécheresse,courbée sous le poids de la honte,de la culpabilité,se trouve comme relevée,debout,renouvelée,par cette parole
"Je ne te condamne pas".Cette phrase,résonne en nous,mais en ressentons- nous l'ampleur pour nos vies?
Non!Jésus ne condamne pas,il ne condamne personne.Il veut des êtres debouts,conscients de leurs faiblesses,sachant les reconnaître,mais confiant dans sa bonté.
Alors,nos bien-pensants d'aujourd'hui nous disent:"Oui,mais il a ajouté:désormais,ne pèche plus!"
C'est vrai,mais l'évangile ne nous dit rien de l'aprés -rencontre;peut-être a-t'il fallu à cette femme,du temps pour se transformer,pour quitter cet homme qu'elle devait aimer,peut-être est-elle retombée?Retombée encore et encore,à l'image de nos vies.
Quand le seigneur lui dit:"Va et ne pèche plus."Cela ne signifie t'il pas davantage que le péché est ailleurs,plus surnois,celui de se sentir coupable,écrasé par ses fautes,de ne pas se réconcilié avec soi-même (avec ses ombres et ses lumières)...En sommes,d'être plus sévère que Dieu,alors que "Quand bien même,notre coeur nous condamnerait,Dieu est plus grand que notre coeur".(St Jean).
(Octobre2004).
Elias.
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06.02.2007
Zachée
Je continue,le thème des "méditations",par une reflexion,sur la figure de "Zachée":
"Jésus,aprés avoir guéri un lépreux à Jéricho,traverse la ville.Il devait y avoir foule,ce jour-là,pour apercevoir "l'homme aux miracles".Il y avait tellement de monde,qu'un petit homme,nommé Zachée,ne pouvait l'entrevoir.Il était intrigué,il avait dû entendre parler de Jésus,en bien et en mal,aussi;bref,il voulait se faire une opinion et voir par lui-même.
Ah!Ce Zachée,c'était pas un "mec bien",comme on dirait aujourd'hui,un "collabo",un traitre.Pensez donc,il collecte l'impot,pour l'occupant romain,lui un juif,un enfant d'Israël.
S'il fallait compter les gens "bien sous tout rapport",qui suivent Jésus,il n'en resterait pas beaucoup.
Même ses propres disciples,des gens sans position sociale,sans instruction...Des pêcheurs,pensez donc!
En tout cas,notre homme à une idée de génie.Il remarque un sycomore et y grimpe.
Le voilà,lui le nain,celui qu'on méprise,qu'on ne remarque même pas,plus haut que tout le monde.
Jésus,passe par là,et lève les yeux et dit une parole merveilleuse:
"Zachée,descends vite:il me faut aujourd'hui demeurer dans ta maison".
Tout d'abord,Zachée,n'est plus un inconnu,un anonyme,il est quelqu'un,puisque le christ,l'appelle par son nom et lui dit:"Il me faut aujourd'hui,demeurer dans ta maison".Non pas hier,ni demain,c'est aujourd'hui,là où je suis que Tu veux demeurer,habiter chez moi,au plus intime de moi-même.
Zachée est tout heureux,renouvelé par cette parole qui n'écrase pas,mais relève.
Les "bien-pensants"(toujours eux),murmurent:"il va chez un pêcheur" et le christ termine en disant:"En effet,le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu".
Avec Toi,c'est le renversement total des valeurs,il n'est plus nécessaire d'observer seulement les rites,l'exterieur de la Loi,mais de se reconnaitre pauvre,nu,dépouillé (les "mains vides",pour reprendre une expression de "la petite Thérése"),pour s'ouvrir à Ta mansuétude et Ta misericorde.Tu nous ouvres déjà les bras,avant que nous ayons pu dire quoique ce soit comme avec l"'Enfant prodigue",pour te réjouir avec nous,de notre retour à "la maison du Père."
(octobre 2004).
Elias.
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